04
janv

Restaurant Seino à Ixelles

MADAME

MONSIEUR

Mme avait découvert Seino grâce à une amie japonaise, critique gastronomique, Maki Miyazaki. D’emblée, le lunch lui avait laissé un souvenir heureux, varié, copieux : une farandole de mets légers, découpés à la perfection, relevés là où il faut : savoureux légumes marinés, flan aux champignons - dashi, chou au vinaigre de Xérès  - scampi, foie gras confit - kaki, aubergines au parmesan – shiitakes –lardons –riz – salsifis… Elle avait dégusté une joue de bœuf si tendre avec des baguettes. Pour terminer sur un moelleux au chocolat – tuile – glace au gingembre. Le chef Seino et son adorable épouse (sereine et douce, attentive en salle) forment un couple charmant.

Né au Japon, Minoru Seino a appris la cuisine française à Lyon puis une formation auprès de grands chefs, dont Bernard Loiseau et Pascal Devalkeneer. Quand on lui demande de résumer sa cuisine, de ses yeux malicieux, Seino répond : surtout pas de fusion. Ma cuisine est française, avec des notes japonaises.

Séduite, Mme est retournée cette fois avec Monsieur chez Seino. Parmi les plats au menu du soir, des mises en bouches bulots au saké, velouté de potiron, bouchée de saumon au soja grillé, tout cela fond en bouche. Un éblouissant carpaccio de Saint-Jacques de Bretagne, servi avec une sorte de chimichurri (légumes découpés au scalpel et marinés au vinaigre) et aubergines confites saupoudrées de poudre de parmesan. Un cabillaud meunière – bettes –chou fleur. Petits légumes au beurre, la touche d’acidité  du ponzu, tout forme une étrange harmonie. Le plat signature du chef, joue de bœuf – réduction de vin rouge – chips de panais –  salsifis – jeunes carottes fait un nouvel adepte (M. se tait et mange).

Pour le prix, pour la qualité, le raffinement, Mme invitera une amie à la prochaine occasion.

M. avait répondu à l'enthousiasme de Mme et l'avait accompagnée chez Seino. Resto de coin face au vaisseau amiral de D'Ieteren, moment agréable à flâner autour de cet imposant garage, vestige vivace d'un XXe siècle bruxellois, shadokien en diable.

Arrivés tôt, choix de table à proximité du bar. Peu de couverts, une proposition simple, très axée poisson, ce qui pour M. est plutôt toujours une agréable surprise.

Le chef est japonais, mais il a fait ses classes en France et propose une cuisine personnelle matinée de son parcours, origine et progrès mêlés.

Le service du soir est un peu théâtral, les accueils, annonces, se font avec une certaine obséquiosité, a voix portante, c'est un peu envahissant, sans être désagréable, la conversation s'interrompt au pire.

Le midi c'est plus sobre me glisse Mme. Tout est bon, goûteux, frais. Seul le dessert dénote, peu élaborée, la tatin ne convainc pas. M. aurait du demander à ne pas prendre de dessert et tenter les fromages.

Ce sera pour la prochaine fois, car retourner manger chez Seino semble une bonne idée, sans doute pour un lunch. 

 

 

 
Restaurant Seino
Rue du mail 81
B - 1050 Bruxelles
Tél. 02 538 84 76.
Facebook du restaurant Seino

Fermé dimanche. Ouvert de 12 à 14h, 19 à 21h30. Menu du soir imposé: 45€, 5 services. Lunch 22.50€. Belle sélection de sakés et quelques vins naturels.

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22
avri

Maido restaurant : la tendance culinaire nikkei, fusion nippo-péruvienne

MADAME

MONSIEUR

Mme trouve le concept nikkei à son goût.
Après le choc du repas chez Mayta, elle a suivi le conseil de son chef préféré à Lima, Jaime Pesaque : réserver illico une table chez Mitsuharu Tsumura. Son restaurant se nomme Maido et se trouve dans le quartier chic de Miraflores.


Mme a donc passé une soirée à écarquiller les yeux devant une ribambelle de plats qui associent cuisine péruvienne et japonaise dans un esprit de syncrétisme* éblouissant : les goûts et les textures conversent, s'apparient, se chahutent, les yeux en redemandent, tant c'est joli et la bouche aussi en veut encore.

