29
janv

Tendances food, cuisine, gastronomie en 2017

 

Que mangerez-vous  en 2017 ? Quelles sont les tendances gastronomiques de l’année ?
En 2016, Madame et Monsieur ont fait le plein de rencontres, de sensations, de voyages et de saveurs. Ils partagent ici leurs "prédictions" en terme de tendances culinaires pour 2017. Sur base de leur expérience comme journalistes (pour le magazine Victoire mort en décembre, paix à son âme - et pour les pages lifestyle de Skynet), et comme auteurs de ce blog, mais aussi en ayant consulté des études Food trends américaines… Mme et M. vous proposent un florilège de tendances.

MADAME

MONSIEUR

1. Le légume roi
2017 voit s'affirmer le règne du végétal en cuisine. Les statistiques le démontrent: les Belges, Français et Américains mangent moins de viande et plus de légumes. Cuits, crus, macérés, fermentés, fumés, les légumes tiendront la vedette en 2017. Suivez Instagram ou Pinterest pour saisir la tendance végétale : le mot "veggies" dans les recherches food a atteint 336% en 2016. Alors que "lasagne" ou "macaroni" n’atteignaient que 69% et 55%.

Nos adresses de chefs qui aiment cuisiner les légumes: Bouchéry. Toya. Stirwen.

Cocktails et légumes
Une tendance qui se confirme aussi en Belgique : l’association de cocktails et de la cuisine végétarienne.

Nos adresses : Humus Botanical Gastronomy et Hortense, le bar qui a déménagé du Sablon pour Ixelles.

2. Convivialité et générosité
La cuisine, ça se partage, autour d’une table, entre amis, en famille. Après des années de minimalisme strict (deux taches rouge, une blanche, une trainée noire) et d’esthétisme dans l’assiette, de nombreux chefs se recentrent sur une cuisine réconfortante.
En ces temps difficiles pour les restaurateurs bruxellois (depuis les attentats en 2016), la recherche de convivialité à table devient une valeur refuge. Parmi les cuisines généreuses et abordables, celles de Méditerranée et du Levant attireront à nouveau les foodies. On s'inspirera des recettes de Yotam Ottolenghi, l’homme qui rend le chou-fleur sexy... Et on retournera manger des tapas, mezze, humus, fallafel, shawarma, planche de charcuterie… Et on croquera les frites de luxe de Sergio Herman à Anvers ou Amsterdam.

Nos adresses: Comptoir des Galeries (planche de charcuteries au bar). Chana (le roi des pitas bio). Frites Atelier.


3. Sandwiches ethniques
En 2017, le sandwiche se diversifie. Vous en goûterez du monde entier : le Bánh mì (sandwich du Vietnam, porc, bœuf ou poulet, légumes, coriandre), tortillas et bocadillo (Espagne), torta ahogoda (sandwiche au porc du Mexique) ou cemitas (pain brioche du Mexique), burritos (Amérique latine), Chicharrón (Pérou), lobster rolls (Amérique du nord), kebab turcs ou Bifanas de porc (Portugal) sans oublier les baos chinois et l’œuf Bénédicte new-yorkais)...

Nos adresses : ChezWawa: excellents burritos et tacos à composer soi-même. Frais, bio, petits producteurs locaux.
O Bánh mì (cuisine familiale, vietnamienne)
King Kong (Péruvien)
Peck 20 (brunch américain)
Yam'Tcha à Paris: le bao chinois d'Adeline Grattard.


4. Kit à cuisiner
C'est la mode des kits de repas à préparer chez soi. On cuisine à la maison, avec les ingrédients et une recette toute prête… Facile!
Ex : Hello Fresh, Plated (aux USA)…

 

5. Les bols sains
Après la vague des bibimbaps et la Korean Street food, les chefs remplacent les assiettes par des bols. En 2016, San Degeimbre a ouvert son deuxième restaurant San à Bruxelles.
Le trendsetter Alain Coumont, propriétaire du Pain Quotidien (créé en Belgique il y a 25 ans) a ouvert en 2016 à New York, Le Botaniste. Un resto végétarien bio, sans gluten, proposant divers bols. Déco de pharmacie et menu sous forme de prescription. Le slogan : “Let food be the medicine”. Et sur Instagram, le mot bol se décline à toutes les sauces : açai bowl, buddha bowl, cake bowl...

Adresse : San à Bruxelles
Le Botaniste à NY.

