13
mars

Sapori di Sardegna, Antas ristorante : cantine sarde à Etterbeek

MADAME

MONSIEUR

Un dimanche de marché Place Jourdan, Mme hume les odeurs d'ail, de basilic et de tomate, par une porte entrebaillée. Attirée par les dialectes sardes, elle entre dans cette gargote aux allures de snack et papote avec les cuisiniers. Des pâtes fraîches, des fruits de mer, des parts de pizzas (3€, 20cm²) à emporter. Ce sera, la première fois, un majestueux calamar grillé, et petits légumes du sud, à enfourner. Un plat du dimanche savouré en famille, qui a fait l'unanimité.

En retournant dans le coin, cette fois, on s'installe, à l'aise, dans la salle à l'arrière, baignée de lumière et de bonne humeur. Il n'y a que des Italiens, autour d'une bouteille de vin sarde, des bambini, des jeunes, des vieux. Des linguine al dente à la poutargue et aux palourdes, on retiendra la générosité et la simplicité en harmonie avec le lieu. Très bien aussi, les pâtes farcies, faites maison et la saucisse au fenouil. Et les desserts à la ricotta, mamma mia !

Pourquoi chercher la pose, la hype, les lieux dont tout le monde parle, alors que de petites perles se cachent dans Bruxelles la multiculturelle ?

 

Des pâtes, des produits de la mer, de petites pizzas sur place ou à emporter voilà la proposition de Sapori di Sardegna.

M. au détour d'un dimanche de marché avait passé la porte de cette cuisine à front de rue avec arrière-salle à manger pour tomber sous le charme et repartir avec un calamar. Il est servi entier, grillé avec des légumes, de la salade et un citron pour 17.50€. Il est divin. Les bars et dorades avaient aussi très bonne mine.

Les linguine se mangent avec des vongole, de la poutargue râpée, ou des fruits de mers, "allo scoglio". Les raviolis épinard et ricotta sont à 10€.

Le service est charmant, attentif, en osmose avec la simplicité du lieu et des plats.

Cartes de paiement acceptées.

Antas ristorante pizzeria et traiteur Sapori di Sardegna
Chaussée de Wavre 414
B - 1040 Etterbeek
Tél 02 649 77 39
Leur Facebook

Mise à jour du 13 mars 2017 : Mme et M. y sont retournés et c'était toujours aussi bon. L'épicerie traiteur Sapori di Sardegna est désormais voisine du restaurant Antas.

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08
mars

CŎCĪNA : Negozio & trattoria à Ixelles

MADAME

MONSIEUR

Mme se demandait si cette trattoria allait assurer, un soir de Saint Valentin. Elle peut confirmer : malgré le monde ce soir-là, tout s'est déroulé dans la bonne humeur. Le service en salle, enjoué, les cuisiniers véloces, que l'on admire du comptoir, l'ambiance bon enfant qui y règne: tout cela contribue à faire de Cocina un spot réjouissant.
Dans l'assiette d'antipasti, de bons produits italiens, frais et bien préparés, des charcuteries, et le sourire d'Antonio, le chef italien. Puis, des pasta scialatielli al vongole e botarga (aux coques et à la poutargue) bien goûtus.

Une assiette de homard entouré de légumes croquants a rehaussé le dîner en amoureux. Madame aurait aimé un vin blanc pour l'accompagner, mais la serveuse lui a fourgué un rouge des Pouilles, trop corsé à son goût. La prochaine fois, elle s'imposera.

Cocina a élu domicile à la place de l’ancienne maison Félix, rue Washington, en face du Parc Tenbosch. Une déco simple, qui mélange différents matériaux (bois, carrelage, acier noirci) et une cuisine ouverte.

Cocina propose aussi des plats à emporter, du côté negozio (épicerie et traiteur).

Un des marronniers de la restauration c'est bien le soir de la Saint Valentin. C'est bondé, tout le monde veut plaire, on en fait beaucoup, le menu s'impose.

