02
mars

Nos bouches chérissent Bouchéry

MADAME

MONSIEUR

En cuisine, comme en amour, il est question de dialogue, d’accord et de saveur. Damien Bouchéry et sa compagne Bénédicte Bantuelle ont l’art d’accommoder ces ingrédients. Les yeux pétillants, la maîtresse de maison aux boucles rebondies détaille la carte et les possibilités de décliner chaque plat en deux propositions selon l’appétit. Elle parle volontiers de cueillette, de fleurs et des découvertes qu’offre le terroir.

Mme, en croquant un quignon de pain avec une noix de beurre au citron - le tout fait maison - se voit passer l’après-midi pour explorer la carte, riche en possibilités. Baies de sureau, bouillon de chrysanthème, puntarella. Trois évocations pour titiller l’imagination. De même, le sommelier attire l’attention par sa sélection, comme ce vin d’Alsace non filtré, non sulfité, Domaine Julien Meyer, 2011. Sa robe répond à son nom, Solis. Joyeux soleil.

Arrivent les langoustines bretonnes, servies avec des joues de bœuf et des carottes fumées. Mme a une passion pour tout ce qui est fumé et pour les morceaux particuliers du bœuf comme la joue et la queue.  Rien de tel qu’une joue fondante, relevée d’un jus épatant. Puis une assiette de petits bateaux de lotte fait son show, arrosée d’un délicat jus de genièvre et d’une sacrée purée de panais, tandis qu’une pointe de citron confit renverse les sens.

Pour s’envoler au septième ciel, Mme s’offre un dessert étrange, équilibré en goût et en sensation : le cake au potimarron (fondant), le crumble au pollen (croquant) des quartiers de mandarine (juteuses) ainsi qu'un sorbet d’agrumes (acide) et de berce. Divin.

Trois mignardises font les belles sur le plateau à café : cigarettes de fleur de capucine, loukoum au sureau, dacquoise au beurre salé.

Pour sa troisième venue chez Bouchéry, Mme plane. Une impression d’avoir évolué dans un univers champêtre, parmi des hôtes à l’émerveillement muet.

Le lunch, un mardi froid d’avant Carême. Serpenter en vitesse vers le bas d’Uccle, là où la chaussée d’Alsemberg concentre les restaurants avant de filer vers la Flandre.

Destination Bouchéry, une première pour M. Il a déjà eu vent des louanges de Mme pour l’endroit (il eut fallu être sourd pour l’ignorer). Il la soupçonne de ne pas être objective, de céder à la mèche rebelle et au bleu acier des yeux de Damien Bouchéry. Il va falloir juger sur pièces.

Un mur de briques, une volée de marches, un jardin qui fait espérer l’été, un vestibule où l’on est accueilli entre la cuisine et la véranda. Sourires. Table avec vue sur le jardin. Nappe blanche, lustres turquoise, chaises danoises, boudins écrus pour calfeutrer les fenêtres.  Le cadre fait mouche, une élégance hivernale, juste. Cartes. Palabres curieux et gourmands pour jauger les plats en deux déclinaisons, le lunch et les curiosités éveillées par la carte et détaillées par Mme Bouchéry.

En quelques mots jetés en désordre : le pain suave comme un cake, le cabillaud nacré, le pigeon rosé qu’animent les baies de sureau, les chicons en dessert, la glace maison aux herbes, le cake au butternut façon pain perdu, le poivre judicieusement mouliné, les vins adéquats.

Et comme les tables sont proches, les convives souriants et que le sommelier est loquace quand on le questionne, il règne une atmosphère détendue, propice au relâchement, à la naissance du plaisir. On goûte, déguste, commente, détaille, écoute, mastique et le temps suspend son vol pour laisser éclore ces instants magiques où tous les sens en éveil, on se sent vivant, ici et maintenant.

M. a dû courir pour rejoindre son rendez-vous suivant, le temps avait par magie disparu de ses préoccupations. Un miracle.

Restaurant Bouchéry
Chaussée d'Alsemberg, 812 A
B - 1180 Bruxelles.
Tél. : 32(0)2 332 37 74

Mise à jour de mai 2017 : Le midi, du mardi au vendredi, buffet végétal à 17 euros
Réduisez votre addition en réservant sur le site La Fourchette.be

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09
avri

Cointreau Fizz garden, bar pop up fleuri

MADAME

MONSIEUR

A la veille du printemps, Mme sort au Cointreau Fizz garden. Ça sonne bien. Féérique ? Un brin. Poétique ? Plutôt kitsch. Du faux gazon, des guirlandes de fleurs en tissu et au naturel (l'artiste Thierry Boutemy) du mobiler de jardin rétro en fer forgé, quelques coussins colorés et une balancelle… Peuplé de jolis monsieurs et demoiselles, c’est LE pop up bar du printemps. Ephémère, il ne dure que 5 semaines. Musical, il reçoit des DJ’s fameux. Mixologue, il propose un florilège de cocktails à base du divin breuvage.

Originale, l’idée d’ouvrir la verrière d’une banque fermée depuis naguère ! La CGER - FORTIS face à l’Hôtel SAS, et à deux pas du  Belga Queen. L’archi art déco signée Alban Chambon et Henri Beyaert vaut le détour.

Mme a siroté le fameux Cointreau Fizz garden, jus de citron vert, eau pétillante, champagne Piper Heidsieck, menthe sirop de sureau, pétale de fleur de pensée. Frais, mais tout cela ne nous a pas apporté le printemps. Finalement, le favori de Mme reste le Cointreaupolitan, qui fait tourner les têtes des filles.

M. a un peu exagéré, devisé, papoté, polémiqué, ri avec tout ce qui pouvait passer à portée de sa voix et de ses oreilles. Le Cointreau le rend curieux et loquace.

D'autres s'adonnent à la contemplation, la séduction ou la danse, selon les heures, les imbibements et l'imbibition générale.

Bar à cocktail (s mais faut-il y mettre un s ?), les doses sont chiches, les glaçons flateurs. De 9 à 11€ pour des variations sur le Cointreau, plus ou moins florales, végétales ou viriles selon les adjuvants.

C'est trendy en diable, éphémère donc urgent, mais il faut être sur la guest list, s'annoncer, slalomer entre les chantiers et les no man's land du centre. Le quartier des bas-fond bien que (re-)bruxellisé reste peu glamour.

Il est des bars plus établis où l'offre est plus variée, l'accueil plus chaud (n'abandonnez pas toutes vos couches au vestiaire, les halls de banque sont plein de courants d'air), sans doute moins bien sonorisés par des DJ choisis, mais ce Fizz garden ne dure que le temps d'une rose, on lui pardonnera donc ces quelques épines.

Cointreau Fizz garden
Rue Fossé aux Loups, 48
1000 Bruxelles
Ouvert les jeudis, vendredis et samedis jusqu'au 20 avril 2013.
Pour vous inscrire il suffit de vous rendre sur le site

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