11
sept

Laure Genonceaux: sa recette du Rougail(le) boudin noir



Mise à jour du 12 septembre 2017: La bonne nouvelle du jour vient de tomber :
la nouvelle Lady Chef 2017 est Laure Genonceaux.

Laure Genonceaux du restaurant Brinz’l à Uccle est l’une de nos cheffes belges préférées. Créative, passionnée, inspirée par ses origines créoles. Voici sa recette emblématique et un portrait d'elle en bas de la page.

Rougaille boudin noir (ou saucisse) pour 6 personnes

- 500 gr de boudin noir
- sel, poivre
- huile
- 2 gros oignons hachés
- 500 gr de tomates fraîches, mondées, épépinées, coupées en brunoise
- thym, coriandre
- 2 piments rouge
- 1 gousse d’ail hachée
- 1 doigt de gingembre

Procédé
1) Enlever la peau du boudin, et le faire roussir dans un peu d’huile d’olive, débarrasser dans un chinois pour le faire égoutter et enlever l’excédent de gras.
2) Faire suer les oignons, l’ail, le gingembre, le thym, ajouter les tomates, comptez 10 min.
3) Ajouter le boudin, couvrez et laissez mijoter 30 min en remuant de temps en temps.
4) Terminer en ajoutant de la coriandre hachée.

Laure Genonceaux précise que vous pouvez accompagner le rougaille (ou rougail) de riz, chou chinois ou des lentilles. Si vous n’aimez pas le boudin noir, vous pouvez le remplacer par de la saucisse. C’est tout aussi délicieux!

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Envie d'en savoir plus sur la cheffe belge? Laure Genonceaux en 5 mots:

1)    Brinz’l
Brinz’l signifie aubergine en créole. C'est le nom qu'elle a donné à son restaurant ucclois. La cheffe (lisez notre critique de Brinz’l) a des origines mauriciennes. Elle nous a raconté que sa mère préparait une daube de poulet au curry, petits pois, pommes de terre et tomates. “La cuisine mauricienne est très particulière, elle mélange des cultures différentes. Mauriciens, Chinois, Musulmans, Indiens vivent sur l’île Maurice”.

2)    Créole
Laure Genonceaux est née à Namur : “Papa vient de Daverdisse. Maman est née à l’île Maurice. Elle est arrivée en Belgique à l’âge de 20 ans”, précise la cheffe.

3)    Curry
Laure Genonceaux nous a confié utiliser un curry qu’elle fait venir de l’île Maurice, composé de carvi, coriandre, piment, girofle, cannelle et une touche secrète.

4)    Classique
Outre le fait qu’elle s’inspire de la cuisine de l’ile Maurice, Laure Genonceaux définit sa cuisine comme classique. Elle a en effet fait ses gammes chez de grands chefs (Evan Triantopoulos du Gril aux Herbes et Christophe Hardiquest de Bon Bon). Dans son restaurant, Laure nous a confié: « J’ai mes bases classiques, je démarre toujours là-dessus, c’est le fond de la cuisine. Après, je peux aller plus loin dans mes touches exotiques, même si je ne fais pas de mélanges farfelus. »

5)    Cheffe
Avec Isabelle Arpin et Mélanie Englebin, Laure Genonceaux fait partie de la nouvelle génération de femmes cheffes qui s’est imposée dans le monde de la gastronomie à Bruxelles. Michelin, Gault& Millau, Lady Chef : elle s'est fait remarquer par ces dignes labels.

Mélanie Englebin : notre avis sur sa cuisine (le restaurant est à présent fermé mais la cheffe ouvrira un autre établissement)

Isabelle Arpin a elle aussi un nouveau projet de restaurant qui sera bientôt dévoilé. Elle a eu une étoile au Michelin au Why Brussels et Alexandre.

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 Découvrez Brinz'l de Laure Genonceaux à Uccle.
Le site de Lady Chef.

02
mars

Nos bouches chérissent Bouchéry

MADAME

MONSIEUR

En cuisine, comme en amour, il est question de dialogue, d’accord et de saveur. Damien Bouchéry et sa compagne Bénédicte Bantuelle ont l’art d’accommoder ces ingrédients. Les yeux pétillants, la maîtresse de maison aux boucles rebondies détaille la carte et les possibilités de décliner chaque plat en deux propositions selon l’appétit. Elle parle volontiers de cueillette, de fleurs et des découvertes qu’offre le terroir.

Mme, en croquant un quignon de pain avec une noix de beurre au citron - le tout fait maison - se voit passer l’après-midi pour explorer la carte, riche en possibilités. Baies de sureau, bouillon de chrysanthème, puntarella. Trois évocations pour titiller l’imagination. De même, le sommelier attire l’attention par sa sélection, comme ce vin d’Alsace non filtré, non sulfité, Domaine Julien Meyer, 2011. Sa robe répond à son nom, Solis. Joyeux soleil.

Arrivent les langoustines bretonnes, servies avec des joues de bœuf et des carottes fumées. Mme a une passion pour tout ce qui est fumé et pour les morceaux particuliers du bœuf comme la joue et la queue.  Rien de tel qu’une joue fondante, relevée d’un jus épatant. Puis une assiette de petits bateaux de lotte fait son show, arrosée d’un délicat jus de genièvre et d’une sacrée purée de panais, tandis qu’une pointe de citron confit renverse les sens.

Pour s’envoler au septième ciel, Mme s’offre un dessert étrange, équilibré en goût et en sensation : le cake au potimarron (fondant), le crumble au pollen (croquant) des quartiers de mandarine (juteuses) ainsi qu'un sorbet d’agrumes (acide) et de berce. Divin.

