13
févr

Où dîner en amoureux ? Notre sélection de 20 restos

 

Où emmener Valentin(e) à dîner ?
Peu avant la fête des amoureux, Madame & Monsieur reçoivent une pluie de demandes de lecteurs par mails ou messages sur facebook. La question qui fuse : Quel resto choisir pour un dîner à deux ? Pour les romantiques ? Les foodies avant-gardistes ? Les amateurs de plats canaille ? Les envies exotiques ?

Notre sélection sur cette page (avec le lien vers chaque critique de resto). Pour passer une soirée gourmande avant, pendant ou après la Saint-Valentin. Cette liste est mise à jour régulièrement.

Cuisine inspirée, créative:
La Buvette
Cécila
Bouchéry
Notos : le meilleur de la Grèce contemporaine (sans sirtaki ni décorum)
Stirwen: ambiance feutrée, cuisine raffinée, belle sélection de vins.

Un brin de folie :
A Namur, l'Agathopède, ça en jette et le plaisir est dans l'assiette !
Arabelle Meirlaen (à Marchin): le génie du végétal, c'est elle.

Chic et bon :
Chez Montaigne : créatif et léger
François : un écailler, une institution bruxelloise qui attire les stars (si si)
Rouge tomate, une valeur sûre, élégante, où l'on peut manger léger.
L'Amandier à Genval, la famille Volkaerts sait y faire.
Au gré du vent à Seneffe : une femme, Stéphanie Thunus, son talent et son raffinement.
Maxime Colin à Kraainem: bucolique et gastronomique.

Plus qu'une brasserie : De Mayeur à Ruisbroek
Ambiance fermette ancienne rénovée et créativité dans l'assiette.

Belgitude en plein : des tripes et les plats canaille (si on aime les tripes) : Les Brigittines
Au Sablon : Pei & Mei

Chinois et étoilé:
Bij Lam & Yin à Anvers. Le meilleur chinois de Belgique

Exotique et raffiné :
L'orchidée blanche : cuisine vietnamienne
Babdar: les Mille et Une nuit façon Maroc (à Saint-Gilles).
Seino : un Japonais qui cuisine français. La classe.
Brinz'l : Laure Genonceaux et sa touche mauricienne, sur des bases classiques
Ethiopien, trendy et généreux : Toukoul
Ambiance musicale, service soigné (la beauté des Éthiopiennes), lumière tamisée, plateau géant à partager à deux, avec les mains... Attention, cuisine épicée !

Adresses secrètes :
Branché: Crab Club, le roi des fruits de mer.
A Saint-Josse : Les dames tartines
Décalé, frais et bon marché : Les Connes (Bruxelles centre).

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02
sept

Jérémy Galvan, le Vieux-Lyon toujours jeune

MADAME

MONSIEUR

Mme fait souvent appel à l’instinct pour les surprises qu’il recèle. Tenez, la Rue du bœuf au cœur du vieux Lyon est déjà, par son joli nom, promesse gourmande ; c’est là que se loge le restaurant de Jérémy Galvan. Une cuisine d’instinct, selon ses mots, et cela lui va bien. Le jeune chef a voulu marier vieilles pierres d’une ancienne bâtisse et toiles contemporaines, dans une palette de rouge et noir.

Pour commencer, Galvan invite au jardin. L’assiette se nomme « Promenade du potager » : une délicate mousse d’oignon, un jus d’herbes, quelques radis croquants, des pois gourmands et un terreau de fruits secs, surprenant. Les différentes textures des ingrédients permettent le contraste sous la dent.

Puis Jérémy Galvan sort la pièce maîtresse, un bœuf de l’Aubrac tendre et puissant, on savoure ce goût, saignant, avec un espuma de champignons et des girolles, l'ensemble étant harmonieux. La sélection de fromages provient de chez un MOF affineur, Didier Lassagne. Le chèvre affiné avec un coulis d’herbes et de persil clôt la balade champêtre.

A la poire déclinée en trois façons (tartare, sorbet et crème brûlée) Madame préfère l’autre proposition sucrée à base de cerise, mousse de lait et chocolat. Lentement celui-là prend les devants et fixe un excellent souvenir, une note délectable.