Se plonger dans cette ambiance nous a semblé un jeu, prendre du bon temps, regarder le théâtre de la vie. Des couples, ces reflets de ce que nous sommes et faisons, à disposition. Rideau !

Mme excellente intervieweuse, sortait d'un cinq-à-sept avec Tahar Rahim. Star du cinéma. Beau gosse, affolant. Monsieur récupérait Madame pour une sortie au Loui et chez CŎCĪNA dans la foulée.

De belles scènes en perspectives. Lieux peu communs pour eux. En sirotant un cocktail M.pose un ultimatum :  Mme peut pérorer sur l'acteur dont "seul le dos suffit pour s'exprimer" jusqu'à 20:15, après M. tire sa révérence. Rires.

D'autres galanteries joyeuses émailleront cette superbe soirée.

De la table M. garde un bon souvenir pour l'accueil, l'attention du service, l'agitation en cuisine, soutenue et contenue, rien d'importun.

Une soirée faite d'assiettes solo, mangées en duo. Idéal, on picore, un accumule, on partage, on varie, tout est plaisir.

Le conseil du vin privilégie peut-être des goûts personnels, autant suivre son instinct.

Mais pour un soir de Saint-Valentin impeccable et abordable.

 

CŎCĪNA
Negozio & trattoria
Rue Washington 149
B - 1050 Ixelles
T. +32 (0)2 850 59 90
Ouvert Lundi - vendredi, 10-22h, Samedi 19-22h

 

 

 

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01
mars

Vodka food pairing, la tendance inattendue par Benjamin Laborie

MADAME

MONSIEUR

Madame n’est ni russe ni polonaise, elle ne boit jamais de vodka à table. Alors, quand Benjamin Laborie du restaurant Colonel à Bruxelles l’a invitée à déguster son repas viande & vodka, elle a ouvert de grands yeux.

Le résultat ? Une association réussie, en particulier grâce à la qualité des viandes choisies, de leur cuisson et du choix de vodkas Belvedere. Pure, élaborée à partir des meilleurs seigles polonais. Une bonne idée de food pairing, qui surprendra les adeptes du caviar & vodka.


Le menu de Benjamin Laborie, chef du Colonel
(ancien de Chou et The Bowery)

Entrée 1
Tartare de bœuf charolais parfumé au citron Meyer, caviar Avruga, coques d’oignons à la crème de riz à la vodka Belvedere aromatisée au citron
Verre : vodka Belvedere aromatisée au citron

Une viande tendre, mariée à l’acidité du citron, relevée par le côté fumé de l’Avruga et adoucie par la crème de riz. Belle mise en valeur du plat grâce à la vodka Belvédère aromatisée au citron, longue en bouche et fraîche. Légère amertume, croquant des agrumes, tendreté du bœuf et notes citronnées : mon accord préféré.

Entrée 2
Côte de veau poêlée, sorbet « tomate séchée », vodka Belvedere, céleri, jus à la sauce anglaise
Verre : vodka Belvedere

Joli clin d’œil au « Bloody Mary », avec des tomates séchées. Belle association du plat à la vodka Belvedere, riche de notes florales et vanillées, poivre blanc.

Plat
Volaille de la Cour d’Armoise (ah, la fameuse volaille française, nourrie au maïs et blé !) en cocotte au foin ivre de vodka Belvedere unfiltered, chanterelles, rösti au pain de seigle.
Verre : vodka Belvedere unfiltered

Que ces parfums automnaux répondent à la cuisson au foin ! Notes surprenantes de la vodka non filtrée, qui s’accorde aux ingrédients de base du rösti au pain de seigle.

Dessert
Ganache au chocolat blanc Opalys, poivre Timut, vodka Belvedere aromatisée au pamplemousse, suprême de pamplemousse en compression à froid à l’estragon.
Verre : vodka Belvedere aromatisée au pamplemousse

Madame n’a pas aimé ce dessert (et elle en a assez du chocolat blanc, insipide, que l’on voit partout). Heureusement qu’il y avait des notes de pamplemousse et la fraîcheur de l’estragon, avec un verre de vodka Belvedere, aromatisée au pamplemousse.

