26
avri

Maxime Colin à Kraainem

MADAME

MONSIEUR

Attirée par les destinations bucoliques à un jet de pierre de Bruxelles et par la réputation de la famille Colin, Mme avait réservé un soir d’été chez Maxime, le benjamin.

Le portail franchi, elle s’était émue de trouver là un parc, un château et sa jolie chaumière où Maxime Colin a posé ses fourneaux. Associé à son frère Gaëtan (ancien Jaloa, chef dans sa maison d'hôtes Le Richmond) propriétaire du bâtiment de l'ancien D’Oude Pastorie, il peut s’exprimer en liberté.

Sur la terrasse au soleil couchant, elle a trinqué avec M. et s’est sentie happée par la magie des lieux. Le chef, formé à bonne école au Chalet de la Forêt et à la Villa Lorraine et nommé Jeune Chef de l’année au Gault & Millau 2016, aurait de quoi voir son cou enfler. Mais il n’en est rien. Son sourire, sa jeunesse, ses passages entre les tables pour saluer les convives, verser une sauce, recommander un plat, accentuent l’esprit généreux de sa cuisine. Il crée des mises en bouche appétissantes, un flan de foie gras, espuma de Granny Smith, puis un plat léger et frais, un thon cru aux fèves des marais, caviar et coulis vert. Son plat principal, un omble chevalier du lac Léman, parfaitement cuit, a emballé Madame.

Un œuf à la neige, mangue, coco et citronnelle clôt le dîner en beauté, alors qu’arrivent une ribambelle de mignardises, dont un adorable marshmallow à la chartreuse, fondant et aérien avec notes herbacées en finale.

M. n'a pas l'expérience de Mme quant il s'agit de faire l'historique entrepreneurial et gastronomique de la famille Colin.

M. avait envie de se mettre au vert. De manger chaud, bon et de boire frais.

Pour la mise au vert, direction Kraainem, le Château Jourdain : derrière ce bâtiment imposant se cache  le restaurant de Maxime Colin, un ancien presbytère du 17e siècle, qui étend sa terrasse le long d'un étang.  

La cuisine est excellente, proposée en différents menus (de 3 à 6 services) piochés dans 8 suggestions qui évoluent au gré des idées, succès et saisons. Des produits de qualité toujours.

On regrette un peu la présence sonore du Ring, mais à Bruxelles et en périphérie les belles terrasses sont rarement exemptes de brouhaha, alors on parle et on palabre pour avoir mieux à entendre.

Pour un menu gastronomique 3 services à 52 € (sélection de vins à 25 € recommandée, dont un Costières de Nîmes, Domaine des Perrières, 2014 ou un Limoux, "Chardonnay", Terroir Haute vallée, 2012), c’est justifié.  

Lunch gastronomique à 27 et 32 € (2 ou 3 services).

Maxime Colin
1-4, Pastoorkesweg
B - 1950 Kraainem
Tél. 02 720 63 46

Fermé samedi midi, dimanche soir, lundi.

Mise à jour du 26 avril 2017 : Madame y est retournée et a été encore plus impressionnée par la maitrise du chef. Pourquoi n'a-t-il pas encore d'étoile ? Mystère.
Lisez aussi le Portrait gourmand de Maxime Colin par Madame sur Skynet.be

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08
mars

CŎCĪNA : Negozio & trattoria à Ixelles

MADAME

MONSIEUR

Mme se demandait si cette trattoria allait assurer, un soir de Saint Valentin. Elle peut confirmer : malgré le monde ce soir-là, tout s'est déroulé dans la bonne humeur. Le service en salle, enjoué, les cuisiniers véloces, que l'on admire du comptoir, l'ambiance bon enfant qui y règne: tout cela contribue à faire de Cocina un spot réjouissant.
Dans l'assiette d'antipasti, de bons produits italiens, frais et bien préparés, des charcuteries, et le sourire d'Antonio, le chef italien. Puis, des pasta scialatielli al vongole e botarga (aux coques et à la poutargue) bien goûtus.

