06
juil

Belga Queen, fameuse brasserie de Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme (depuis tout ce temps, quinze ans déjà) voulait voir le Belga Queen, restaurant créé par le fameux architecte Antoine Pinto. Quand un expatrié à Bruxelles lui cite un restaurant qui l’a impressionné, le Belga Queen arrive souvent en tête. Pour son décor grandiose, d’abord.

Le Belga Queen, à deux pas de la Monnaie à Bruxelles, était à l’origine l’Hôtel de la Poste, puis une banque. Sa salle centrale, très théâtrale, encadrée de colonnes, en impose. A table, les convives peuvent voir et être vus, mais l’on peut aussi s’asseoir sur des banquettes en cuir plus à l’écart des projecteurs.

A l’avant, un écailler attire les amateurs de fruits de mer. Mais on peut également déguster des huîtres au restaurant, où le service est tout en souplesse.
Mme a choisi des valeurs sûres, une entrée de Saint-Jacques rôties, et un loup de mer qui était très bon, servi avec une purée de brocolis, puis une tarte au citron généreuse. L’accent est mis sur les fournisseurs du pays : vins de producteurs belges, café Ponti (un mélange de grains Pur Arabica, torréfiés par un maître torréfacteur belge), une sélection de bières belges (bouteille ou au fût).

After diner
Après ce dîner bien agréable, Mme a beaucoup ri dans les toilettes, à cause d’un effet trompe l’œil qui en a fait sursauter plus d’un. Elle a rejoint M. et une amie au sous-sol, pour terminer la soirée au bar, boire un cocktail en écoutant le DJ. Le cocktail signature du Belga Queen se nomme Lily's, c’est un gin belge, Buss 509, du jus de pamplemousse, du cidre rosé Goupil de Wignac, une purée de papaye maison et de l’origan.

Enfin, Mme s’est enfoncée dans un fauteuil en cuir au salon fumoir et s’est perdue en pensée sous les lumières tamisées. Monsieur ne s’est pas fait prier pour fumer le cigare et blaguer. Ce club intime, Le coffre (qui a conservé les coffres forts de l’ancienne banque) a quelque chose de cosy, de feutré.
Brasserie, bar à cocktails, à cigares, lounge club, écailler. Le Belga Queen a plus d’une carte à jouer.

M. a fréquenté l'endroit il y a quinze ans. A l'initiative d'un cadre supérieur dominateur et gominé qui utilisait le lieu pour rassembler son équipe, festoyer sous les auspices d'un team building, et qui finissait la soirée avec sa secrétaire, discrètement.

Le lieu était à la mode. M. en avait gardé un souvenir très contrasté.

Un espace superbe, visité quelques années pus tôt quand la Ville de Bruxelles promouvait l'achat de logement groupé et que cette ancienne banque de la rue Fossé aux Loups pouvait devenir ce que l'imagination et l'argent rend possible, et d'une ambiance un brin débridée et d'une table parfois approximative, n'en étaient resté que de vagues souvenirs. Le Belga Queen se cherchait. M. n'avait sans doute pas l'indulgence d'un quadragénaire et avait décidé de ne pas y retourner.

Les années ayant passé, et que le Belga Queen ait survécut 15 ans, ont motivé une réponse positive à une invitation de Mme. Dépasser ses réticences et s'y rendre.

La salle n'a pas changé, la majesté de l'endroit est intacte, les vitraux, les frises, le bar à droite, le tout dissimulé derrière un porte en fer ouvragé et une façade classique. Une alcôve, gigantesque.

L'acoustique est toujours déplorable et c'est ce que tous les commentateurs regrettent, mais le bruit c'est aussi la rançon du succès, qui ne se dément pas malgré le piétonnier et les craintes sécuritaires.

La table est de bonne facture, plats de brasserie contemporaine, cocktails au bar, produits d'origine belge, écailler, tout est possible. Et puis il y a les alcôves plus discrètes et secrètes encore: la salle des coffres recèle un fumoir et un bar créatif. Les toilettes font toujours sensation.

Quand on y est en bonne compagnie on y passe de bons moments. 

 

Belga Queen
Rue du Fossé aux Loups 32
1000 Bruxelles

T: 02 217 21 87

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30
mai

Stirwen restaurant bruxellois

MADAME

MONSIEUR

Mme s'émerveille d'avoir le cœur qui bat soudain plus vite, la fourchette suspendue à la lèvre, la glotte muette d'admiration : c'est l'effet d'un plat composé d'asperges vertes (de chez Longlune à Jurbise) épaisses, parfaitement cuites, dialoguant avec trois huîtres (creuses Tatihou, Ste-Maure de Touraine) deux crues, une pochée, une sauce au beurre blanc, quelques grains de crumble de noisettes pour le croquant et de l'avocat grillé. Dans ce moment de grâce s’équilibrent et se renvoient les saveurs, au final l'huître est sublimée par la minéralité d'un Montlouis-sur-Loire (Franck Breton, Les Caillasses, 2014, 41 euros) aux notes de pomme, typique du Chenin blanc.