6. Robots au resto
Remplacer le personnel d’un restaurant par un robot ? C'est mal. Mais c’est déjà le cas en Chine, où des propriétaires de restaurants ont remplacé les serveurs par des robots. Et même les cuisiniers deviennent des machines. Les robots cuisiniers préparent des pâtes, des sushis, des pizzas, des crêpes ou des cocktails.

Ex: Momentum Machines a créé une machine capable de faire 400 burgers à l’heure. Ouverture  prochaine à San Francisco.

7. Faux "bouchers"
De grands chefs ont ouvert des "butcher shops" : Herbivorous Butcher à Minneapolis, YamChops à Toronto, The Vegetable Butcher à The Hague, La Carnicera Vegetariana à Barcelone, Suzy Spoon's Vegetarian Butcher à Sydney. Que cuisinent-ils ? de la fausse viande, créée à base de végétaux. Ils imitent les burgers, boulettes et saucisses, le salami, la dinde… et les vendent aussi dans des récipients comme au supermarché.

8. Plus d'épices
Plus que jamais, les cuisiniers exploreront le pouvoir des épices, et leurs vertus médicinales (le curcuma allié au poivre en tête des aliments bienfaisants). En 2017, soyons curieux des cuisines du monde. Un indicateur : selon l’étude d’Innova Market Insights, le poivre de Cayenne rose était utilisé dans 47% des nouveaux produits lancés aux Etats-Unis en 2016. D’autres épices qui tentent les chefs : le carvi (+40%), le safran (+31%), le raifort (+29%), le curcuma (+ 21%).   
Piments, tamarin, gingembre, kéfir, girofle…
Les chefs créatifs affinent leurs connaissances, dépassent la notion de sauce au curry (mélange d’épices d’Asie, d’Afrique) et imaginent une nouvelle façon d’introduire l’épice dans leur cuisine.

Nos adresses :  
Brinz’l et ses épices de l’Ile Maurice

 

9. Restos "clandestins"
Ils ont toujours existé, jouant plus ou moins avec la perception de la transgression, mais avec les avancées techniques leur nombre augmente. Plusieurs startups sont nées quand AirBNB a commencé à lancer des réservations pour des dîners chez des particuliers, dans leur salon. Dans les capitales ont lieu des fêtes avec de grands diners, organisées dans des lieux secrets.

Sites conseillés: VizEat.
La cuisine bourgeoise de V: une table dans les Galeries de la Reine à Bruxelles.

 
10. Gnocchis, pardi !
Après l'œuf à 63 degrés, les gnocchis reviennent parmi les entrées pas chères (ils sont préparés à base de pommes de terre et de farine).


La recette de Monsieur : gnocchis gratinés à la sauge.

C'est une recette que M. tient de sa belle arrière-grand-mère. 

Pour faire les gnocchis de Mamé Orlandini vous n'êtes pas obligés de faire vos gnocchis maison même si c'est mieux (on part d'une purée de pommes de terre mêlée de farine et de jaunes d'oeufs, c'est assez simple)!

Pour la sauce faite chauffer de la crème épaisse (500gr pour un paquet de gnocchis pour 2/3 personnes) , quand elle est à ébullition salez et faites infuser 5 minutes des feuilles de sauge (3 par 500 gr).

Ébouillantez vos gnocchis jusqu'à ce qu'ils flottent en surface, égouttez-les et placez-les dans un plat à gratin beurré en une première couche que vous parsemez de parmesan râpé. Puis répétez l'opération une deuxième fois, nappez de crème à la sauge et enfournez 8-10 minutes sous un grill chauffé à 200 C°, quand le gratin est doré, servez.

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Sublime bol végétarien chez Bouchéry: Lentilles germées, œuf mollet, jets de houblon, pommes de terre.

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Un plat de F-X Lambory (Stirwen): asperges vertes, trois huîtres (creuses Tatihou, Ste-Maure de Touraine) deux crues, une pochée, une sauce au beurre blanc, crumble de noisettes et avocat grillé.

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Le sandwiche se diversifie : burritos bio ChezWawa

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O Bánh mì, le roi du sandwiche vietnamien

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Cocktails et plats végétaux: Humus Botanical s'invite chez Hortense

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Les saveurs mauriciennes de Laure Genonceaux, cheffe de Brinz'l: langouste-cannelloni-rougail-boudin noir-piment

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13
octo

Nicolas Decloedt dans un temple antoiniste

MADAME

MONSIEUR

Mme est charmée par les hommes qui osent, rêvent, s’engagent. Nicolas Decloedt fait partie de ces Monomaniaques du produit, il chante le potentiel du légume.

