30
avri

Wesley’s butcher shop à Schaerbeek: on y fonce!

 

C’est fou comme ça bouge dans la commune de Schaerbeek !
En quelques mois se sont ouverts resto, bar, crèmerie et maintenant un boucher de qualité. Wesley’s est situé pas loin de la Place Jamblinne de meux et rue du Noyer sur la place Wappers. Wesley est d’origine brésilienne, son associée est anglaise. Ils parlent français. Pour la petite histoire, Wesley a rencontré sa Dulcinée, Julia Craig-McQuaide en travaillant chez Jack O Shea, rue Franklin. les connaisseurs savent que Jack O Shea a fermé (il a eu un grave accident). Ensuite, Wesley a bossé chez Milcamps, une boucherie traiteur du coin.

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En poussant la porte de Wesley's, on reconnait la bonne bouille du boucher et de sa femme, dont les gens du quartier se souviennent. Le sourire, l'attention. Et la qualité, pour un prix honnête.

Viandes maturées et certifiées
Ensemble, ils viennent d’ouvrir leur boucherie haut de gamme, de viandes d'élevage à taille humaine: du bœuf irlandais maturé (affiné ou dry aged), de l’agneau d’Écosse, du porc fermier des Ardennes, élevé en plein air… De quoi nous sustenter, nous qui préférons acheter moins de viande mais mieux. Wesley et Julia se font un plaisir de vous conseiller, de découper la viande selon vos envies, devant vous.

T-Bone steak et angus
Madame et Monsieur ont testé le T-bone steak, le jour de l’ouverture, il n’était pas encore très maturé mais, quelle qualité de viande ! Avec ça, une délicieuse sauce barbecue, relevée (une version spicy existe aussi) sans conservateurs.
La prochaine fois, ce sera bavette, angus short ribs, côte de veau, gigot désossé ou saucisses anglaises à la sauge. Voilà, n’hésitez pas à faire un saut chez Wesley, c’est sans aucun doute LA boucherie que Schaerbeek attendait. Bon, il reste juste à ouvrir un poissonnier dans notre si jolie commune…

Wesley’s butcher shop
Place Wappers 3-4
B - 1030 Bruxelles
02 304 43 42
Facebook de Wesley’s

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01
mars

Vodka food pairing, la tendance inattendue par Benjamin Laborie

MADAME

MONSIEUR

Madame n’est ni russe ni polonaise, elle ne boit jamais de vodka à table. Alors, quand Benjamin Laborie du restaurant Colonel à Bruxelles l’a invitée à déguster son repas viande & vodka, elle a ouvert de grands yeux.

Le résultat ? Une association réussie, en particulier grâce à la qualité des viandes choisies, de leur cuisson et du choix de vodkas Belvedere. Pure, élaborée à partir des meilleurs seigles polonais. Une bonne idée de food pairing, qui surprendra les adeptes du caviar & vodka.


Le menu de Benjamin Laborie, chef du Colonel
(ancien de Chou et The Bowery)

Entrée 1
Tartare de bœuf charolais parfumé au citron Meyer, caviar Avruga, coques d’oignons à la crème de riz à la vodka Belvedere aromatisée au citron
Verre : vodka Belvedere aromatisée au citron

Une viande tendre, mariée à l’acidité du citron, relevée par le côté fumé de l’Avruga et adoucie par la crème de riz. Belle mise en valeur du plat grâce à la vodka Belvédère aromatisée au citron, longue en bouche et fraîche. Légère amertume, croquant des agrumes, tendreté du bœuf et notes citronnées : mon accord préféré.

Entrée 2
Côte de veau poêlée, sorbet « tomate séchée », vodka Belvedere, céleri, jus à la sauce anglaise
Verre : vodka Belvedere

Joli clin d’œil au « Bloody Mary », avec des tomates séchées. Belle association du plat à la vodka Belvedere, riche de notes florales et vanillées, poivre blanc.

Plat
Volaille de la Cour d’Armoise (ah, la fameuse volaille française, nourrie au maïs et blé !) en cocotte au foin ivre de vodka Belvedere unfiltered, chanterelles, rösti au pain de seigle.
Verre : vodka Belvedere unfiltered

Que ces parfums automnaux répondent à la cuisson au foin ! Notes surprenantes de la vodka non filtrée, qui s’accorde aux ingrédients de base du rösti au pain de seigle.

Dessert
Ganache au chocolat blanc Opalys, poivre Timut, vodka Belvedere aromatisée au pamplemousse, suprême de pamplemousse en compression à froid à l’estragon.
Verre : vodka Belvedere aromatisée au pamplemousse

Madame n’a pas aimé ce dessert (et elle en a assez du chocolat blanc, insipide, que l’on voit partout). Heureusement qu’il y avait des notes de pamplemousse et la fraîcheur de l’estragon, avec un verre de vodka Belvedere, aromatisée au pamplemousse.

Dans l’ensemble, l’association vodka - viande était très attirante.

Monsieur n'était pas là.

 
Restaurant Colonel
"Prime Cuts and Meat Culture”
Rue Jean Stas, 24
B - 1060 Bruxelles
Tél: 02/538 57 36
www.colonelbrussels.com
Ouvert du mardi au samedi, midi et soir
Parking Louise Village (rue Dejoncker,36), accessible 24h/24, avec entrée directe vers le restaurant via le niveau -1

 

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05
mars

La Brasserie Bijgaarden

MADAME

MONSIEUR

Mme a vécu une soirée mouvementée au Bijgaarden. En trois mot, c'est le genre de brasserie où vous pouvez
1° bien manger sans vous ruiner
2° boire un bon verre de vin
3° vous disputer avec M. pour une queue de cerise
4° vous réconcilier sous l’œil compatissant du serveur

Une entrée légère et parfumée à la coriandre et au curry de coco, un nem de scampi sur un wok de légumes au gingembre (15 €), rien à redire, et des ris de veau (un poil moins cuits auraient été parfaits selon  son goût) champignons des bois et mousse de butternut, avec une crème de porto (23 €) et un café gourmand. Mme reviendra goûter au tournedos béarnaise à 19 €.