Une assiette de homard entouré de légumes croquants a rehaussé le dîner en amoureux. Madame aurait aimé un vin blanc pour l'accompagner, mais la serveuse lui a fourgué un rouge des Pouilles, trop corsé à son goût. La prochaine fois, elle s'imposera.

Cocina a élu domicile à la place de l’ancienne maison Félix, rue Washington, en face du Parc Tenbosch. Une déco simple, qui mélange différents matériaux (bois, carrelage, acier noirci) et une cuisine ouverte.

Cocina propose aussi des plats à emporter, du côté negozio (épicerie et traiteur).

Un des marronniers de la restauration c'est bien le soir de la Saint Valentin. C'est bondé, tout le monde veut plaire, on en fait beaucoup, le menu s'impose.

Se plonger dans cette ambiance nous a semblé un jeu, prendre du bon temps, regarder le théâtre de la vie. Des couples, ces reflets de ce que nous sommes et faisons, à disposition. Rideau !

Mme excellente intervieweuse, sortait d'un cinq-à-sept avec Tahar Rahim. Star du cinéma. Beau gosse, affolant. Monsieur récupérait Madame pour une sortie au Loui et chez CŎCĪNA dans la foulée.

De belles scènes en perspectives. Lieux peu communs pour eux. En sirotant un cocktail M.pose un ultimatum :  Mme peut pérorer sur l'acteur dont "seul le dos suffit pour s'exprimer" jusqu'à 20:15, après M. tire sa révérence. Rires.

D'autres galanteries joyeuses émailleront cette superbe soirée.

De la table M. garde un bon souvenir pour l'accueil, l'attention du service, l'agitation en cuisine, soutenue et contenue, rien d'importun.

Une soirée faite d'assiettes solo, mangées en duo. Idéal, on picore, un accumule, on partage, on varie, tout est plaisir.

Le conseil du vin privilégie peut-être des goûts personnels, autant suivre son instinct.

Mais pour un soir de Saint-Valentin impeccable et abordable.

 

CŎCĪNA
Negozio & trattoria
Rue Washington 149
B - 1050 Ixelles
T. +32 (0)2 850 59 90
Ouvert Lundi - vendredi, 10-22h, Samedi 19-22h

 

 

 

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04
janv

Restaurant Seino à Ixelles

MADAME

MONSIEUR

Mme avait découvert Seino grâce à une amie japonaise, critique gastronomique, Maki Miyazaki. D’emblée, le lunch lui avait laissé un souvenir heureux, varié, copieux : une farandole de mets légers, découpés à la perfection, relevés là où il faut : savoureux légumes marinés, flan aux champignons - dashi, chou au vinaigre de Xérès  - scampi, foie gras confit - kaki, aubergines au parmesan – shiitakes –lardons –riz – salsifis… Elle avait dégusté une joue de bœuf si tendre avec des baguettes. Pour terminer sur un moelleux au chocolat – tuile – glace au gingembre. Le chef Seino et son adorable épouse (sereine et douce, attentive en salle) forment un couple charmant.

Né au Japon, Minoru Seino a appris la cuisine française à Lyon puis une formation auprès de grands chefs, dont Bernard Loiseau et Pascal Devalkeneer. Quand on lui demande de résumer sa cuisine, de ses yeux malicieux, Seino répond : surtout pas de fusion. Ma cuisine est française, avec des notes japonaises.

Séduite, Mme est retournée cette fois avec Monsieur chez Seino. Parmi les plats au menu du soir, des mises en bouches bulots au saké, velouté de potiron, bouchée de saumon au soja grillé, tout cela fond en bouche. Un éblouissant carpaccio de Saint-Jacques de Bretagne, servi avec une sorte de chimichurri (légumes découpés au scalpel et marinés au vinaigre) et aubergines confites saupoudrées de poudre de parmesan. Un cabillaud meunière – bettes –chou fleur. Petits légumes au beurre, la touche d’acidité  du ponzu, tout forme une étrange harmonie. Le plat signature du chef, joue de bœuf – réduction de vin rouge – chips de panais –  salsifis – jeunes carottes fait un nouvel adepte (M. se tait et mange).

