31
octo

Priene, l’ancienne ville grecque

 

 

Madame poursuit ses périples archéologiques en Turquie. Elle s’est imprégnée de culture romaine et hellénistique à Ephèse. Un guide nommé Ozan, passionné par l'archéologie, l'a emmenée ensuite à Priene, dont elle n'avait jamais entendu parler. Pour parvenir aux ruines antiques, il faut grimper quelque peu le mont Mycale, protégé du soleil par un chapeau ou une casquette Le chemin est semé de gros cailloux, et les quelques touristes américains, des seniors croisés en chemin ont l'air de souffrir. Mais le quart d'heure de marche vaut la peine.

Fondée au XIe siècle par des Ioniens, la ville a été bâtie selon un plan qui date du IVe siècle A. C. N. Elle s'étendait jusqu'au niveau de la mer depuis une hauteur de 380 mètres au sommet. La cité possédait 3 portes principales et 6 grandes rues avec un ensemble de 80 pâtés de maisons. Comme à Pompéi, ou à Ephèse, les villas bénéficiaient de systèmes d'arrivée et d'écoulement des eaux.

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Plusieurs monuments ont été reconstitués, comme le théâtre du 4 s. ACN, destiné à accueillir 5.000 personnes et dont il reste encore cinq fauteuils en pierre, au premier rang ; ils étaient réservés aux dignitaires (photo). On y a mis au jour une clepsydre (horloge à eau) qui mesurerait le temps de paroles des orateurs. Dans l’orchestre, un autel recevait les offrandes à Dionysos.

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A voir aussi, l’agora, ainsi qu’une reconstitution du Temple d'Athéna érigé par le célèbre architecte Pytheos, il n’en reste que quelques colonnes ioniques, mais on imagine la majesté de l’ensemble. De même, le Bouleterium, siège de l'assemblée des citoyens (Priene était une démocratie au IV e s.) doté de gradins. Au loin, la vue delà vallée est magnifique et invite à pérégriner de village en village…

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Reportage à Kusadasi par V. Nimal. Merci à Monsieur Murat Alicigüzel, Conseiller de la Culture et de l'Information Ambassade de Turquie et à Ozan, le précieux guide (photo).

Lire aussi nos autres articles sur Ephese et Kusadasi.

29
octo

Voyage à Kusadasi et Ephèse en Turquie

 

Madame voyage parfois seule. Elle aime les grands espaces, les mélanges de culture, de croyances, de traditions, les vieux villages en montagne, les sites antiques, les sourires autour d’un plat partagé, les criques de la mer Egée. De la Turquie, elle ne se lasse jamais, que ce soit Istanbul, la mégalopole aux confins du monde occidental et oriental, ou des merveilles de l’Anatolie (elle a déjà réalisé deux reportages comme journalistes, l’un portait sur Divrigi, les monuments seldjoukides et les madrasa du XIIIe siècle, classés UNESCO).

Alors que les terribles drames provoquant les migrations en Turquie font fuir les touristes, Mme insiste, creuse, persévère. Ce pays, ces gens, leur richesse, méritent mieux qu’un jugement à l’emporte-pièce. Plongée dans la fête de Bayram (ou fête du sacrifice chez les musulmans), elle a partagé la table de villageois autour du mouton. Le lendemain, elle a pénétré dans la Maison de la Vierge Marie morte à Ephèse, puis elle a visité les temples romains et la majestueuse Bibliothèque Celsus, pleuré en songeant à Palmyre, à la Syrie voisine, et à l'éradication des sites archéologiques par Daech. Elle a pénétré dans une église mi-orthodoxe, mi-mosquée, écouté les légendes millénaristes de villages préservés, d'autres détruits par les secousses sismiques, rencontré un scientifique ému par la disparition de la panthère d'Anatolie, un guide bon-vivant qui lui a fait découvrir les ruines de Priene...

Fin septembre, elle a farfouillé l’ouest de l’Anatolie dans les villages en altitude et le parc national de Dilek, elle a regardé le soleil se coucher sur la péninsule en dégustant les pieds dans l'eau une purée de fèves, un saganaki, un bar grillé et chaque fois, s'est exclamée : c'est Byzance ! Car le vrai luxe réside dans les détails.

Cap sur la Turquie bucolique, sa gastronomie, avec quelques bonnes adresses pour se loger et se restaurer en Anatolie et sur la mer Egée.

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Reportage à Kusadasi par V. Nimal.
Merci à Monsieur Murat Alicigüzel, Conseiller de la Culture et de l'Information Ambassade de Turquie et à Monsieur Özden Tacettin, General manager Korumar Hotel.

21
octo

Le partage et l’hospitalité turque pendant Bayram (fête du sacrifice)

Durant son périple en Turquie avec quatre journalistes, Madame a rencontré un bonhomme sympathique, Seydi Kaya, le muhtar (ou maire) du village Kirazli, dans l’ouest de l’Anatolie, près de la station balnéaire de Kusadasi. Kirazli est connu comme le village de la cerise, au goût acidulé. Fier de nous faire visiter son village dédié à l’agriculture biologique, le muhtar nous a également emmenés sur ses vignes.

