11
octo

Amen restaurant

MADAME

MONSIEUR

Mme suivrait Pascal Devalkeneer les yeux bandés. Cependant elle garde les yeux ouverts pour ne pas faillir à son devoir critique. Beaucoup de monde déjà se presse à Ixelles, pour pénétrer dans le nouveau temple du chef et de sa complice, Pili Collado, (dont Mme aime beaucoup les bijoux des Précieuses). Pili a veillé à l'atmosphère: monacale, brute (la paille des chaises), polie (le bar en travertin), le bois des tables claires.

On se croirait dans une église protestante, s’il n'y avait ces grains de folie de Pili, comme les bustes de taureau qui versent de l’eau filtrée ou un trou de serrure espiègle sur la cuisine.

Des plats gourmands, comme ce savoureux Cèpes, polenta roquette et bœuf séché, simplissime suffiraient au bonheur d'un midi. D’autres légers, comme le Lieu jaune (servi tiède, peu salé) avec fenouil croquant, olives, pâtes rondes, séduiront ceux qui désirent garder la ligne. Des desserts saisonniers, comme cette Pêche au four, huile d'olive, glace basilic et croquant sésame, un régal. Le tout accompagné d'un verre de blanc, le Vendangeur Masqué.

L'adresse que tout le monde chuchote en ce moment.
PS : Pour les fauchés, le lunch à 18 euros est un bon plan.

M. a dans sa trousse à outils quelques adresses pour des fonctions bien précises. Amen pourrait rejoindre le trousseau lunch chic pour en imposer sans trop casser la tirelire.

A un jet de pierre du quartier Lepoutre-Brugmann dans la longuissime rue Merjay, là où Ixelles roule des pelles à Forest, un voiturier simplifie le délestage de son véhicule et la compréhension des différentes zones de parking (payant Ixelles ou disque bleu Ixelles ou payant Forest).

Si le quartier manque de simplicité, Amen lui est une épure. Tout est minimal dans la déco. Quelques détails apportent une touche décalée. Un bar brutaliste en marbre, des pichets d'eau taurins.

Dans l'assiette un plat du jour sous les 20€ une entrée sous les 10€, une bonne combinaison pour se laisser le temps de parler, séduire, convaincre sans compromettre son après-midi.

Si on se sent plus en appétit ou si on veut de plus grosses pièces, la carte recèle des propositions de ris de veau qui faisaient le plaisir d'une émérite attachée de presse. On y voit et on y est vu par du beau monde, définitivement chic.

Amen
Rue Franz Merjay 165
B - 1050 Bruxelles
Tél. 02 217 10 19
info@amen.restaurant
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30

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24
déce

La Buvette de Nicolas Scheidt


MADAME

MONSIEUR

Mme choisirait la Buvette si elle n’avait qu’une seule sortie en 2014. Pour l’intense expérience. C'est un gastro-bistrot nouveau genre, vintage rock, inventif, sophistiqué sans l’être, sans esbroufe ni nappe, une escale directe à l’essence du goût. Fou.

Depuis le temps, Mme désespérait d’avoir une table dans ce lieu confidentiel où il FAUT réserver !

L'ancienne boucherie
Chausée d'Alsemberg, le Champignac (boutique de champignons) d'antan a été réaménagé en Buvette et tient tête à l’enseigne d’en face, le café des Spores dirigé par le même homme, Nicolas Scheidt. L'Alsacien a bien fait de préférer Bruxelles à Paris. Cheveux de jais, portés longs, silhouette filiforme, il prend le temps de vous cerner, d’annoncer, de raconter les produits, les façons, les envies, de vous emballer. Avec sa subtilité, son talent de concentrer les goûts, de les faire contraster et de miser sur la simplicité. Scheidt est l'un de ces trentenaires de la génération Noma, qui met le produit en avant sans chichi, avec deux ou trois saveurs pour le rehausser. Sa personnalité transpire dans ce qu’il touche et dans cet air pop sixties de The Walker Brothers échappé d'une platine. Charmant.