Durant le mois d’octobre, il plante sa cuisine dans un décor singulier. Imaginez un temple Antoiniste, dont personne n’a jamais entendu parler. Les maximes religieuses vous accueillent, plus loin, des masques africains et des objets d’Océanie ; le lieu a été transformé en résidence- galerie. Nicolas a l’habitude de recevoir comme ça : on s’assied où l’on veut, on parle flamand, français, anglais, une serveuse glisse des assiettes polies par les ans, verse des vins naturels de toute beauté ou de délicats thés. S’ensuit une ode au végétal: soupe de feuilles de capucine, carottes, jus d’argousier, kéfir. Tomate noire de Crimée, granite d’huile d'olive de Sicile et fromage blanc de brebis, amandes et poivrons. Betteraves Chioggia séchées et réhydratées, émulsion d’estragon, betteraves marinées, sarrasin soufflé. Laitue Romaine Celtuce (ou Laitue Asperge, une variété asiatique méconnue chez nous) avec une note fumée. Chou pointu au barbecue, potiron beurre blanc, Berce. Crème caramel. Parfait glacé de reine des prés. Sablé chocolat sarrasin.

Mme se souvient, en vrac, de saveurs nouvelles, de croquant, de pureté. D’une discussion à  propos du stress des légumes et de l’optimisation de leur rendement. D’un chat roi, qui se laisse caresser. Des sourires autour de la table. Et du talent de Nicolas, qui, faut-il le préciser n’a pas d’attachée de presse mais une mailing list : il suffit de lui écrire et il vous ajoutera pour vous prévenir de son prochain repas.

M. a passé une excellente soirée dans un lieu qu'il ne connaissait pas, dédié à un culte dont il ignorait l'existence. Face à tant de nouveauté il fallait bien un peu de retrouvailles, de connu.

Un couple d'amis, Mme et Nicolas Decloedt officiaient sur ce terrain.

Pour une deuxième approche du chef, c'est la joie de découvrir ses légumes en robe automnale qui a transcendé la soirée. Dans le retour du nouveau encore...

Un choux pointu au barbecue, des betteraves que l'on prendrait pour des dattes ou des figues tant elles sont confites d'un jus concentré, des mousses de kéfir, des fromages de brebis minute, des vins troubles et naturels, ou dorés et translucides; des noires de Crimée, dernières tomates de la saison, du sucré en 3 temps pour finir... Au total une dizaine de propositions vont émailler une soirée faite de conversations sur les réfugiés espagnols de 36, les couples et le mélange des perceptions, l'ego dans la fusion, et l'incompréhension. La nostalgie de la jeunesse.

Une ambiance chaleureuse dans une salle cultuelle reconvertie en salle d'exposition d'art premier océanien et africain, un étrange contraste.

A 55€ vins compris c'est vraiment proposition généreuse et variée pour un somme très raisonnable.

Car Nicolas a l'oeil et de la mémoire, M. a récupéré son écharpe-cadeau de la Ministre Marghem, il ne la quitte plus, l'écharpe.

Merci Nicolas.

 

Humus Botanical Gastronomy
Nicolas Decloedt
Email:info@humusgastronomy.be
Tel: 0032 474 653706
PS : Il peut rester quelques places pour "Humus at the Temple" en octobre, alors n'hésitez pas à appeler. Les repas d'octobre ont lieu dans le Temple Antoiniste/la galerie Jan-Joris Visser, Boulevard Guillaume Van Haelen 132, 1190 Forest.

Tarif par couvert : 55€ vins compris.
Lire aussi notre premier article en 2015, à propos de Nicolas Decloedt et Humus Botanical Gastronomy

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24
nove

Humus Botanical Gastronomy, gloire aux légumes de Nicolas Decloedt !

 

MADAME

MONSIEUR

Mme a connu un orgasme de légumes chez le chef Nicolas Decloedt. Look de rockeur, un petit air d’Ozark Henry, le Flamand végétarien reçoit chez lui une vingtaine de convives à Jette. La table d’hôtes a ceci de particulier : le végétal y est roi.