Bonne adresse pour la cuisine de brasserie. A conseiller pour le rapport qualité prix et la célérité du service. Grande terrasse. Ambiance manoir et style Flamant. Pour une virée en Brabant Flamand.

M. parfois manque de tact ou de patience, pas le personnel de la Brasserie Bijgaarden.

Dans les couples, certains jours, l'orage est prêt à gronder pour le moindre prétexte. Tout le monde est d'accord, mais ne le comprend pas et voilà que l'on palabre sur l'incompréhension mutuelle et que le ton monte car vraiment l'écoute n'est pas bonne. Soit. Quand ça arrive dehors, au restaurant c'est parfois compliqué, c'est bruyant, incommode pour les tables voisines.

Au Bijgaarden M. et Mme ont pu se chamailler sans trop importuner les voisins, les salles sont spacieuses, les tables nombreuses, occupées par des familles, qui devisent et couvrent les grognements des colériques.

La brasserie propose une cuisine classique, qui parfois tente un brin de modernité, dont M. doute de la pertinence. Les plats classiques sont généreusement servis et très bons. De son duo de croquettes M. a préféré celle au fromage, du Reypenaer VSOP, un Gouda qui a du goût !

En plat, un tournedos de thon Rossini, ragoût de champignons, jus brun au porto et Pont-neuf de polenta, un accord terre-mer où la terre l'emporte mais qui fait un plat hivernal particulièrement réconfortant.

A 7 km de Bruxelles et faisant face au Château de Grand-Bigard, la brasserie permet une pause après la visite des Floralia du château ou un lunch "au vert".

Brasserie Bijgaarden
Isidoor Van Beverenstraat 20
B - 1702 Groot-Bijgaarden
Réservations : 02 464 20 90

Ouvert 7 jours sur 7 - Menus 25 - 48 €  - Lunch 25 €

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17
octo

Comme un bête roman

MADAME

MONSIEUR

Mme s’interroge. Pourquoi a-t-elle acheté ce roman ?  Pour le titre ? Pour la gueule de garçon manqué de l’auteure ? À cause des critiques élogieuses, voire encensantes ? Pour plonger dans le nerf du sujet : la viande ?

Mme a voulu abandonner la lecture dès la page 37. Après la scène de sexe, vite emballée, l’histoire tourne en rond. Les étapes de l’apprentissage du jeune boucher n’en finissent pas, de description techniques en pléthore de séquences-émotion (on ne saura jamais pourquoi Pim pleure sans cesse et on s’en fiche).

Dans la troisième partie, l'encyclopédie se mue soudain en fable; le protagoniste va (sic) “porter l’art de la boucherie à son achèvement, il sait comment, il sait ce qui lui manquait, c’est l’heure du bouquet final, c’est l’heure du coup d’éclat et de la vérité révélée” (p 153). En matière de sensualité viandesque, mieux vaut relire les métamorphoses de l’héroïne de “Truismes”.

Un bon manuel pour parfaire son vocabulaire de boucherie. Un mauvais roman assurément. Lisez plutôt le fabuleux “Chaud brûlant ” de Bill Bufford.

M. avait entendu Mme. parler d'un livre, un roman, sur un boucher. Il trainait un dimanche sur le canapé, M. s'est entiché de venir à bout de ses 160 pages : Comme une bête de Joy Sorman, chez Gallimard.

Quelle bêtise, il aurait dû aller faire du vélo !

Mais il faut dire qu'il y a une fascination à voir un roman NRF (comme la plupart des labels celui-ci ne veut plus rien dire depuis longtemps) barré d'un portrait photographique de son auteure, débiter sur 160 pages des évidences sur la viande, le carnivorisme au prétexte de narrer les aventures d'un boucher obsessionnel prénommé Pim. Quelle vacuité.

3 parties à l'histoire, l'adolescence et la formation, l'obsession et la réussite professionnelle, le passage à l'acte. Chacune progressivement moins dense et inspirée que la précédente. Le tout avec un style architecturé autour du verbe être et les longues énumérations. On sent que la dame a bien bachoté le dictionnaire de la viande. La docu malheureusement ne fait pas un bon roman.

Il y a bien des tentatives de faire naître le merveilleux, voire d'en appeler au fantastique, mais le personnage principal n'ayant aucune consistance, aucun corps, les seconds rôles étant inexistants et les animaux finissant trop vite sur le billot, toutes ces ficelles n'arrivent pas à faire tenir le gigot.

Les anecdotes servant d'illustration à des digressions n'apportent aucun rebondissement, le lecteur lambda se demande sur plus de 140 pages où Joy Sorman veut nous mener et pourquoi déploie-t-elle tous ces mots pour partager et livrer si peu ?

M. s'ennuie ferme. 160 pages pour au final parler moins bien de la viande que la page Facebook de I Love Bidoche et les suiveurs de Yves-Marie Le Bourdonnec, un roman surfant sur la mode carnée qui semble animer Paris et que François Simon égratignait du fait que celle-ci n'est pas soutenable. Le roman aborde toutes ces facettes sans rien trancher.

Pour l'histoire ... c'est à ce point linéaire, simpliste que le résumé "Pim veut aller au bout de son art et marquer la boucherie de son empreinte, qu'il finira par chasser la vache au fusil" suffit à donner la mesure du remplissage documentaire, sous des airs de néoréalisme, que la chétive trame narrative nécessite pour faire du tout un "roman".