Rencontre
L’occasion était trop belle quand Véronique, journaliste du magazine Gaël*, nous a contactés pour faire un portrait de “Madame Monsieur au restaurant” et que le choix s’est fixé sur La Buvette. En attendant la publication, quelques mots de la carte de décembre, pour émoustiller vos sens :

Omble chevalier, poire de terre (ce tubercule proche du topinambour ou “aard peer” en néerlandais n’a rien à voir avec son goût, dans ce cas-ci sucré. Aussi nommé yacon, il est finement tranché) et se marie aux algues. Ensuite, tourteau, radis green meat, citron. Poulpe, bouillon (ce que Mme a préféré dans l’intensité de goût), poireau. Joue de bœuf, panais, romaine. Le dessert confirme la créativité du jeune chef : mangue, panettone (préparé comme une sorte de bodding trempé dans l’alcool), lait, kumquat (confit, puissant, il contraste avec la fraîcheur du lait - fromage frais).

M. aimerait un roulement de tambour.

Puis un silence.

Pour susurrer ensuite le nom de ce coup de cœur :

La Buvette.

Enfin un coup de cymbale.

Un peu de décorum.

Evoquez ce nom et vous verrez ceux-qui y ont déjà mangé se confondre en superlatifs et éloges, ceux qui n'y ont pas encore mis les pieds vous dire qu'ils en ont entendu parler... mais que c'est souvent complet, qu'il faut s'organiser... avec une once de regret et puis ceux qui voient bien où c'est... chaussée d'Alsemberg, non ?... mais pensaient que c'était du saucisson ou des champignons... ah c'était avant ?

M. a fait trop longtemps partie du deuxième groupe et a rejoint depuis peu, suite à une série de surprises plus plaisantes les unes que les autres, le premier.

Pour ne pas rabâcher M. va se concentrer sur ces surprises délicieuses qui ont émaillé le menu du jour.

Le poulpe, un péché mignon, était sublime. Cuit sous-vide, dans son jus, qui s'exprime et sert de base au nectar qui accompagne le plat. Simple, peu assaisonné mais d'une puissance gustative absolument renversante. Si les caudalies pouvaient s'appliquer à tous les liquides, le suc d'octopode devrait en compter une vingtaine.

Un tourteau et des tranches de radis ou de la joue de bœuf et une demi salade romaine poêlée étaient élaborés autour du même concept essentiel : le goût.

Puissants, simples, les goûts sont des évidences, la matière distille ses parfums, ses essences et la langue irradie de sensations pures. Un enchantement.

M. est sorti ravi de sa première expérience. Il a derechef décidé de remettre le couvert et dès qu'un lunch se profile à raisonnable distance il décroche son téléphone et forme le 02 534 13 03.

L'avantage c'est que les désistements sont rares quand on convie à si bonne adresse.

La Buvette
Chaussée d'Alsemberg 108
1180 Uccle
Belgique
Tél : 32 (0)2 534 13 03

Menu du midi : 25 € - soir : 45 €

*Le reportage a été publié en février dans le magazine Gaël.

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24
mai

Balls & Glory : boulettes with an attitude

MADAME

MONSIEUR

Mme reconnaît l'accent gantois parmi tous les patois, quoi que parfois elle ne le comprenne pas. L’humour un rien moqueur, espiègle, jamais méchant. Gand est sa ville préférée du royaume. Ses pierres, ses canaux, son esprit, ses habitants. Enfant, elle allait y rendre visite à ses cousins, suivant la trace de ses fantasques aïeuls ... Elle a failli y habiter, mais préfère s'y laisser surprendre le temps d'une soirée. Cette fois, M. l'a emmenée chez une vedette du petit écran flamand. 30 ans et des ballekes géantes !

Wim, le jeune homme qui se tient au comptoir de Balls & Glory a tout juste trente ans et des idées à revendre. Une pléiade de fans grâce à son émission télé (produite par Woestijnvis, sur une chaîne flamande) et à ses bouquins de cuisine qui se vendent comme des petits pains.

Le garçon a une obsession : les boulettes de viande. Grandes et fourrées, aux chicons et à la moutarde, aux épinards à la crème... Il les nappe d’une sauce au curry ou au jus de viande, les accompagne d’un stoemp, d’une salade, rien d'affolant mais les gens en redemandent.

Le midi, on raconte que la file est longue pour s'asseoir chez Balls & Glory. Prochaine ouverture de l’enseigne, après Bruges ? Bruxelles.


En questionnant le chef qui a la dégaine d’un Jamie Oliver flamand, Mme apprend quelques détails sur sa vie et ses envies. Wim Ballieu vient de s'offrir un loft à Molenbeek, "parce qu'il rêvait d'un vaste atelier". Et de percer dans la capitale, non pas via la célébrité cathodique mais "pour la qualité de ses boulettes". On reparlera certainement de Wim quand il ouvrira un bar à boulettes dans le quartier Sainte-Catherine à Bruxelles.