De ce repas, foisonnent les souvenirs comme autant de feux d'artifice: une fleur de poisson délicatement nommée usuzukuri (photo), un ceviche nikkei aux algues cristallisées, jus de citron et soja, trois sushis extravagants (poissons et riz gluant), des anchois aux œufs de poisson volant, une bouchée de lamelle de porc flambé et riz caramélisé, un adorable mini burger de poisson roche piquant aux oignons doux, quelques tempuras croustillants de poisson, une sorte de bouillabaisse bien relevée, avec des algues blanches, du gingembre mariné dans les papas nativas...

Maido, c'est une expérience raffinée sans se ruiner, et encore une raison supplémentaire pour s'envoler vers Lima !

*NB : Le Pérou est le fruit de vagues successives d’invasions et migrations, des conquistadors aux travailleurs italiens ou japonais, et sa cuisine très réputée se nourrit d’influences multiples, de croisements et de fusions. Passionnant !

M. avait du Pérou une seule attente : manger Nikkei. La fusion nippo-péruvienne est tellement aux antipodes de l'Europe, elle scelle un lien "Pacifique", qu'elle semblait pouvoir offrir un dépaysement multiple.

Mitsuharu Tsumura est un chef péruvien d’ascendance japonaise. Il mêle dans sa cuisine les deux influences pour donner aux sushi, viandes rôties et bouillons de l’Empire du Levant une dimension épicée, terrienne, puissante, qui détonne avec les goûts classiques japonais, à l’inverse, il traite les plats traditionnels péruviens à la façon japonaise.

 
La salle du restaurant est typiquement japonaise (papier de riz sur treillis de bois pour séparer les tables), le personnel rieur et farceur maîtrise l'anglais et apprécie les efforts en espagnols.
 
Le sashimi se sert avec du leche de tigre, on accompagne les maki de marinades et condiments plus recherchés que la sauce soja ou le wasabi, l’imagination est débordante et le goût au rendez-vous. Telles ces joues de porc cuites à basse température 50 heures durant et servies en fines tranche sur du riz, comme un sushi, fondantissime.
 
Si le sushi/maki/sashimi est un produit mondialisé, il est rafraîchissant de le voir détourné au profit de découvertes gustatives nouvelles.
 

Maido restaurant
Calle San Martín 399 (esq. calle Colón)
Miraflores, Lima
Pérou
Tél : (511) 446 - 2512
reservas@maido.pe

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17
mai

Umamido, nouveau bar à ramen

MADAME

MONSIEUR

Mme ne dit jamais non à un bol de ramen parsemé de légumes frais. Sain, léger, vivifiant, ce genre de plat revigorant par mauvais temps, qui s’avale sur le pouce pour un prix modique.

A Ixelles dans le quartier Flagey, les nouvelles adresses vont et viennent, avec de jolies surprises souvent, comme celle-ci. Umamido, deux chouettes gars, un Flamand et un Polonais, et une envie de faire du bien aux gens. Le kimchi, plat national coréen, a été préparé sur place (du chou fermenté, justement relevé de piment), le pork bun fond dans la bouche (mais bonjour le gras), et les gyozas ont la croûte dorée à souhait. Le bol à nouilles ramen, quant à lui, a les saveurs bien dosées et ce petit plus : l’œuf cuit mollet, parfait.

Un  bon lunch ou un repas d’après spectacle au Flagey, à s’offrir au bar ou dans la petite salle de cet établissement minuscule qui remplace la cantine bio Trop Bon.

M. a repéré la façade de l'Umamido lors de son passage quotidien par Flagey.

Grand fan de potages, nouilles et porc, il fallait trouver le midi propice pour proposer à Mme d'aller découvrir les ramens de Guy, un limbourgeois globe-trotter qui sert de roboratives soupes, garnies de nouilles du nord du Japon et de porcs de Malmédy. Des œufs mollets (et pas durs comme souvent !!) garnissent le potage et servent de sauce aux épais morceaux de rôtis qui garnissent le bol en grès. Soja, épinard, choux se partagent les restes de notre attention.

Mais il n'y a pas que les ramens. Il y a aussi des gyozas qui n'ont rien à envier à ceux de l'historique Yamato, des pork buns (Cha siu bao) pain vapeur farci d'une tranche de poitrine, de sauce hoisin et légumes crus et le kimchi fermenté à l'huître. Tout est excellent.

Le lunch (3 gyozas, un ramen au choix) à 13€ est un plaisir à ne pas bouder.

Umamido
1 Chaussée de Vleuregat
1050 Ixelles
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