Pour l'avant et l'après, elle se souvient de mises en bouches titillantes, mousse de burrata, anguille fumée,  pesto  frais de basilic, fleur sel puis un velouté de carotte, chorizo, amande et abricot. D'un tendre veau élevé sous la mère, du pays de Chimay, cuit en basse température, légumes
printaniers.

Et d'un adorable Gâteau de Gènes, aux pistaches, couronné de fraises, de pépites de chocolat blanc et de basilic, caressé par un vin blanc doux, à l'acidité surprenante, Rueda, Apasionado de José Pariente 2013.

Et l'ambiance? Classique. Une palette de grège, de gris perle, de beige, des nappes blanches, un escalier stylé.

 Le coup de cœur de la saison ?

 

PS: Cher papa, la prochaine fois je t'y emmène : ils ont une vraie Dame Blanche à la carte !

M. trouve au quartier Jourdan des airs de place de village. Pas quand la place est éventrée pour travaux, mais bien quand le marché dominical y prend ses aises, ou que l'on y va pour déguster une frite en terrasse. Dans les rues alentour, quelques bonnes tables font la nique au fritkot en marbre de la place et cela permet à chacun d'y trouver son plaisir selon ses envies et la taille de sa bourse.

Du côté des restaurants gastronomiques, le Stirwen est une table à visiter. Axé sur le travail des produits de saison, le chef apporte une touche d'inventivité ou un soin et une attention pour les détails qui font de chaque dégustation une surprise; au plaisir gustatif s'ajoutent des questions sur ce qui est proposé à nos appétits.

De belles combinaisons. Un vitello tonato, tout en légèreté d'une sauce servie siphonnée, la viande traitée comme des ravioles, farcies d'une brunoise de tomate et de fromage frais, des mousses de câpres et du formage vieux. Superbe.

Un poisson du marché suit, un lieu rôti sur peau avec un risotto.

Les tables sont un peu proche, ce n'est pas grave si on a la chance d'être en bonne compagnie, c'est un peu gênant si l'on veut se laisser aller aux confidences.

La maison Stirwen a changé de mains et les 2 trentenaires aux commandes ne déméritent en rien, le service est charmant, souriant, la cuisine impeccable. Les portions à la carte roboratives, le menu bien structuré.

Stirwen
Chaussée Saint-Pierre 15-17
B - 1040 Etterbeek
Tél. : 02 640 85 41
Menu découverte 60 € (+ 30€ avec les vins) 4 services.
Menu dégustation 80 € (+ 40 € avec les vins) 6 services.
Ouvert du lundi au vendredi. Fermé le WE.

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02
sept

Zinneke, brasserie bio slow food à Schaerbeek

MADAME

MONSIEUR

Mme se frotte le ventre à l'idée que les moules de Zélande arrivent ce 2 septembre ! Suite aux tests concluants relatifs au taux de chair des moules de fond, certains mytiliculteurs ont décidé de commencer la saison à cette date, nous communique le restaurant spécialisé dans les moules, le Zinneke. Une institution de la gastronomie bruxelloise, depuis 1956 !

Cette brasserie du quartier Rogier-Meiser attire les mangeurs de moules- frites : elle propose 69 recettes de moules ! A nous les moules au curry, au genièvre, aux petits lardons, au piment africain (le feu de l'enfer)... Rien que les intitulés des casseroles font baver, prenez par exemple la recette n°22, les Moules Diables Rouges au pili-pili frais, crème et Jupiler Mossele mè krèm, mè pili-pili en Jupiler. Ou la n°24, les Moules Courageuse: Leffe, ail, gingembre, lardons, carottes Mè lef, luuk, spek, gember...

Chaque année, Mme y emmène ses amis, ses enfants et tutti quanti. Pour le plaisir de humer le fumet d'une  cassolette débordante de mytiloïdes (ou mollusques bivalves). Vive la belgitude !

M., avant de se soucier de la nature, avait envie d'un soir terroir et souvent les deux vont de pair, on appelle cela le slow food.

Si ce souci se double d'une volonté de servir des produits respectueux de cet environnement local et le la santé de ceux qui les consomment, on mange bio.

Ce restaurant est certifié bio pour ses fruits, légumes, produits issus de la pommes de terres ( frites, croquettes, ..), riz, fromages, chocolats, olives, huile d’olives. Le Zinneke à Schaerbeek joue sur ce tableau avec un brio et des propositions qui font plaisir à l'appétit des Bruxellois. 

La viande vient de chez Jack O'Shea, les frites sont superbes, les moules sont le pivot de la carte.

Le Zinneke c'est aussi de la zwanze et donc 69 préparations de moules, on n'allait ni faire plus ni faire moins, des doses kastar de 1500g pour les plus grand mangeurs.

Une brasserie sans falbala, dans l'authenticité, un plaisir pas tapageur.

Restaurant le Zinneke
Place de la Patrie 26
B - 1030 Bruxelles
Tél : 02 245 03 22

Ouvert tous les jours, sauf le samedi midi.

 

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