M. a du Vieux-Lyon le goût des rues aux pavés disjoints, le plaisir de traverser la Saône sur la passerelle face au Palais de justice. Un ouvrage d'art plus que trentenaire à la beauté contemporaine. On entre dans un quartier touristique en diable, offrant bouchons, restaurants à l'appétit du visiteur. La table de Jérémy Galvan, si elle s'inscrit dans cette tradition gastronomique et la cultive, en connaît toutes les bases mais n'hésite pas à les revisiter, voir les secouer.

Ce jeune homme et son escouade sont tout à leur affaire, pas moyen d'obtenir les résultats d'un match qui se joue au Brésil, on est bien plus affairé en cuisine à sortir des assiettes dans l'air du temps, avec artifices naturalistes,  terres recomposées, du torréfié, des espumas au goût puissant, chtonien que de savoir ce que 22 paires de mollets peuvent faire. C'est rassurant.

Le cadre est aussi en décalage que la cuisine par rapport à la traditionnelle proposition lyonnaise, des touches puissantes, vives, parfois fortes on retrouve la même fougue dans le choix des tableaux, une ambiance un peu sauvage, dans un écrin historique, de ces emportements d'une jeunesse enivrée de ses propres idées, de l'air du temps et de l'envie d'en croquer dans un milieu bourgeois qui sent sous l'encaustique, le bois noble. 

Si le mélange n'est pas le plus détonant, il est toutefois très plaisant, actuel, les produits sont superbes et travaillés avec une réelle envie de produire selon les standards de la tradition des propositions nouvelles (foie gras mariné aux fruits rouges), des recettes qui recèlent une personnalité. De quoi décrocher des prix (chef espoir 2013), plaire aux guides locaux et touristiques...

Restaurant Jérémy Galvan
29 rue du Bœuf
F - 69005 Lyon

Menu "Lâchez prise !" (7 plats, 65€ (e) ou 90€ avec accord vins). Menu Epices et aromates, 38€ (3 plats).
Le midi, menu 24€.

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Nos autres bonnes adresses à Lyon :

Daniel et Denise, bouchon typique
Substrat, resto de cueillette à Croix-Rousse

Où loger à Lyon ? Au Royal Hôtel

18
nove

WY, la table bruxelloise de Bart De Pooter



Mise à jour du 18 novembre 2013 :

Mme & M. ont appris que Bart de Pooter vient de décrocher une nouvelle étoile. Cette fois, c'est pour son restaurant de Bruxelles, le Wy. Le chef nous a chuchoté, il y a quelques jours, que les clients du Wy Brussels sont en majorité flamands. Normal, vu la réputation de Bart en Flandre avec De Pastorale**. Alors, les Bruxellois, allez-y !

MADAME

MONSIEUR

Mme avait rencontré Monsieur De Pooter, lors d'un atelier culinaire (voir l'interview express en 2012). Alors, quand l’un des grands de Flandre s’installe au cœur de la capitale, Mme accourt et emmène M.

Bart est un chef accessible, sympathique, qui attire le beau monde. Tout Bruxelles va-t-il bientôt succomber au Wy ? Grand Sablon, c’est chic. Mais pourquoi donc élire domicile dans un showroom Mercedes Benz ? Rentabilité et diminution de prises de risque obligent. Surtout si l'on se souvient du resto des MRBAB du chef Peter Goossens, situé à quelques pas de là : il a fermé en un éclair.

Ceci dit, le cadre n’a pas déplu à Mme, amusée par le spectacle des cuisines ouvertes, transparentes, où l’on suit les gestes précis des chefs affairés à leurs fourneaux hig tech Electrolux. Et quand il s’agit de Bart de Pooter, rien n’est laissé au hasard. Saviez-vous d'ailleurs que la mode des cuisines ouvertes a été lancée dans les années 70, par le père de A. S. Pic (la cheffe la plus étoilée de France) Jacques Pic à Valence ?

