10
octo

Au Grand Forestier, brasserie à Boitsfort

MADAME

MONSIEUR

Mme a de Boitsfort une vision presque idyllique : des bois, des jardins, de l’espace vert. Au Grand Forestier jouit d’une terrasse plein sud, à la lisière de la forêt. Dans cet établissement de la dynastie Niels, tout est en place, les nappes blanches, les tabliers des serveurs, les tables en bois, la cheffe de salle avenante, les œuvres d'artistes belges : Swennen, Reinhoud, Dotremont, Mortier, Mesens.

La nouvelle adresse de cette famille de restaurateurs confirme son talent pour l’art de la brasserie.

Le repas séduit Mme : un duo de solettes de Zeebrugge meunières au raifort (32,25€) plus qu'appétissantes et la mousse au chocolat Callebaut, qui tient ses promesses (9€). Quelques suggestions de saisons et les grands classiques, américain préparé, croquettes de crevettes grises, vol au vent au poulet. La qualité vaut son prix. Une brasserie chic pour un repas cosy.

Lire aussi : Au Vieux Saint Martin, brasserie de la même famille au Sablon.

 

Le Grand Forestier c'est un peu le Vieux Saint Martin à la campagne.

La famille Niels a ouvert un espace très beau à Boitsfort, matériaux nobles, design soigné, tableaux belges entre les étangs du boulevard du Souverain et les premiers arbres de la forêt de Soignes. La terrasse est spacieuse, et comme toujours chauffée en cas de frimas, ce fut un hit de l'été.

Pour la cuisine, la migration champêtre n'a pas eu d'impact sur la carte, si ce n'est une tarification légèrement plus douce qu'au sein de la maison mère. C'est tradi-tradi. Plus aventureux que lors d'un précédent passage, M. s'est laissé tenter par des solettes et un café liégeois. Pour les solettes, le plaisir vient des détails, purée de raifort pour rééquilibrer les goûts, beurre aux algues  pour lustrer les pommes natures. Très bon, simplement. Le café liégeois est aussi d'excellente tenue. Une Chantilly dense chapeaute un café chaud sur glace (un brin croquante). Roboratif, enfantin, régressif, miam.

Un classique immédiat dans le paysage des brasseries bruxelloises, une adresse pour des repas en terrain connu.

Au Grand Forestier
Avenue du Grand Forestier 2
B - 1170 Watermael-Boitsfort

Tél. 02 672 57 79
Réservations possibles à partir de 6 personnes avant 12h30 pour le midi et avant 19h30 pour le soir. Fermé dimanche.

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09
octo

Au Vieux Saint Martin, vieilles traditions

MADAME

MONSIEUR

Mme bulle à Bruxelles en chantonnant Brel, du temps où Bruxelles bruxellait, cette fois dans le quartier historique du Sablon. Elle glisse dans le confort douillet des vitrines de décorateurs, zyeute les dispendieux étalages d’art ancien et contemporains, regarde passer les Porsche d’une terrasse m’as-tu vu, replonge dans la Belgitude bourgeoise et ses plats emblématiques, comme le sacro-saint américain du Vieux Saint Martin.

Que vaut vraiment la cuisine de ce restaurant fétiche des touristes ? Si l’amie new-yorkaise (Jennifer, foodie globe-trotteuse) ne manque jamais une virée au Vieux Saint Martin quand elle visite la capitale, c’est que le lieu a son charme. Banquettes douillettes, service impeccable (on a rarement vu plus attentionné dans la capitale), tableaux d'artistes belges aux cimaises.

Une brasserie de qualité, des produits du cru, une carte qui ne varie quasi pas. Mme a croqué un gentil toast cannibale (à l’américain) et n’a pas su terminer un succulent fish and chips parfaitement réalisé. La dame blanche est irréprochable avec son chocolat Callebaut et sa crème vanille maison. Tout est propre, tout est bon.

Mme invitera Bon papa dans cet établissement pour son anniversaire : il ne sera pas déçu.

 

M. aime les maisons qui ont l'orgueil de l'histoire, mais certaines perdent le sens du présent.

Présent, cadeau, à l'écoute, voire à disposition, les sens sont nombreux et les nôtres restent un peu en manque des propositions qui sont faites au Vieux Saint Martin.

La maison s'enorgueillit d'avoir été fondée par le fils de l'inventeur de l'américain. Rien de moins. Le ciment philosophal de la cuisine de chez nous, entre la croquette de crevettes et le waterzooi. La belgitude incarnée en viande hachée crue et sauce relevée.

Si M. Niels inventa le filet américain en 1926 ses héritiers le servent comme un plat de cantine, le cellophane en moins. Sans decorum, sur une assiette à entrée, une platée d'américain lutte pour garder sa place entre un monticule de frites et quelques végétaux vinaigrés. 24€.