Trois mignardises font les belles sur le plateau à café : cigarettes de fleur de capucine, loukoum au sureau, dacquoise au beurre salé.

Pour sa troisième venue chez Bouchéry, Mme plane. Une impression d’avoir évolué dans un univers champêtre, parmi des hôtes à l’émerveillement muet.

Le lunch, un mardi froid d’avant Carême. Serpenter en vitesse vers le bas d’Uccle, là où la chaussée d’Alsemberg concentre les restaurants avant de filer vers la Flandre.

Destination Bouchéry, une première pour M. Il a déjà eu vent des louanges de Mme pour l’endroit (il eut fallu être sourd pour l’ignorer). Il la soupçonne de ne pas être objective, de céder à la mèche rebelle et au bleu acier des yeux de Damien Bouchéry. Il va falloir juger sur pièces.

Un mur de briques, une volée de marches, un jardin qui fait espérer l’été, un vestibule où l’on est accueilli entre la cuisine et la véranda. Sourires. Table avec vue sur le jardin. Nappe blanche, lustres turquoise, chaises danoises, boudins écrus pour calfeutrer les fenêtres.  Le cadre fait mouche, une élégance hivernale, juste. Cartes. Palabres curieux et gourmands pour jauger les plats en deux déclinaisons, le lunch et les curiosités éveillées par la carte et détaillées par Mme Bouchéry.

En quelques mots jetés en désordre : le pain suave comme un cake, le cabillaud nacré, le pigeon rosé qu’animent les baies de sureau, les chicons en dessert, la glace maison aux herbes, le cake au butternut façon pain perdu, le poivre judicieusement mouliné, les vins adéquats.

Et comme les tables sont proches, les convives souriants et que le sommelier est loquace quand on le questionne, il règne une atmosphère détendue, propice au relâchement, à la naissance du plaisir. On goûte, déguste, commente, détaille, écoute, mastique et le temps suspend son vol pour laisser éclore ces instants magiques où tous les sens en éveil, on se sent vivant, ici et maintenant.

M. a dû courir pour rejoindre son rendez-vous suivant, le temps avait par magie disparu de ses préoccupations. Un miracle.

Restaurant Bouchéry
Chaussée d'Alsemberg, 812 A
B - 1180 Bruxelles.
Tél. : 32(0)2 332 37 74

Mise à jour de mai 2017 : Le midi, du mardi au vendredi, buffet végétal à 17 euros
Réduisez votre addition en réservant sur le site La Fourchette.be

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22
mars

Uccle : Il Monticelli nouvelle mouture

MADAME

MONSIEUR

Mme le confirme, Monticelli c'est bien. D’abord ce n’est pas cher du tout : en fin de mois, c’est le genre d’adresse qu’on se refile entre copains. Ensuite, ça ne frime pas. Tout est simple, goûtu, vrai. Les gens y vont en famille, entre potes, à toute occasion, pour une pizza ou un plat selon l’inspiration du chef.

Un peu bondé, un peu bordélique, ce petit resto sent l’authentique. Tout le monde donne un coup de main et parfois on risque d’attendre, vu le monde.

Que dire de la fior di latte ? Un poème ! Michaël a l’art de se faire livrer les produits d’artisans exceptionnels, comme ce fromage à pâte filée au lait de vache, qui coule dès que l’on pique une fourchette. A partir d’un artichaut violet, le chef vous fait un risotto mémorable, gluant mais pas trop, al dente mais pas trop. Le vin du patron ? On le boit les yeux fermés.

Des amies de Mme se plaignent de l’attitude désinvolte des garçons de la famille Monticelli. Il ne faut pas s’attendre à un service en jaquette.

Si vous débarquez l’air énervé, pressé d’en finir avant même d’avoir papoté des produits du marché, ça risque de mal se passer. En épiant les conversations des tables voisines, Mme en conclut qu’elle n’est pas la seule à apprécier.

Lire aussi : notre précédent article sur le restaurant Il Monticelli (à Saint-Gilles).

M. a toujours un grand plaisir à pousser la porte du restaurant de la famille Monticelli. Cadre différent, commune huppée, mais même équipe (2 frères, Michaël en cuisine et Fabio en salle, avec le père derrière le bar) complétée par une nouveauté de taille : le pizzaïolo qui se rêve champion du monde.

La carte décline toujours 3 entrées et 2 plats, plus une gamme resserrée de 4 ou 5 pizzas. Plus les envies ou les coups de cœur à l'inspiration de Michaël si il se met en tête de vous faire un truc à lui spécial. Ce genre de truc ce sont des artichauts typiquement romains (les mammole ou les i romaneschi), plus gros que les artichauts classiques, sans foin, coupés en deux, frits et servis avec un risotto.

Le soir c'est toujours aussi couru, la réservation est indispensable même pour le second service. L'ambiance est bon enfant, nos voisins de table nous ont offert leur bouteille de vin, manifestement, personne n'avait soif. Merci !

Le midi c'est plus décontracté. On mange des lasagnes de crêpes, des pizze et l’ambiance est propice aux discussions.

Conseil œnologique, le vin du patron est plus fruité, facile et agréable que des bouteilles plus "cotées", si on ne cherche pas le tanin on en aura beaucoup de plaisir.

M. est ravi que la transplantation d'une institution saint-gilloise en terre uccloise n'ait pas altéré la générosité et le plaisir de l'endroit.

Restaurant Il Monticelli
153, Rue Edith Cavell
1180 Uccle
Tél. 02 534 35 85

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