Photo : vue de la vallée de Kusadasi, en approchant du village de Kirazli.

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Photo : Au café, sur la place du village, Mme a siroté un thé noir (tçai) en profitant de la tonnelle. On papotait des coutumes locales, de la façon de lire dans le marc de café. C’était la fin septembre, il faisait encore chaud.tradition,turquie,islam,musulmans,bayram,mouton,agneau,partage,culture,coutume

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Bayram
Par chance, Mme a pu assister à différentes étapes de  la fête Bayram (grande fête de l’Aïd ou du sacrifice, la plus importante fête chez les musulmans) et pénétrer dans de modestes maisons villageoises, où chaque famille préparait l’agneau. Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu. Dans le Coran, il accepte d'égorger, sur l'ordre de Dieu, son unique fils Ismaël. Après l’acceptation, Dieu envoie l'archange Gabriel (Jibrīl) qui substitue au dernier moment l'enfant par un mouton qui servira d'offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal (un mouton, une chèvre, un bovin) selon les règles en vigueur.

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Sous le regard d'Atatürk

Dans chaque foyer, la photo de Kemal Atatürk (le père de la Turquie moderne et occidentalisée) veillait sur ses habitants. Les sourires, les gestes de la main, accueillants, la gentillesse dans le regard, tous ces moments s’égrènent comme des souvenirs intenses. Aucune animosité, aucun stress chez les paysans. Chaque geste, pendant le sacrifice et le nettoyage de l’animal, était posé en fonction de traditions ancestrales. Le plus important durant Bayram, c’est que l’on partage l'agneau en trois : une partie pour la famille, une pour les voisins et une pour les  pauvres.

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Partager le Kavurma yufka
Avec la famille du muhtar de Kirazli, Madame a dégusté un plat typique de la fête Bayram, de l’agneau rôti et du pain.

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Photo : un villageois de Kirazli accepte de poser pour Madame.

Où manger dans la région de Kusadasi ?

Degirmen Restaurant, Ataturk Cad. Davutlar Yolu 4. Km. Kusadasi Merkez, Kusadasi.

Promenez-vous dans le parc privé (entrée 2 TL/pers.) pour admirer le moulin à vent, la végétation luxuriante, le lac et les animaux. Degirmen est un restaurant, un café et un magasin bio. Une grande  terrasse ombragée accueille les visiteurs et propose des spécialités turques. Tous les produits sont cultivés en bio et proviennent du domaine.

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 Lire aussi : voyage à Kusadasi et Ephèse.

19
octo

La cuisine turque et ses milles facettes

 


A table, en Turquie, c’est Byzance !
Byzance, ville d'Orient (renomée Constantinople puis Istanbul) dont la richesse et le luxe étaient proverbiaux.

L’expression signifie, pour Madame, le symbole du plaisir gourmand et de la profusion de petites assiettes à table. La cuisine turque est l’une des meilleures au monde. A l’époque ottomane (notamment au palais de Topkapi à Istanbul), la cuisine a connu un développement tel qu’elle s’est enrichie de nombreuses recettes qui ont perduré dans le bassin méditerranéen.

Du copieux petit déjeuner au souper
En Turquie, un festin vous attend à chaque repas. Non seulement les fruits et les légumes gorgés de soleil ont du goût, mais ils font partie de chaque repas : tomate, oignon, piment, raisin, cerise, citron, grenade, mûre blanche, figue... sans oublier les bettes ou blettes locales (belledye). Si vous séjournez à Istanbul, Madame vous suggère de goûter aux "couilles de renard", un délice en forme de glace : ces salep sont préparées à partir des bulbe d'orchidées de la région. De là leur nom, par la ressemblance avec des couilles de renard. Attention aux contrefaçons, les vraies saleps artisanales sont plus chères.

Spécialités
Pour quelques lires turques, Mme se rassasie de pain au sésame croustillant ou de pain pitta (nawash), de pain au pois chiche ou de crêpes farcies (gozlame), d’une soupe (çorba) de lentilles, d’un plat de viande comme les huvarlama boulettes agneau (certains comme le tawuk sac kavurma sont dégustés dans la poêle avec du riz ou du boulguour), de pâtes (adorables raviolis manti), de légumes farcis (dolma) et les feuilles de vignes que l’on retrouve en Grèce, de brochettes grillées (kebap), divers  feuilletés (börek), plats de riz (pilav) et les irrésistibles pâtisseries (baklava au miel, lokum, künefe, helva)…

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Photo : plat de la fête du sacrifice, partagé avec la famille et les voisins.

Le raki et la bière
Pour l'apéritif, la boisson anisée, le raki, servi bien frais fait concurrence au un verre de vin local ou à la bière Ephès, une pils désaltérante.

Le vin turc
Il n’est pas rare de boire du vin en Turquie, même si l’alcool est la cible des taxes gouvernementales et des intégristes musulmans. Si l’envie de découvrir un vignoble (et de vous mettre au vert) vous prend, n’hésitez pas à réserver une table au Restaurant et domaine viticole Yedi Bilgeler et à demander la visite des caves.

Lire aussi notre article : Voyage à Kusadasi et Ephèse.