Pour le prix, pour la qualité, le raffinement, Mme invitera une amie à la prochaine occasion.

M. avait répondu à l'enthousiasme de Mme et l'avait accompagnée chez Seino. Resto de coin face au vaisseau amiral de D'Ieteren, moment agréable à flâner autour de cet imposant garage, vestige vivace d'un XXe siècle bruxellois, shadokien en diable.

Arrivés tôt, choix de table à proximité du bar. Peu de couverts, une proposition simple, très axée poisson, ce qui pour M. est plutôt toujours une agréable surprise.

Le chef est japonais, mais il a fait ses classes en France et propose une cuisine personnelle matinée de son parcours, origine et progrès mêlés.

Le service du soir est un peu théâtral, les accueils, annonces, se font avec une certaine obséquiosité, a voix portante, c'est un peu envahissant, sans être désagréable, la conversation s'interrompt au pire.

Le midi c'est plus sobre me glisse Mme. Tout est bon, goûteux, frais. Seul le dessert dénote, peu élaborée, la tatin ne convainc pas. M. aurait du demander à ne pas prendre de dessert et tenter les fromages.

Ce sera pour la prochaine fois, car retourner manger chez Seino semble une bonne idée, sans doute pour un lunch. 

 

 

 
Restaurant Seino
Rue du mail 81
B - 1050 Bruxelles
Tél. 02 538 84 76.
Facebook du restaurant Seino

Fermé dimanche. Ouvert de 12 à 14h, 19 à 21h30. Menu du soir imposé: 45€, 5 services. Lunch 22.50€. Belle sélection de sakés et quelques vins naturels.

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19
octo

Chez Max restaurant, la simplicité a du bon

MADAME

MONSIEUR

Mme aime la simplicité, le sourire dans les plats, les intitulés indémodables. Chez Max, elle est bien tombée. C'est un chouette bistrot à Ixelles, convivial et juste : moules de bouchot au curry, acras de morue, tartare de veau parfaitement frais, andouillette rondouillette, moelleux au chocolat Valrhona & glace à la vanille maison (10€).

On ne s'y prend pas la tête, on se fait plaisir, c'est tout ce qui compte pour une soirée décontractée dans le quartier Flagey.

Enfin, la sélection de vins naturels au verre est réjouissante, pour qui veut aborder ces vins très spéciaux.

*Note pour les curieux qui demandent à Mme "c'est quoi" le vin naturel ?
Le vin naturel (ou vin nature) est issu de raisins provenant de l’agriculture biologique (absence de produits phytosanitaires et d'engrais chimiques). Il est vinifié le plus naturellement possible, avec très peu d’intervention de la part du vigneron. Pour ces vins, ce sont les levures indigènes (propres aux raisins et à son environnement) qui sont responsables de la vinification. Il n’y a pas de chaptalisation, pas d’acidification et pas ou peu d’utilisation de dioxyde de soufre. La plupart de ces vins ne sont ni filtrés ni collés.

M. aime les serveuses qui sont des intellectuelles en quête de diplômes et qui devisent de leur mémoire ou de leur thèse en conseillant un rouge gouleyant ou un petit blanc sec façon briquet.

Chez Max on peut sans risque ni chichi tomber sur ce genre de personnel, ou passer à côté, occupé que l'on est à regarder déambuler les passants par la grande baie qui donne sur la rue Lesbroussart, ou perdu dans les différents écriteaux et affiches qui tapissent les murs de l'établissement.

On peut aussi conjuguer les trois et faire honneur à une andouillette de chez Daniel Thierry simplement au four, salade et légumes (22€).

On est bien, rien ne presse, tout glisse indolent comme le récit de Mme qui, bien que pertinent, n'extirpe pas M. de ses rêveries...

 

 

Chez Max restaurant
Rue Lesbroussart 118
B - 1050 Bruxelles
Tel: 02 344 42 32
info@chezmaxrestaurant.be 

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 14h et de 19h à 22H. Samedi de 19h à 22h
Entrées : 11-14€, plats : 16-28€, desserts : 9-11€. Plat du jour à 12€.

Chez Max, le bordeaux donne le ton...

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