Invitée à déguster de délicats vins belges de Popss, servis avec les plats de Nicolas Decloedt, Mme a vécu un moment épatant. Le légume a souri, pétillé, croqué, fondu, mordu, il a séduit les appétits sous diverses formes, grâce aux mains expertes du chef : Lentilles et poireaux. Betteraves - sarrasin - algues. Basilic - citron - fromage de brebis Roux des carmes. Potiron - ricotta fumée (un délice). Topinambour - coing - champignons. Salsifis pourpres - châtaigne - citron. Chou noir - blette - corne de gattes - pavé de Soignies (un fromage au lait cru que Mme ne connaissait pas et qui est fameux). Meringue aux raisins d’Overijse - amandes - agastache. Sucette myrtille – citron. Et avec le café, un petit beurre aux myrtilles, fait maison bien sûr. Quel festival de couleurs, de senteurs, de sensations !

Formé chez Kobe Desramaults (In de Wulf) et Christophe Hardiquest (Bon Bon), Nicolas a eu envie d’ouvrir sa table. Et il regorge d’idées, comme de créer une Wild farming, une ferme sauvage suivant le modèle du circuit court. Il cherche un terrain boisé, avec des amis pour lancer ce projet de forêt comestible et durable. On peut le suivre et s’inscrire à ses agapes végétales sur son Facebook.

Des vins belges
Sélectionnés par Popsss*, 3 vins de vignerons belges ont accompagné le repas : le Bacquaert brut du Wijndomein Entre-deux-Monts, un vin pétillant élégant et racé. Un Beaujolais Villages Blanc 2014, Cuvée Prestige du Château de Durette (propriété d’une famille liégeoise). Et enfin un rouge bio, la cuvée Les Rizannes 2013 du Domaine Constant-Duquesnoy, un Côtes du Rhône gouleyant.

M. n'a pas une grande pratique des tables d'hôtes.

Il a bien fréquenté régulièrement la table des Filles avant qu'elles ne bougent vers le centre. Mais jamais au grand jamais il n'aurait imaginé manger, à Jette, un service exclusivement végétarien, servi avec maestria par un jeune chef flamand.

Gloire aux légumes ! Gloire aux légumes ! Eructe-t-il depuis, charmé qu'il fût par le brio des assiettes servies.

Les épiphanies de M. sont parfois un peu exagérées. Mais ici c'est à peine. Enchainer des légumes de saison traités en croquettes, snackés, agrémentés de mousses de fromage, vinaigrés... les combinaisons sont quasi infinies et Nicolas Decloedt les maîtrise au point de proposer de beaux contrastes.

7 services qui comblent l'appétit d'un omnivore gourmand. Cette visite se faisait à l'occasion de la présentations de vins végétaliens par Popsss, le spécialiste des vins belges du Monde.

Un vin végétalien ? Un vin qui dans son processus de production ne mobilise aucun composant, dérivé animal. Oeuf ou poisson au collage par exemple. 

Après le repas, M. a oublié un beau foulard bleu au porte-manteau, c'est un cadeau de Mme Marghem, il se dit qu'il faudra repasser le chercher et sans doute croquer quelques végétaux, légumineuse, fruit ou légume... ah les légumes... 

Gloire aux légumes !

Humus Botanical Gastronomy
Avenue Giele 20
B - 1090 Bruxelles
Tél : 0474/65.37.06

*La boutique en ligne popsss.com distribue exclusivement les vins produits par des vignerons belges. Pour faire découvrir ces vins, Popsss s’associe régulièrement avec des chefs réputés et propose des colis “3 vins, 3 recettes” pour des accords mets-vins parfaits.

 

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27
octo

Le Chalet de la Forêt, son potager, son sommelier

 

MADAME

MONSIEUR

Mme aime à croire que la vie débute le jour où l’on commence un jardin (proverbe chinois).  Pascal Devalkeneer s’est offert ce plaisir, cultiver un jardin en lisière de la forêt de Soignes, dans son restaurant Le Chalet de la Forêt.

Avant qu’il ne cultive son potager, Pascal Devalkeneer était déjà éclairé en matière de botanique. Il avait lu, cherché, goûté. Lors de son apprentissage, chez Roger Souvereyns, il cueillait les bouquets d’herbes perlées de rosées et plongeait son nez dans un monde de senteurs inspirantes. L’année dernière, Mme l’avait suivi pour un reportage au Danemark et l’avait vu cueillir dans les bois de Knuthenlund, juste avant un festin champêtre. De la rencontre avec l’homme, elle avait retenu un certain humour, une belle humilité, la douceur dans un gant de velours.

