11
janv

Le Damoiselle, artisan culinaire

MADAME

MONSIEUR

Mme n'est pas difficile. Elle aime faire confiance au plat du jour, au vin du patron. Aux gens généreux. A Monsieur et à ses habitudes du midi.

Comme il traine souvent dans le quartier de la maison communale à Saint-Gilles, il a invité Madame au Damoiselle. Joli nom, belle ambiance: chaleureuse, simple, conviviale. On prend le menu du jour les yeux fermés : huîtres de Cancale, un morceau de pain du vénérable Saint Aulaye. Puis un poisson et un stoemp aux légumes. Revigorant. Pas cher. Sympathique.

Entrées 5,50 € Plat 13€, dessert 5€. Lunch 2 services : 14€.

 PS : Le Damoiselle a pris place là où naguère Il Monticelli faisait aussi merveille...

M. passe au Damoiselle comme il va manger chez un ami.

Bien sûr, un ami qui aurait un terminal de paiement par carte, des saucissons à emporter et une proposition de menu du midi sur des combinaisons de 5 entrées, 5 plats et quasi autant de desserts. Mais un ami quand même, qui accueille le visiteur avec un sourire large, propose de se poser et de profiter d'un moment de bien manger et qui s'enquiert des envies et des questions.

Outre ces attentions, tout est judicieusement choisi. Les vins, les fines, les mets, les fromages, les oeuvres d'art qui ornent les murs et servent d'exposition temporaire des talents d'autres amis.

Comme c'est situé à Saint-Gilles, ce 21e arrondissement de Paris, la radio diffuse FIP en streaming et on se rêve un instant à Montmartre jusqu'à ce que les vibrations bruxelloises du tram 81 ne vous extraient d'une douce rêverie.

Pour le goût ça change si souvent que vous allécher avec des précisions serait risquer de décevoir vos attentes, une page Facebook permet de se faire une idée du moment. 

Le Damoiselle

Rue de Lombardie 28
B - 1060 Saint-Gilles
Tél: 02 539 20 04

Ouvert le midi et le soir, du mardi au samedi.
Belle carte de vin, dépôt de pain Le Saint Aulaye, vente de produits régionaux.

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02
mars

Nos bouches chérissent Bouchéry

MADAME

MONSIEUR

En cuisine, comme en amour, il est question de dialogue, d’accord et de saveur. Damien Bouchéry et sa compagne Bénédicte Bantuelle ont l’art d’accommoder ces ingrédients. Les yeux pétillants, la maîtresse de maison aux boucles rebondies détaille la carte et les possibilités de décliner chaque plat en deux propositions selon l’appétit. Elle parle volontiers de cueillette, de fleurs et des découvertes qu’offre le terroir.

Mme, en croquant un quignon de pain avec une noix de beurre au citron - le tout fait maison - se voit passer l’après-midi pour explorer la carte, riche en possibilités. Baies de sureau, bouillon de chrysanthème, puntarella. Trois évocations pour titiller l’imagination. De même, le sommelier attire l’attention par sa sélection, comme ce vin d’Alsace non filtré, non sulfité, Domaine Julien Meyer, 2011. Sa robe répond à son nom, Solis. Joyeux soleil.

Arrivent les langoustines bretonnes, servies avec des joues de bœuf et des carottes fumées. Mme a une passion pour tout ce qui est fumé et pour les morceaux particuliers du bœuf comme la joue et la queue.  Rien de tel qu’une joue fondante, relevée d’un jus épatant. Puis une assiette de petits bateaux de lotte fait son show, arrosée d’un délicat jus de genièvre et d’une sacrée purée de panais, tandis qu’une pointe de citron confit renverse les sens.

Pour s’envoler au septième ciel, Mme s’offre un dessert étrange, équilibré en goût et en sensation : le cake au potimarron (fondant), le crumble au pollen (croquant) des quartiers de mandarine (juteuses) ainsi qu'un sorbet d’agrumes (acide) et de berce. Divin.

Trois mignardises font les belles sur le plateau à café : cigarettes de fleur de capucine, loukoum au sureau, dacquoise au beurre salé.

Pour sa troisième venue chez Bouchéry, Mme plane. Une impression d’avoir évolué dans un univers champêtre, parmi des hôtes à l’émerveillement muet.

Le lunch, un mardi froid d’avant Carême. Serpenter en vitesse vers le bas d’Uccle, là où la chaussée d’Alsemberg concentre les restaurants avant de filer vers la Flandre.

Destination Bouchéry, une première pour M. Il a déjà eu vent des louanges de Mme pour l’endroit (il eut fallu être sourd pour l’ignorer). Il la soupçonne de ne pas être objective, de céder à la mèche rebelle et au bleu acier des yeux de Damien Bouchéry. Il va falloir juger sur pièces.

Un mur de briques, une volée de marches, un jardin qui fait espérer l’été, un vestibule où l’on est accueilli entre la cuisine et la véranda. Sourires. Table avec vue sur le jardin. Nappe blanche, lustres turquoise, chaises danoises, boudins écrus pour calfeutrer les fenêtres.  Le cadre fait mouche, une élégance hivernale, juste. Cartes. Palabres curieux et gourmands pour jauger les plats en deux déclinaisons, le lunch et les curiosités éveillées par la carte et détaillées par Mme Bouchéry.

En quelques mots jetés en désordre : le pain suave comme un cake, le cabillaud nacré, le pigeon rosé qu’animent les baies de sureau, les chicons en dessert, la glace maison aux herbes, le cake au butternut façon pain perdu, le poivre judicieusement mouliné, les vins adéquats.