Dans l’ensemble, l’association vodka - viande était très attirante.

Monsieur n'était pas là.

 
Restaurant Colonel
"Prime Cuts and Meat Culture”
Rue Jean Stas, 24
B - 1060 Bruxelles
Tél: 02/538 57 36
www.colonelbrussels.com
Ouvert du mardi au samedi, midi et soir
Parking Louise Village (rue Dejoncker,36), accessible 24h/24, avec entrée directe vers le restaurant via le niveau -1

 

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04
janv

Restaurant Seino à Ixelles

MADAME

MONSIEUR

Mme avait découvert Seino grâce à une amie japonaise, critique gastronomique, Maki Miyazaki. D’emblée, le lunch lui avait laissé un souvenir heureux, varié, copieux : une farandole de mets légers, découpés à la perfection, relevés là où il faut : savoureux légumes marinés, flan aux champignons - dashi, chou au vinaigre de Xérès  - scampi, foie gras confit - kaki, aubergines au parmesan – shiitakes –lardons –riz – salsifis… Elle avait dégusté une joue de bœuf si tendre avec des baguettes. Pour terminer sur un moelleux au chocolat – tuile – glace au gingembre. Le chef Seino et son adorable épouse (sereine et douce, attentive en salle) forment un couple charmant.

Né au Japon, Minoru Seino a appris la cuisine française à Lyon puis une formation auprès de grands chefs, dont Bernard Loiseau et Pascal Devalkeneer. Quand on lui demande de résumer sa cuisine, de ses yeux malicieux, Seino répond : surtout pas de fusion. Ma cuisine est française, avec des notes japonaises.

Séduite, Mme est retournée cette fois avec Monsieur chez Seino. Parmi les plats au menu du soir, des mises en bouches bulots au saké, velouté de potiron, bouchée de saumon au soja grillé, tout cela fond en bouche. Un éblouissant carpaccio de Saint-Jacques de Bretagne, servi avec une sorte de chimichurri (légumes découpés au scalpel et marinés au vinaigre) et aubergines confites saupoudrées de poudre de parmesan. Un cabillaud meunière – bettes –chou fleur. Petits légumes au beurre, la touche d’acidité  du ponzu, tout forme une étrange harmonie. Le plat signature du chef, joue de bœuf – réduction de vin rouge – chips de panais –  salsifis – jeunes carottes fait un nouvel adepte (M. se tait et mange).

Pour le prix, pour la qualité, le raffinement, Mme invitera une amie à la prochaine occasion.

M. avait répondu à l'enthousiasme de Mme et l'avait accompagnée chez Seino. Resto de coin face au vaisseau amiral de D'Ieteren, moment agréable à flâner autour de cet imposant garage, vestige vivace d'un XXe siècle bruxellois, shadokien en diable.

Arrivés tôt, choix de table à proximité du bar. Peu de couverts, une proposition simple, très axée poisson, ce qui pour M. est plutôt toujours une agréable surprise.

Le chef est japonais, mais il a fait ses classes en France et propose une cuisine personnelle matinée de son parcours, origine et progrès mêlés.

Le service du soir est un peu théâtral, les accueils, annonces, se font avec une certaine obséquiosité, a voix portante, c'est un peu envahissant, sans être désagréable, la conversation s'interrompt au pire.

Le midi c'est plus sobre me glisse Mme. Tout est bon, goûteux, frais. Seul le dessert dénote, peu élaborée, la tatin ne convainc pas. M. aurait du demander à ne pas prendre de dessert et tenter les fromages.

Ce sera pour la prochaine fois, car retourner manger chez Seino semble une bonne idée, sans doute pour un lunch. 

 

 

 
Restaurant Seino
Rue du mail 81
B - 1050 Bruxelles
Tél. 02 538 84 76.
Facebook du restaurant Seino

Fermé dimanche. Ouvert de 12 à 14h, 19 à 21h30. Menu du soir imposé: 45€, 5 services. Lunch 22.50€. Belle sélection de sakés et quelques vins naturels.

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