08
octo

Ni Neu à San Sebastian, cuisine basque


MADAME

MONSIEUR

Mme est tombée amoureuse de San Sebastian, de l’esprit côtier qui y plane, de l'ambiance des venelles étroites, où l’on picore des pintxos (tapas) sous des banderoles éloquentes : Ici, vous n’êtes ni en France ni en Espagne, mais au pays basque ! Aussi, le dépaysement, croiser des surfeurs sur la baie, se rafraîchir dans le parc au bord de la plage et… réserver une table dans l’une des nombreuses enseignes haut de gamme de cette cité du nord de l’Espagne.

Elle tenait à goûter la cuisine du Basque Andoni Luis Aduriz (considéré comme l’un des 5 grands chefs du monde selon ce classement), ancien acolyte de Ferran Adria dans les années 93-94 (chef de file d’une cuisine expérimentale née en Catalogne). Aduriz possède plusieurs restos, dont l'étoilé Mugaritz et l'enseigne plus accessible, Ni Neu.

Les chefs Espagnols l’ont bien compris, en temps de crise, il faut adapter ses menus, diminuer les prix et proposer plusieurs formules. Ainsi, chez Ni Neu, on ne s’étonne pas que plusieurs tables soient remplies de fratries en culottes courtes. Jubilation !

Au bar, des convives s’emparent d’assiettes de tapas ou s’installent en terrasse, vue sur l’océan. Mme préfère s’asseoir à table à l’ancienne, dans la belle salle noire et prendre le temps du menu Tantak. Un cocktail au cava et fruits rouge - légèrement sucré heureusement - puis une suite de plats réussis.

D’abord, une simplissime salade frisée et tomates cerises avec une purée d’olive bien goûteuse. Un risotto al dente, avec des moules de roche, un espuma d’aïoli. Dieu que c’est bon. C'est technique, c'est fondant, presque émouvant. Ensuite, un agneau tendre, rosé, parfumé, sa sauce de corail, raffinée, des grains de quinoa et un espuma de coriandre qui plonge Mme dans des contrées lointaines où elle savoure. Les affamés lècheront le bol de la vraie mousse au chocolat noir, croquant de noisettes et glace moka…

Et le vin ? Un Vina 65 Verdejo, région de Valladolid. Estupendo !

M. aime de San Sebastian ce qu'il aime des villes balnéaires : la population qui rythme sa journée autour d'un passage à la plage, les promenades et points de vue sur le bord de mer, l'effervescence estivale qui démultiplie les opportunités de loisir, la restauration sur le pouce ou les terrasses mémorables.

Dans ce magma bouillonnant, Mme a déniché une adresse.

Entre les deux plages de la ville, longeant le fleuve, au rez d'un bâtiment modernissime, dédié à la musique et aux arts, le Grand Kursaal de San Sebastian, loge une brasserie-restaurant dont la cuisine est confiée à un grand nom de la gastronomie espagnole. Ni Neu.

Un menu 4 services vin, eau, café compris pour 35,2€ la tête, c'est au vu des propositions dans l'assiette et des portions une superbe affaire.

On peut manger à l'intérieur au frais, ou s'aventurer sur la terrasse et découvrir des cocktails à 3,5€.

On profite de la vue sur le pont du Kursaal (un superbe ouvrage blanc et vert surmonté de lampadaires sphériques), les bâtiments alentours et l'embouchure de l'Urumea Itsasadarra.

En fin de soirée, si vous avez la chance d'y être à la mi-août à l'occasion de la Semana Grande, un feu d'artifice est tiré sur la plage de la Concha qui embrase le ciel de la ville et qui ponctue une superbe soirée qui aura brillé de 1000 feux. 

Ni Neu
Avenida de la Zurriola, 1
20002 Donostia - San Sebastián
Espagne

Tél. 943 00 31 62
www.restaurantenineu.com

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22
mars

Uccle : Il Monticelli nouvelle mouture

MADAME

MONSIEUR

Mme le confirme, Monticelli c'est bien. D’abord ce n’est pas cher du tout : en fin de mois, c’est le genre d’adresse qu’on se refile entre copains. Ensuite, ça ne frime pas. Tout est simple, goûtu, vrai. Les gens y vont en famille, entre potes, à toute occasion, pour une pizza ou un plat selon l’inspiration du chef.

Un peu bondé, un peu bordélique, ce petit resto sent l’authentique. Tout le monde donne un coup de main et parfois on risque d’attendre, vu le monde.

Que dire de la fior di latte ? Un poème ! Michaël a l’art de se faire livrer les produits d’artisans exceptionnels, comme ce fromage à pâte filée au lait de vache, qui coule dès que l’on pique une fourchette. A partir d’un artichaut violet, le chef vous fait un risotto mémorable, gluant mais pas trop, al dente mais pas trop. Le vin du patron ? On le boit les yeux fermés.

Des amies de Mme se plaignent de l’attitude désinvolte des garçons de la famille Monticelli. Il ne faut pas s’attendre à un service en jaquette.

Si vous débarquez l’air énervé, pressé d’en finir avant même d’avoir papoté des produits du marché, ça risque de mal se passer. En épiant les conversations des tables voisines, Mme en conclut qu’elle n’est pas la seule à apprécier.

Lire aussi : notre précédent article sur le restaurant Il Monticelli (à Saint-Gilles).

M. a toujours un grand plaisir à pousser la porte du restaurant de la famille Monticelli. Cadre différent, commune huppée, mais même équipe (2 frères, Michaël en cuisine et Fabio en salle, avec le père derrière le bar) complétée par une nouveauté de taille : le pizzaïolo qui se rêve champion du monde.

La carte décline toujours 3 entrées et 2 plats, plus une gamme resserrée de 4 ou 5 pizzas. Plus les envies ou les coups de cœur à l'inspiration de Michaël si il se met en tête de vous faire un truc à lui spécial. Ce genre de truc ce sont des artichauts typiquement romains (les mammole ou les i romaneschi), plus gros que les artichauts classiques, sans foin, coupés en deux, frits et servis avec un risotto.

Le soir c'est toujours aussi couru, la réservation est indispensable même pour le second service. L'ambiance est bon enfant, nos voisins de table nous ont offert leur bouteille de vin, manifestement, personne n'avait soif. Merci !

Le midi c'est plus décontracté. On mange des lasagnes de crêpes, des pizze et l’ambiance est propice aux discussions.

Conseil œnologique, le vin du patron est plus fruité, facile et agréable que des bouteilles plus "cotées", si on ne cherche pas le tanin on en aura beaucoup de plaisir.

M. est ravi que la transplantation d'une institution saint-gilloise en terre uccloise n'ait pas altéré la générosité et le plaisir de l'endroit.

Restaurant Il Monticelli
153, Rue Edith Cavell
1180 Uccle
Tél. 02 534 35 85

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