03
juin

Tarte aux sardines et pois chiches parfumée au curry fumé

 

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Par ici, les petites sardines ! Madame aime beaucoup les sardines, mariées à la saveur du curry fumé. Sa recette de Tarte curry aux sardines et pois chiche est facile à réaliser. La préparation prend 20 minutes. La cuisson 45 minutes.

Ingrédients

1 pâte feuilletée
400 g de pois chiches en conserve
4 œufs bio
25 cl de lait
25 cl de lait de coco
1 cuill. à soupe de curry en poudre (type curry fumé de Lhassa du comptoir des épices, le préféré de Mme aux notes puissantes de  cardamome noire fumée)
2 boites de sardines à l'huile d’olive
4 tiges de thym
une pincée de sel
poivre

Préparation

Préchauffez le four à 160° (th. 5). Dans un moule à tarte, étalez la pâte feuilletée. Ajoutez une feuille de cuisson dessus et versez des billes en céramique (ou du riz) pour la cuire à blanc. Enfournez 15 minutes au four.

Rincez et égouttez bien les pois chiches. Préservez une poignée de pois que vous picorerez sur la tarte. Pour l’appareil, mélangez pois chiches, œufs, lait et lait de coco, curry, poivre et  sel. Mixez.

Sortez le moule, enlevez les billes et la feuille de cuisson de la pâte. Augmentez la température du four à 180° (th. 6).

Versez délicatement  le mélange sur la pâte précuite, enfournez pendant 25 minutes.
Sortez la tarte, décorez des sardines bien égouttées et de la poignée de pois chiches réservée. Parsemez de thym. Enfournez encore 10 minutes, en veillant à ce que la tarte ne soit pas trop cuite.

Conseil: enfournez sur la grille du milieu ou, si votre four est puissant, tout en bas.

Cette tarte estivale se déguste tiède ou froide, avec une laitue. Un délice.

31
octo

La Porte des Indes et son buffet à volonté

MADAME

MONSIEUR

Mme croyait que La Porte des Indes ne changerait jamais. Cette enseigne de l’avenue Louise, née en 1994, a subi diverses modifications, suite à son rachat par le groupe Blue Elephant (10 restos dans le monde).

C'est un immeuble coquet flanqué de portiques en bois, décoré de sculptures, de fontaines, sauf qu’à y regarder de près, à l’étage, la déco "coloniale" a vécu ses heures de gloire. Les salles décorées dans le style Edwardien sont un brin poussiéreuses.

Pour le coup, Mme a cédé au buffet du samedi soir, avec samosas d’agneau et de poulet à la sauce mangue, un chicken lasooni tikka (poulet, ail, sauce menthe, ou encore un dal (lentilles au curry) et une légère sauce au yaourt. Pour suivre, plusieurs plats chauds, dont un poulet tandoori, un vindaloo piquant, un biryani, un roganjosh (agneau du curry) et la délicieuse salade raita Raita (yaourt au cumin, concombres, tomates et onions). Table de desserts frais et variés.

Le chef exécutif Mehernosh Mody (basé à Londres) se targue d’avoir voyagé plusieurs mois dans le sud de l’Inde pour établir une carte aux parfums de Pondichéry, avec des accents créole, tamil et français, du fait de l’ancienne colonie.

Prochain défi : comparer avec le buffet du Palais des Indes, à quelques pas de là. Puis s'envoler pour Londres et Pondichéry !

M. a un doute ontologique à fréquenter les all-you-can-eat. Soit on souffre du porte-feuille, soit du ventre, au pire des deux.

L'idée du buffet n'est pas le fond du problème, avoir le choix, pouvoir hésiter, goûter, y revenir, avoir l'occasion de tester ce qu'à la carte on ne prendrait pas le risque de commander, voilà des arguments pour oser l'expérience. C'est le plaisir du buffet d'hôtel, du brunch, des mariages...

Mais comment sortir du "en ai-je pour mon argent ?"

Le all-you-can-eat se doit d'être un exercice de contrôle, d'ascèse. Il faut réfréner la gloutonnerie, le gaspillage, éviter la bacchanale, ne pas charger la mule, y revenir souvent, manger de nombreuses fois avec parcimonie pour approcher tous les plats, toutes les entrées, tous les desserts.

Alors oui, l'expérience vaut son prix et il n'y aucun gâchis scandaleux. Un équilibre souvent difficile, si la cuisine ne tient pas ses promesses.

La porte des Indes ? Rien de renversant, c'est frais, bon, fait maison mais cela reste de la cuisine familiale. Le service est rempli d'attention pour qui sait prendre le temps de la rencontre et des habitudes d'une culture différente.

Les currys sont bons, chaud en épices sans être brûlants. Les desserts offrent aussi une belle diversité.

La Porte des Indes
Av. Louise 455
B - 1050 Bruxelles

Buffet jeudi et samedi soir (40 €)
Menus, €43, €58.

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20
mai

Shezan, constance et contenance discrète

MADAME

MONSIEUR

Mme voue une sorte de culte à la cuisine indienne et à ses currys. En Inde, deux fois, au nord comme au sud, elle a vécu le choc des senteurs, des parfums et des couleurs. Si, d’humeur tourmentée, Mme est en manque de sensations, elle s’invente un voyage par le biais de la cuisine indienne.

