21
octo

Le partage et l’hospitalité turque pendant Bayram (fête du sacrifice)

Durant son périple en Turquie avec quatre journalistes, Madame a rencontré un bonhomme sympathique, Seydi Kaya, le muhtar (ou maire) du village Kirazli, dans l’ouest de l’Anatolie, près de la station balnéaire de Kusadasi. Kirazli est connu comme le village de la cerise, au goût acidulé. Fier de nous faire visiter son village dédié à l’agriculture biologique, le muhtar nous a également emmenés sur ses vignes.

Photo : vue de la vallée de Kusadasi, en approchant du village de Kirazli.

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Photo : Au café, sur la place du village, Mme a siroté un thé noir (tçai) en profitant de la tonnelle. On papotait des coutumes locales, de la façon de lire dans le marc de café. C’était la fin septembre, il faisait encore chaud.tradition,turquie,islam,musulmans,bayram,mouton,agneau,partage,culture,coutume

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Bayram
Par chance, Mme a pu assister à différentes étapes de  la fête Bayram (grande fête de l’Aïd ou du sacrifice, la plus importante fête chez les musulmans) et pénétrer dans de modestes maisons villageoises, où chaque famille préparait l’agneau. Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu. Dans le Coran, il accepte d'égorger, sur l'ordre de Dieu, son unique fils Ismaël. Après l’acceptation, Dieu envoie l'archange Gabriel (Jibrīl) qui substitue au dernier moment l'enfant par un mouton qui servira d'offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal (un mouton, une chèvre, un bovin) selon les règles en vigueur.

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Sous le regard d'Atatürk

Dans chaque foyer, la photo de Kemal Atatürk (le père de la Turquie moderne et occidentalisée) veillait sur ses habitants. Les sourires, les gestes de la main, accueillants, la gentillesse dans le regard, tous ces moments s’égrènent comme des souvenirs intenses. Aucune animosité, aucun stress chez les paysans. Chaque geste, pendant le sacrifice et le nettoyage de l’animal, était posé en fonction de traditions ancestrales. Le plus important durant Bayram, c’est que l’on partage l'agneau en trois : une partie pour la famille, une pour les voisins et une pour les  pauvres.

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Avec la famille du muhtar de Kirazli, Madame a dégusté un plat typique de la fête Bayram, de l’agneau rôti et du pain.

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Photo : un villageois de Kirazli accepte de poser pour Madame.

Où manger dans la région de Kusadasi ?

Degirmen Restaurant, Ataturk Cad. Davutlar Yolu 4. Km. Kusadasi Merkez, Kusadasi.

Promenez-vous dans le parc privé (entrée 2 TL/pers.) pour admirer le moulin à vent, la végétation luxuriante, le lac et les animaux. Degirmen est un restaurant, un café et un magasin bio. Une grande  terrasse ombragée accueille les visiteurs et propose des spécialités turques. Tous les produits sont cultivés en bio et proviennent du domaine.

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 Lire aussi : voyage à Kusadasi et Ephèse.

26
juil

Mme & M. chez Léon de Bruxelles


MADAME

MONSIEUR

Mme voulait goûter aux moules de la saison, qui viennent d'arriver chez Léon !

Une institution où elle n'osait plus mettre les pieds depuis des lustres, craignant d'être déçue par les foules touristiques. Accueillie par le maître d'hôtel, Monsieur Mario, grand homme fier et élégant, Mme se sent à l'aise. Elle prend place là où Sacha Guitry et Juliette Gréco ont leur nom, à la table du patron.

C'est sûr, les murs de ces 9 maisons accolées les unes aux autres (!) ont de quoi raconter: photos de la dynastie de la famille, des clients célèbres et des menus d'antan où la croquette de crevettes grises était à 2 francs. Zwanze bruxelloise aussi, malgré le flot de gourmands japonais et espagnols attirés par le cachet et l'excellent rapport qualité-prix (on fait la queue dans la rue, nous dit-on, le samedi soir).

Mais Léon, c'est bon. D'abord, les moules parquées, servies avec la sauce dite des pauvres, du nom du vieux quartier des "Marolles" (moutarde, poivre, eau) très bien. Les moules de Zélande peuvent se permettre d'être servies crues, car elles sont certifiées par un vétérinaire. Pure qualité.

Suit une énorme sole grillée, à la chair ferme et délicate, accompagnée de pommes vapeur et de haricots verts extra fins au beurre. Parfait. Enfin, le vin conseillé par Mario, un Pouilly-Fumé Les Duchesses, domaine Laporte, 2011, parfait ce repas.

Mme est contente, elle commande un pain perdu aux fraises, légèrement croustillant et copieux.

L'expérience est bonne, le mythe Léon reste intact. Si Mme a des amis étrangers qui déboulent en tribu, elle n'hésitera pas à les emmener chez Léon. La capacité ? 400 couverts !

 

 

L'été M. n'est plus un hipster. Fini la course aux endroits nouveaux, aux fornostars et aux étoiles. M. aime parcourir sa ville en suivant la foule des touristes pour goûter aux classiques. Il consent dès lors à manger rue des Bouchers mais fait quand même valoir une simple exigence: l'enseigne doit au minimum avoir 120 ans. 

Chez Léon donc !

Bonne pioche pour se faire plaisir avec des moules de Zélande de juillet à mi-avril. Zwanzer avec les serveurs et écouter Monsieur Mario (46 ans de maison et pensionné depuis 2009 mais toujours en salle les mercredi et jeudi) détailler l'histoire du lieu, les secrets de cuisine ou bien l'admirer poser pour les photographes japonais. Et quelle belle moustache !

Si la rue des Dominicains se visite quasi les yeux fermés, la rue des Bouchers comporte toujours son lot de lieux interlopes, mais un contrôle rigoureux des autorités limite le racolage et a fait disparaître les étals à poissons qui annonçaient le mixte de fin de service ou la soupe du lendemain. La tchatche en moins, ces lieux perdent de leur factice superbe et Léon, néons et tabliers verts au vent, à cheval sur les deux artères, vibre comme l’épicentre de l’Îlot Sacré.

Pour l’assiette M. était très très moule. En entrée les parquées sauce Marolles, avec ce petit « trop » de poivre qui met le feu aux papilles une fois qu’elles se sont habituées au vinaigre et à la moutarde. Un crescendo que l’on déguste bien après que la dernière moule crue fût gobée. Si bien que l’on y retourne avec un morceau de pain pour prolonger la sensation et le plaisir. Comme Mme était généreuse, on a partagé aussi une assiette de croquettes de crevettes qui se marient particulièrement bien avec la sauce Marolles. 

En plat, des moules au vin blanc, cuites parfaitement, les légumes et le jus aussi. Des frites, de la mayonnaise en accompagnement. Au final des craquements, des chuintements, des lapements et beaucoup de plaisir.

Si on est en famille, les enfants de moins de 12 ont un menu gratuit et le dimanche, c'est moule à volonté dès 18h30. Et si la tradition était la nouvelle hype ?

Chez Léon
Rue des Bouchers 18
B-1000 Bruxelles
+32 2 511 14 15
welcome@leon1893.com
Ouvert tous les jours de l'année.
Dimanche au jeudi de 11h30 à 23h00 et vendredi et samedi de 11h30 à 23h30.

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