Et comme les tables sont proches, les convives souriants et que le sommelier est loquace quand on le questionne, il règne une atmosphère détendue, propice au relâchement, à la naissance du plaisir. On goûte, déguste, commente, détaille, écoute, mastique et le temps suspend son vol pour laisser éclore ces instants magiques où tous les sens en éveil, on se sent vivant, ici et maintenant.

M. a dû courir pour rejoindre son rendez-vous suivant, le temps avait par magie disparu de ses préoccupations. Un miracle.

Restaurant Bouchéry
Chaussée d'Alsemberg, 812 A
B - 1180 Bruxelles.
Tél. : 32(0)2 332 37 74

Mise à jour de mai 2017 : Le midi, du mardi au vendredi, buffet végétal à 17 euros
Réduisez votre addition en réservant sur le site La Fourchette.be

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02
nove

Nicolas Scheidt ouvre Hopla Geiss, un resto alsacien

 

MADAME

MONSIEUR

Mme garde un souvenir embrumé et gourmand de périples en Alsace, à Strasbourg, au Mont Saint-Odile et à Colmar. Aussi, quand Nicolas Scheidt, le chef de La Buvette, lui a soufflé qu’il voulait retrouver ses racines alsaciennes et ouvrir un restaurant traditionnel, elle a immédiatement répondu présente.

Le chef et son épouse, diplômée des Beaux-Arts, ont imaginé une sorte de cabane en Alsace, au décor très sobre, avec banc et tables en bois, parois découpées. La cuisine donne sur la première salle, où les visiteurs reniflent les parfums sortis du four sophistiqué, qui permet de cuire une flammeküeche en 3 minutes. Autrefois, en Alsace du nord, ces tartes ultra fines (à base de pâte à pain) étaient le moyen de tester la température du four à pain.

La tarte flambée (10-14€) se partage entre amis sur son grand plateau de bois et se croque à pleines dents : entre la traditionnelle (fromage frais, oignons, lardons) et la tofu fumé & coriandre, Mme a fondu pour la dernière. Le prix est sympa (19€) mais par grand faim, il faudra un autre plat. La volaille au pinot noir est roborative, la sauce onctueuse a du goût, les spatzeles (pâtes maison) donnent du bon. Et pour finir, une tarte pomme flambée au Calvados (11€) ou une torche au marrons (7€).

Lire aussi notre article sur La Buvette, le restaurant gastronomique du chef.

M. a fait un passage à trois au Hopla Geiss : Mme et le grand fiston.Nicolas Scheidt y propose des tartes flambées, les flammeküeche.

Une entrée vitrée donne accès à la cuisine, que l'on traverse vers une salle avec des lambris, a l’arrière, un petit jardin affiche sur ses murs un immense graffiti, d'un auteur à identifier, que les propriétaires ont bien fait de conserver.

Pour combler l'appétit d'un ado les flammeküeche se succèdent en entrée, pâte fine, tartinée de fromage blanc, adjoint de crème et garni de divers légumes, viandes, tofu selon l'envie.

En plat de résistance une belle saucisse (tristement découpée au service, M. aime garder le jus de sa saucisse à l'intéreur et voir la pièce entière) et une salade de pommes de terre bien accomodée.

Du vin, des bières... on est dans de la cuisine simple, d'inspiration alsacienne et c'est peu courant d'avoir accès aux spécialités de l'autre Capitale de l'Europe dans la nôtre.

Désormais, Nicolas Scheidt possède trois établissements à Saint-Gilles : La Buvette, le resto gastronomique de haute volée (notre coup de cœur en févier, voir notre article sur la Buvette ici), le Café des Spores (axé sur les champignons) et Hopla Geiss.

Jus de fruits 4€, bières de 4-12€, coupe de Crémant 7€, carafe de vin 15€ et sélections du chef.

Hopla Geiss
105 chaussée d’Alsemberg 
B - 1060 Saint-Gilles (Bruxelles)
Ouvert du jeudi au dimanche, le soir uniquement (dès 18h30).
Tél. 02.544.14.22
www.hoplageiss.be

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06
avri

Pisco Sour du Pérou, le cocktail de Monsieur



Qu'a rapporté Monsieur dans ses valises, au retour du Pérou ?


Du pisco ! En septembre, lors du Festival gastronomique Mistura à Lima, Madame & Monsieur ont goûté aux cocktails locaux, dont le Pisco Sour est l'un des plus fameux. Cet alcool national a tant d'importance qu'il existe un Conservatoire du Pisco. Lors d'un dîner mémorable au restaurant Mayta, le chef péruvien Jaime Pesaque nous a offert deux bouteilles Pisco 1615 provenant du domaine familial. L'occasion de concocter des recettes à base de cet alcool parfumé, provenant du raisin et distillé selon des méthodes traditionnelles.

La recette du Pisco Sour
Cette recette a été photographiée par Luc Viatour, lors d'une séance de pause pour le magazine L'événement. Nous les remercions pour le portrait qu'ils ont publié de nous dans le numéro de novembre 2013.

Ingrédients (par personne) :

  • Le jus d'un citron vert
  • 3 doses de pisco  
  • 1 dose de sucre liquide
  • 1 blanc d’œuf

Pour décorer

  • Quelques goutes d’Angostura
  • Une rondelle de citron

 
Frappez les ingrédients au shaker avec des glaçons. Versez en filtrant la glace.
Servir dans un verre de type "old fashioned".
Versez quelques gouttes d’angostura sur la mousse et décorez le verre d'une rondelle de citron vert.

C'est un cocktail acidulé, selon votre goût modulez l'ajout de sucre pour édulcorer l'ensemble. Plus vous agitez le shaker plus vous aurez une belle mousse blanche, donnez-vous à fond.

Vous rêvez du Pérou ? Nos adresses à Lima ici !

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