Pour la déco, le choix des œuvres d’art mise sur le contemporain sans risque (toiles de Combaz, affiche de Villeglé...) le mobilier blanc et les jeux de néons, l'ensemble faisant bon ménage. Le large bar appelle à s'y frotter.

Le repas
Tout commence avec les mises en bouches d’une délicatesse rare, pain maison et petits "pots de gras" d’un raffinement complexe - Bart De Pooter sait y faire, même avec le bon gras.

L’entrée : huîtres Gillardeau, avec dashi et infusion de verveine (23 €), exquis. Pour suivre, un beau filet de carrelet parfaitement cuit, servi avec une rouille inoubliable et des couteaux, d’une fraîcheur implacable (29 €).

Au dessert, le Wy Not décline une palette de saveurs sucrées et exotiques, allant de la carotte, la mangue, l’orange au fruit de la passion très concentré (12 €). Un régal ! Dès que Mme a un business lunch ou une soirée entre femmes, elle retourne au Wy !


M. n'est pas un fondu de voitures. Il n'avait donc jamais prêté attention au brand-shop Mercedes du Grand Sablon. Voilà qu'un stratagème marketing de la marque à l'étoile modifie la donne puisque le constructeur automobile a confié les cuisines du restaurant à une sacrée brochette d'étoilés flamands.

Bart De Pooter, meilleur chef belge 2012 selon le Gault&Millaut, arborant 2 étoiles Michelin grâce à son établissement De Pastorale à Reet, tente l'aventure bruxelloise.

La carte du WY porte une seconde signature, particulièrement pour la finger food et les accords avec les cocktails, Wouter van der Vieren qui retrouve les commandes d'une cuisine après la faillite du Clandestino grâce auquel il avait obtenu une étoile Michelin. Le service est aux mains d'une équipe franco-monégasco-flamande zelée.

Et il faut avouer que tant de savoir-faire ne laisse pas de marbre et se ressent dans l'assiette. Le concept n'est sans doute pas de décrocher des étoiles au WY mais bien de s'enraciner dans une ville qui n'a pas l'habitude de faire de cadeaux aux bekende chefs qui s'y frottent.

On est donc dans une cuisine réaliste, accessible, avec un travail et un prix modéré (36€ le menu 3 services, 60€ pour les 5 services) mais sans concession quant à la qualité des produits : des viandes mûries, des herbes et poissons frais, des légumes à la cuisson parfaite, de la technique (fumaison) aussi pour titiller les sens.

Les assiettes sont équilibrées, la palette des textures est complète, le goût du détail révèle un raffinement rare (les beurres et saindoux travaillés qui accompagnent les gressins, touchent au sublîme). 

M. a choisi à la carte les escargots servis avec un jaune d'oeuf fumé, un anneau d'épinard, du cresson et de l'ail. 

Comme plat de résitance faux-filet de Holstein, faisandée (sic) 6 semaines, aubergine, pomme de terre, sauce béarnaise. Cette dernière est aérienne et nape un viande à la tendreté et au goût incomparable. Elle est si légèré (une gageure pour une béarnaise) que M. a fini la saucière à la cuillère.

Les vins se sont commandés au verre sur les conseils avisés du chef de partie. 

La maison propose aussi un breakfast, un brunch et un lunch, le bar est pléthorique. Il faudra y retourner.

Restaurant WY
Rue bodenbroek 22 24
1000 Bruxelles
02/400 42 63

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13
nove

Pistolet original (made in Belgium)


MADAME

MONSIEUR

Mme n'est pas snob. La belgitude est son dada.  L’esprit farce, en ce pluvieux jour de novembre, elle est prête à vous faire le coup du pistolet.

[PISTOLET]. Nom masc.
Amis français, vous ne savez pas ce que c’est ? Voyons, un bon pistolet ? L’origine du mot viendrait de pistor, le meunier. La définition, selon Monsieur Littré :  "à Bruxelles, nom des petits pains au lait qu'on prend au déjeuner".

Mme n’est pas snob. Le Sablon, c’est pour les touristes et les antiquaires. Sauf quand un concept énorme déboule dans le quartier et que tout le monde va en entendre parler. Pistolet Original est une enseigne lancée par une consultante en gastronomie, Valérie Lepla. Cela fait dix ans qu’elle fomente son coup et on peut dire que c’est réussi.