Visite du potager
Avant de passer à table, le chef invite chacun à visiter les 1156 m2 de potager bio, conçu avec l’architecte paysagiste Erik Dhondt et Vert d'iris (coopérative à finalité sociale): une fontaine rythme l’écoulement du temps, des parterres de plantes herbacées chatoient par gamme de coloris, d’autres parcelles de variétés ont été sélectionnées pour créer une auto-régulation naturelle. Des arbres fruitiers aux essences rustiques, pruniers, mirabelliers, cognassiers et pommiers du biotope belge entourent les graphiques bacs en plastique recyclé et nourris par compost et fumier. On s’y sent bien, on a envie de tout goûter. Pascal est un perfectionniste, qui va toujours plus loin. Il vous parle de son prochain projet, installer des ruches au printemps. Mais voilà qu’il disparait, sa brigade l’attend.

L’essence du bon
De la cuisine, le chef veut extraire “la simplicité au service de la saveur la plus juste”. Et c’est ce qu’il réussit dans chaque plat, qui étonne, bouleverse, laisse une caresse sur la langue, un souvenir aigu, d’un filet de maquereau juste cuit qu’il marie avec des légumes acidulés et du raifort. De Saint Jacques tout feu tout flamme, avec des fèves, un candele et une vinaigrette aux truffes. De très simples ingrédients, il fait des chefs-d’œuvre, comme ces betteraves et poire black beans au petit-lait. Ce filet de biche fondant et roulé dans une croûte de champignon, avec légumes d’automne. L’air de rien, il vous fait livrer une cuillère de vacherin du Mont d’Or pour vous hisser  au septième ciel puis vous mettre à terre par une variation chocolat au poivre niora, un volcan puissant.

César Roman
Il ne manquait plus dans cette maison qu'un sommelier d'exception, engagé il y a quelques jours: César Roman, Meilleur Sommelier de l’année à Bruxelles en 2013 et Meilleur Sommelier Gault&Millau 2015. Il fait de vous un être choyé. Des cinq superbes flacons dégustés, Mme retiendra le summum, un Riesling 2011 Zellenberg de Marc Tempé. Et l’élégance d’une maison où chaque instant est une fête.

M. a musardé entre les choux raves, le kale, le cerfeuil, le shiso entre autres végétaux qui croissent dans le potager avant de passer à table.

Table d'exception qui fait la part belle aux produits rares comme aux légumes de saison.

Les mises en bouches à base de moules de bouchot ou un financier aux anchois, font mouche et donnent envie d'en manger plus. On a faim !

Suivent les charbons aux petits pois (une mystérieuse croquette parée de noir), une huître Cadoret grillée accompagnée d'une vinaigrette iodée, de sarrasin et de céleri. Un filet de jeune maquereau au raifort, juste saisi, et son jardin de légumes vinaigrés. 

Le sommelier ose des accords sur la salinité et l'oxydation, un savagnin de toute beauté (Côte du Jura, Domaine Berthet-Bondet), sert de faire valoir à l'huître et au maquereau.

Des salsifis sur un topinambour tamponné au fond de l'assiette pour figurer une feuille. Encore une assiette à l'apparence simple qui révèle des monceaux d'idées et de réflexion, sans toutefois prendre la tête du convive.

Des betteraves dont le sucre joue avec l'acidité fondue d'une kriek Cantillon vieillie 4 ans, opèrent un magnifique virage vers le plat. Un filet de biche qui clôture la farandole de surprises. 

En dessert une sphère au chocolat fond sous les assauts d'un cacao pimenté chaud et révèle un sorbet de cacao, une gelée de café, gourmand en diable.

Les mignardises (la crème brûlée on ne viendrait que pour ça !) finissent de convaincre que le Chalet est l'une des meilleures tables de Bruxelles et que la créativité que le potager offre au chef augure de moments fastes à venir.

Merci Pascal pour ces délices ! 

Chalet de la Forêt
Drève de Lorraine 43
1180 Bruxelles
T: 02/374 54 16
Fermeture : Samedi , Dimanche.

Photo : En octobre, Pascal Devalkeneer fait visiter son potager à Mme sous l’objectif de M.

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Au creux de la main, des câpres de capucines, au goût piquant, proche de celui de la moutarde.

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