M. aime les success story, l'entreprenariat et les bonnes boulettes. Sur chacun de ces points Wim Ballieu est sur la balle.

Succes story : Après avoir monté et vendu un traiteur chic contemporain, Wim est devenu chef sur VIER où il anime le show Goe Gebakken. Mme lui trouve un air de Jamie Oliver flamand. M. s'y connait peu en Jamie.

Entreprenariat : Wim a ouvert un restaurant à Gand, puis à Bruges. Il envisage d'étendre ses succursales vers d'autres villes. Pour assurer la qualité de son travail, le jeune entrepreneur a créé une cuisine centrale où les porcs de la ferme familiale sont utilisés. Ce n'est pas lié mais il devrait sous peu devenir molenbeekois.

Bonnes boulettes : Ses 2 Balls & Glory sont dédiés à la viande hachée, fourrée d'un légume et d'une sauce. Une vingtaine de goûts sont proposés en vente à emporter et 2 goûts du jour sont servis chauds sur place avec au choix un stoemp ou une salade.

A l'occasion du premier anniversaire de l'enseigne M. a emmené Mme se faire des boulettes à Gent, le lieu était ouvert pour la fête d'un soir. Habituellement, c'est ouvert en journée, structuré comme une table d'hôte + vente à emporter.

Nous avons mangé des boulettes aux épinards crème, chicon moutarde et petit-pois fromage frais. La taille des boulettes, vu le volume de farce, est impressionnante. C'est parfois un brin salé, mais roboratif et un jour de visite, c'est le genre de plat qui cale et permet de déambuler sans fin dans les plus belles villes de Flandres.

Balls & Glory
103 Sint-Jacobsnieuwstraat
9000 Gand
Ouvert en semaine de 10 à 15 h

Mise à jour : Ball & Glory a ouvert une enseigne à Bruxelles, le 16 juin 2015. wim ballieu, gand,coup de coeur,moins de 35€,moins de 50€; moins de 100€gand,coup de coeur,moins de 35€,moins de 50€; moins de 100€gand,coup de coeur,moins de 35€,moins de 50€; moins de 100€

17
mai

Umamido, nouveau bar à ramen

MADAME

MONSIEUR

Mme ne dit jamais non à un bol de ramen parsemé de légumes frais. Sain, léger, vivifiant, ce genre de plat revigorant par mauvais temps, qui s’avale sur le pouce pour un prix modique.

A Ixelles dans le quartier Flagey, les nouvelles adresses vont et viennent, avec de jolies surprises souvent, comme celle-ci. Umamido, deux chouettes gars, un Flamand et un Polonais, et une envie de faire du bien aux gens. Le kimchi, plat national coréen, a été préparé sur place (du chou fermenté, justement relevé de piment), le pork bun fond dans la bouche (mais bonjour le gras), et les gyozas ont la croûte dorée à souhait. Le bol à nouilles ramen, quant à lui, a les saveurs bien dosées et ce petit plus : l’œuf cuit mollet, parfait.

Un  bon lunch ou un repas d’après spectacle au Flagey, à s’offrir au bar ou dans la petite salle de cet établissement minuscule qui remplace la cantine bio Trop Bon.

M. a repéré la façade de l'Umamido lors de son passage quotidien par Flagey.

Grand fan de potages, nouilles et porc, il fallait trouver le midi propice pour proposer à Mme d'aller découvrir les ramens de Guy, un limbourgeois globe-trotter qui sert de roboratives soupes, garnies de nouilles du nord du Japon et de porcs de Malmédy. Des œufs mollets (et pas durs comme souvent !!) garnissent le potage et servent de sauce aux épais morceaux de rôtis qui garnissent le bol en grès. Soja, épinard, choux se partagent les restes de notre attention.

Mais il n'y a pas que les ramens. Il y a aussi des gyozas qui n'ont rien à envier à ceux de l'historique Yamato, des pork buns (Cha siu bao) pain vapeur farci d'une tranche de poitrine, de sauce hoisin et légumes crus et le kimchi fermenté à l'huître. Tout est excellent.

Le lunch (3 gyozas, un ramen au choix) à 13€ est un plaisir à ne pas bouder.

Umamido
1 Chaussée de Vleuregat
1050 Ixelles
02/6404057coup de coeur,bar à nouilles,ramen,japonais,croéen,kimchi,lunch,moins de 15 euros, Ixelles, Flagey, Bruxelles, ramen, soupe,

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