Le concept ? Déguster des pistolets, fourrés de bonnes choses au goût authentique et de qualité supérieure. La crème des artisans livrent cette enseigne : l’inénarrable boucher Dierendonck, la Maison Dandoy, la moutarderie Tierenteyn… et le pain spécialement conçu par le boulanger artisanal Yves Guns. L’un des parrains de Pistolet original n’est autre qu’une figure emblématique de la cuisine bruxelloise, Wijnants (photo).

Déli comme à New York
Pistolet Original, c’est un snack haut de gamme. Quelques chaises autour d’une grande table conviviale (esprit Pain Quotidien) pour y déjeuner, croquer un pistolet sur le pouce ou l'emporter. C’est aussi une épicerie qui met en valeur les produits de la gastronomie belge.

Et c’est bon ?
Mme a commandé le pistolet chaud au bloempanch et pommes caramélisées. Le pain croustille, la mie est légère, le boudin noir fondant, les pommes sucrées. Une tuerie ! Le prix ? 5 20 €.

Dire qu'en 1852, Gérard de Nerval vantait déjà les mérites du pistolet : "Il me fallut (...) gagner la place de l'Hôtel-de-Ville [à Bruxelles], afin d'y boire une chope de faro, accompagnée d'un de ces pistolets pacifiques qui s'ouvrent en deux tartines garnies de beurre." (Les Fêtes de mai en Hollande).

Paris a sa baguette, New-York son bagel, Londres son muffin, Bruxelles a désormais son pistolet. Et l’histoire n’est pas prête de s’arrêter.

Comme tout bon garçon M. a toujours aimé les pistolets. En semaine chez les bouchers, fromagers que ce soit Buelens, Noël, Romain, Roland, VDH, le weekend dans un stamenei comme la Clef d'Or, ou à la maison si ils venaient de Délicia, De Baere, Van Dender ou Bevernaege.

Le pistolet, on le coupe comme on veut, dans le pli pour avoir deux belles moitiés à fourrer ou bien dans la masse pour avoir un bon gros casse-croûte. C'est un patrimoine discret, une évidence du manger belge.

Le Sablon accueille donc une nouvelle enseigne dédiée à une foule de produits locaux (bloempanch, américain, poulet curry, tête pressée,...), de grande qualité, servis dans le petit pain national : Pistolet.

Ça ouvre tôt, c'est couru à midi et c'est ouvert jusqu'en début de soirée avec une nocturne le jeudi.

Côté prix, si il y a des folies, les bourses moyennes ne doivent pas craindre le coup de fusil. Ça débute à 3,50€ (américain, poulet rôti curry) pour le pistolet au tourteau c'est 6€, et ça peut filer au-delà des 12€ pour les crevettes épluchées au Royaume. So chic.

Comme c'est cuisiné maison ou venant de grandes maisons, parfois tout l'assortiment n'est pas dispo, mais on peut aisément louvoyer entre les propositions chaudes et froides pour trouver pistolet à son goût. Le pistolet est un Guns (quoi d'autre !), les charcuteries viennent de chez Dierendonck, les bières sont locales et trendy (Bertinchamps, Leopold 7...) et le vin est bien choisi.

Dans la vague Déli, on peut emporter ou consommer sur place et l'épicerie propose les produits, dont des bonbons absolument régressifs, à la vente... comment résister ?


Pistolet Original
24 Rue Joseph Stevens
B- 1000 Bruxelles
Tél. 02 880 80 98

Consulter leur Page Facebook pour suivre les nouveautés.

Horaires
Ouvert 7/7 jours, de 8h à 18h sauf jeudi jusque 23h.
Formule du matin (de 8h à 11h et dimanche) :
Pistolet perdu
Pistolet brouillé ( avec lard)
Oeufs à la coque et mouilettes au filet de saxe
et une formule 1 pistolet + assortiment confiture, choco Marcolini, pâte speculoos Dandoy, sirop de liège, crottes en chocolat et beurre salé...

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