On ne triture rien, on ingurgite, ça n'a aucune mâche (ce n'est pas un tartare, c'est haché mécanique), c'est épicé (très sauce américaine), si bien que c'est tellement un standard qu'évidement cela manque d'intérêt. Sinon d'avoir mangé un américain historique. Si les frites sont maison, elles croquent, plus proches des allumettes que des pommes Pont-Neuf, mais c'est une question de goût.

M. n'était donc pas bluffé par une assiette en contradiction avec le lieu, beau, tables promiscues et Alechinsky aux cimaises, travaillé en somme.

Les croquettes de crevettes font faire moins de chichis, il faut dire que la simplicité leur sied. Deux pièces, du citron, une avalanche de persil frit, 17.25€

Les vins au verre en plusieurs terroirs permettent d'adapter la consommation aux goûts de chacun.

Les prix tapent vers le haut, c'est le Sablon, ça joue sur la silver economy, pour faire dans la litote business.

Un lieu pour initier des étrangers à la cuisine de tradition du pays ou pour faire plaisir à un aîné en lui faisant goûter une comfort food populaire tarifée luxe.

 

Au Vieux Saint Martin
Place du Grand Sablon 38
B - 1000 Bruxelles
Tél. 02 512 64 76

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21
sept

Les Tables perlées Bru

MADAME

MONSIEUR

Mme n'a jamais dîné dans une serre à la lumière de bougies. Dans le jardin d'une demeure fin de siècle se dressait une table perlée. Une trentaine de convives avait réservé le couvert sans se connaître.

La lumière de septembre, douce et orangée tombe sur la plaine de Hoeilaart. Les près et les jardins dégagent un parfum de fraîcheur et de fin d'été, propice aux festivités champêtres. "Botanique chic", telle sera l'ambiance.

Un dîner surprise est servi par une brigade en tablier noir, de bon coeur, après le champagne Laurent Perrier. Tout le monde échange ses impressions sur les plats qui mettent en avant le carpaccio, les légumes et l'agneau, on fait connaissance avec son voisin de table, on trinque. La soirée pétille, l'initiative s'avère réussie.

Bru proposait, à cheval sur été et automne, quatre événements, sous le nom des Tables perlées.

Quatre lieux éphémères accueillent des dîneurs, dans une ambiance particulière. Nous avons eu la chance de participer au repas organisé dans une serre à Hoeilaert.

Au pied d'un manoir surplombant légèrement la vallée et le coeur du village une table était dressée au coeur d'une ancienne serre, galbée, trapue, éclairée à la bougie. Des plaids pour les frileux, une soupe de châtaignes et saint Jacques, un ceviche de bar à l'orange sanguine et fenouil, un agneau bardé de feuilles de nori, légumes de saison. Du champagne et des vins plaisants facilitent la conversation avec ses voisins de table.

Un très bon moment.

Reste la session d'Octobre, à Liège. Dans une église, les 8 et 9 octobre 2015.

Ca titille les envies de M.

Les tables perlées à réserver sur le site de Bru.

Tarif de la soirée : 45€ par convive, boissons comprises.

Le manoir dont nous parlons est aussi une chambre d'hôtes : Le deuxième étage.

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16
sept

Chamber of the curious, bar temporaire Hendrick's à Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme et le Bruxelles Fin de Siècle, c'est une passion : l'archi éclectique, néo-gothique ou renaissance, Art Nouveau, la capitale en est une digne représentante. Si vous montez au Coudenberg, arrêtez-vous d'abord devant la façade du MIM (ancien Old England) réalisée par l'architecte de génie Paul Saintenoy.

Mme et le gin Hendrick's, c'est aussi une buée de souvenirs étranges en Ecosse.

Bar temporaire

Jusqu'au 31 octobre 2015, les curieux se presseront dans cette ancienne Pharmacie Delacre (Pharmacie Anglaise néo-gothique, 1898, par Saintenoy) abandonnée depuis longtemps. Et ressuscitée par l'artiste Max Colombie en un cabinet de curiosité. Dans les 4 chambres, vos sens sont en éveil, diagnostiqués par de drôles de docteurs en blouse blanche...

A la carte, Mme déguste un cocktail à base de gin, en suivant la prescription des mad doctors, en riant à leurs facéties et aux expressions des visages croisés.

The place to be en octobre. Après, il parait que le bar changera de nom.

Durant sa brève vie, la "Chamber of the curious" propose une série d'expériences curatives. De chouettes happenings techno-logiquo-drolatiques teintés de ce second degré, décalé qu'affectionne la marque Hendrick's.

Une bande de joyeux scientifiques s'adonnent à l'analyse de vos lobes cérébraux.

Un diagnostic en vue de mieux vous soigner : à réserver sur leur site web le traitement complet dure 1:15.

Les cocktails "curatifs" sont particulièrement bien étudiés. M. a particulièrement goûté son celery sour, comptez 12€ le verre.

On se réjouira de pouvoir avoir accès à cet ancien bâtiment dont la façade recèle de vieilles réclames au charme désuet.

Chambers of the curious
Coudenberg 66
1000 Bruxelles

  

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