Shezan est un petit resto sans prétention, caché dans le quartier africain de Matongé à Ixelles. On y savoure des mets indiens et pakistanais pour quelques euros : parmi les 13 à base de poulet (10,90 € - 12,90 €) le chicken bhouna mélange tomates, oignons, gingembre et herbes dans un curry léger. Bien aussi, le chicken dhanak aux lentilles, ail, gingembre frais et coriandre.

Impeccables, le dal (8 €) plat de lentilles traditionnel et le palak paneer, épinards au fromage fondant, relevés de cumin et de poivre. En cas de fête, on commande le tali, un festival de 5 plats pour 20 €.

Pour les amateurs de riz basmati, les biryanis sont accompagnés d’une sauce raita (concombre, tomate, yaourt, coriandre) et d’une cassolette de légumes.

L’adresse préférée de Mme avec la Porte des Indes, plus cher.

M. a un jour proposé à un ami qu'il fallait sortir pour lui changer les idées d'aller manger dans son* restaurant Indien favori.

M. invite, l'ami choisit. C'est un stratagème qui permet à M. de faire une découverte à bon compte et sans trop de risque car, suivant l'adage bien connu : "les restos favoris de mes amis sont mes restos favoris". Pour preuve M. a depuis emmené Mme qui ne connaissait pas l'adresse.

L'assiette propose les grands classiques de la cuisine indo-pakistanaise :  korma, tandoori, viandes mijotées, légumes, nans, puri. La carte recèle quelques spécialités moins fréquemment disponibles : le crabe ali baba, des prawn puris, des karahi de poulet ou d'agneau. Le tout parfaitement cuit, épicé et présenté.

La mise parfaite du serveur bangladais, son calme olympien, son service attentionné procurent au lieu une sérénité malgré les nombreux clients et le rythme soutenu du service. Nassir, le patron chenu, a la distinction d'un joueur de cricket et veille sur les lieux depuis plus de 20 ans.

*mais comment réduire l'ambigüité des pronoms relatifs en français ?

Shezan
120 Chaussée de Wavre
1050 Ixelles
02/5129495

indien, curry, ris, basmati, pakistanais, Inde, Pakistan, dal, palak paneer, moins de 50 euros

indien, curry, ris, basmati, dal, palak paneer, moins de 50 euros

30
avri

Va doux vent, épices, etc.

 

Restaurant fermé depuis le 11 juillet 2015

 

MADAME

MONSIEUR

Mme s’étonne de la démocratisation des prix des restos étoilés. Chez Va doux vent à Uccle, le lunch surfe avec élégance sur trois services, pour 35 €. Du plaisir à la portée d’un déjeuner royal. Business ou coquin, amical ou égoïste, un lunch d'envergure.

Gontran, Romain et Stefan, les trois comparses tiennent la barre. A 25 ans, le chef Stefan Jacobs a le vent en poupe, au point de décrocher une étoile en un an et demi. Ses armes, il les a faites au Sea grill, chez Roellinger et au Gastronome.

Ses dadas ? Les épices, comme le vadouvent - mélange indien, qu’il assemble sur le conseil de Rudy Smolarek et propose même à la vente dans son établissement (8 € la fiole, photo infra)... Mme voue une passion pour les effluves de curry, depuis la première fois où elle a posé le pied sur le sol du Rajasthan. Toute tentative de retrouver cet unique bouquet lui procure un plaisir infini.

Pour débuter léger, la bonite crue au goût fumé, saumurée maison, séduit le palais, tandis que les chips d'oignons des Cévennes croquent sous la dent. Quelques jeunes pousses donnent la verdure du plat, quoi qu’elles n’apparaissent qu'en coup de vent.

Suit une joue de bœuf, au bel effet, un peu trop salée, cependant, mariée à la puissance de l’artichaut, la délicate fève des marais, servie avec une purée de pois et une émulsion de beurre noisette. 

Enfin, les premières fraises de saison, enrobées d'un ruban de céleri confit, trônent autour d’une boule de sorbet à la violette. Sans oublier le biscuit croquant anisé. Un plat frivole, acidulé, contrebalancé par le gras du chocolat blanc, il clôt la traversée en beauté.

M. a peu de mémoire, ou son accès n'est pas direct. Pour se remémorer il note, fait confiance à ses disques durs, utilise aussi des indices visuels. Un lieu stocke des souvenirs, qui remontent à la surface quand M. le fréquente.

Le 93 de la rue des carmélites est une maison chargée de deux visites, mais il s'agit en fait d'un temps qui n'a plus cours. Qui est déjà venu, se sent toujours à l'aise dans ce petit restaurant, mais si les murs restent, tout est nouveau pourtant.

Le maître d'hôtel, le sommelier vous sourient. Et cette nouveauté a du charme. Le service est parfait, attentionné, sans être envahissant, prévenant sans être empressé. 

Nous y étions pour le lunch, carpaccio de bonite, joue de boeuf et dessert aux fraises pour 35€. L'étoilé sait rester accessible. Et quelque part sur les murs s'inscrit un nouveau souvenir, la douceur d'une chips d'oignon doux des Cévennes en contraste avec le poisson saumuré. Ce croquant, cette longueur en bouche... 

Ce jour-là des hommes d'affaire français donnaient des échos de Paris. En cuisine on se demandait où restaient les primeurs malmenées par la longueur de l'hiver. La nouveauté ne ternit pas le souvenir, le souvenir est conforté dans son assurance que là-bas chez Va doux vent on mange bien.


Va doux vent
Rue des carmélites, 93
1180 Uccle
02 346 65 05

Business lunch 3 services, 35 €

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