19
octo

Chez Max restaurant, la simplicité a du bon

MADAME

MONSIEUR

Mme aime la simplicité, le sourire dans les plats, les intitulés indémodables. Chez Max, elle est bien tombée. C'est un chouette bistrot à Ixelles, convivial et juste : moules de bouchot au curry, acras de morue, tartare de veau parfaitement frais, andouillette rondouillette, moelleux au chocolat Valrhona & glace à la vanille maison (10€).

On ne s'y prend pas la tête, on se fait plaisir, c'est tout ce qui compte pour une soirée décontractée dans le quartier Flagey.

Enfin, la sélection de vins naturels au verre est réjouissante, pour qui veut aborder ces vins très spéciaux.

*Note pour les curieux qui demandent à Mme "c'est quoi" le vin naturel ?
Le vin naturel (ou vin nature) est issu de raisins provenant de l’agriculture biologique (absence de produits phytosanitaires et d'engrais chimiques). Il est vinifié le plus naturellement possible, avec très peu d’intervention de la part du vigneron. Pour ces vins, ce sont les levures indigènes (propres aux raisins et à son environnement) qui sont responsables de la vinification. Il n’y a pas de chaptalisation, pas d’acidification et pas ou peu d’utilisation de dioxyde de soufre. La plupart de ces vins ne sont ni filtrés ni collés.

M. aime les serveuses qui sont des intellectuelles en quête de diplômes et qui devisent de leur mémoire ou de leur thèse en conseillant un rouge gouleyant ou un petit blanc sec façon briquet.

Chez Max on peut sans risque ni chichi tomber sur ce genre de personnel, ou passer à côté, occupé que l'on est à regarder déambuler les passants par la grande baie qui donne sur la rue Lesbroussart, ou perdu dans les différents écriteaux et affiches qui tapissent les murs de l'établissement.

On peut aussi conjuguer les trois et faire honneur à une andouillette de chez Daniel Thierry simplement au four, salade et légumes (22€).

On est bien, rien ne presse, tout glisse indolent comme le récit de Mme qui, bien que pertinent, n'extirpe pas M. de ses rêveries...

 

 

Chez Max restaurant
Rue Lesbroussart 118
B - 1050 Bruxelles
Tel: 02 344 42 32
info@chezmaxrestaurant.be 

Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 14h et de 19h à 22H. Samedi de 19h à 22h
Entrées : 11-14€, plats : 16-28€, desserts : 9-11€. Plat du jour à 12€.

Chez Max, le bordeaux donne le ton...

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02
nove

Nicolas Scheidt ouvre Hopla Geiss, un resto alsacien

 

MADAME

MONSIEUR

Mme garde un souvenir embrumé et gourmand de périples en Alsace, à Strasbourg, au Mont Saint-Odile et à Colmar. Aussi, quand Nicolas Scheidt, le chef de La Buvette, lui a soufflé qu’il voulait retrouver ses racines alsaciennes et ouvrir un restaurant traditionnel, elle a immédiatement répondu présente.

Le chef et son épouse, diplômée des Beaux-Arts, ont imaginé une sorte de cabane en Alsace, au décor très sobre, avec banc et tables en bois, parois découpées. La cuisine donne sur la première salle, où les visiteurs reniflent les parfums sortis du four sophistiqué, qui permet de cuire une flammeküeche en 3 minutes. Autrefois, en Alsace du nord, ces tartes ultra fines (à base de pâte à pain) étaient le moyen de tester la température du four à pain.

La tarte flambée (10-14€) se partage entre amis sur son grand plateau de bois et se croque à pleines dents : entre la traditionnelle (fromage frais, oignons, lardons) et la tofu fumé & coriandre, Mme a fondu pour la dernière. Le prix est sympa (19€) mais par grand faim, il faudra un autre plat. La volaille au pinot noir est roborative, la sauce onctueuse a du goût, les spatzeles (pâtes maison) donnent du bon. Et pour finir, une tarte pomme flambée au Calvados (11€) ou une torche au marrons (7€).

Lire aussi notre article sur La Buvette, le restaurant gastronomique du chef.

M. a fait un passage à trois au Hopla Geiss : Mme et le grand fiston.Nicolas Scheidt y propose des tartes flambées, les flammeküeche.

Une entrée vitrée donne accès à la cuisine, que l'on traverse vers une salle avec des lambris, a l’arrière, un petit jardin affiche sur ses murs un immense graffiti, d'un auteur à identifier, que les propriétaires ont bien fait de conserver.

Pour combler l'appétit d'un ado les flammeküeche se succèdent en entrée, pâte fine, tartinée de fromage blanc, adjoint de crème et garni de divers légumes, viandes, tofu selon l'envie.

En plat de résistance une belle saucisse (tristement découpée au service, M. aime garder le jus de sa saucisse à l'intéreur et voir la pièce entière) et une salade de pommes de terre bien accomodée.

Du vin, des bières... on est dans de la cuisine simple, d'inspiration alsacienne et c'est peu courant d'avoir accès aux spécialités de l'autre Capitale de l'Europe dans la nôtre.

Désormais, Nicolas Scheidt possède trois établissements à Saint-Gilles : La Buvette, le resto gastronomique de haute volée (notre coup de cœur en févier, voir notre article sur la Buvette ici), le Café des Spores (axé sur les champignons) et Hopla Geiss.

Jus de fruits 4€, bières de 4-12€, coupe de Crémant 7€, carafe de vin 15€ et sélections du chef.

Hopla Geiss
105 chaussée d’Alsemberg 
B - 1060 Saint-Gilles (Bruxelles)
Ouvert du jeudi au dimanche, le soir uniquement (dès 18h30).
Tél. 02.544.14.22
www.hoplageiss.be

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28
août

Substrat, resto de cueillette dans le quartier Croix-Rousse à Lyon

MADAME

MONSIEUR

Mme, en art comme en cuisine, cherche l’esprit du temps. Les personnalités inventives, curieuses, créatives. A Lyon, elle a voulu rencontrer les jeunes pousses, après avoir goûté aux grands classiques… Hubert Vergoin (photo de gauche) est de ces chefs qui disent appartenir au clan des nouveaux bistrots. Ils font à leur guise : s’ils ont envie de cultiver des champignons in situ et de retrouver l’élémentaire dans l’assiette et dans le verre…

“Substrat est né d’idées germées sur une base fertile composée d’amitiés et de saveurs communes. »  La cuisine de Vergoin met en avant les produits de la cueillette, mais aussi les sauces, les jus et les bouillons (le dashi) ou les gelées (voir plus bas).

Une mise en bouche fraîche, acidulée : cœur de bœuf, brugnon, abricot, vinaigrette à la rhubarbe. Pour suivre, un pressé (aspic) de rascasse qui a du chien, relevé par du genévrier, avec une sauce rouille affolante. Légumes crus sculptés à la mandoline, différents radis et du chou fleur poivré en pickels, viennent apporter du croquant à ce plat savoureux. Un vin blanc de Loire de chez Huards attise le désir (Cour-Cheverny, Huards 2010 Romo, 3€ le verre, on croit rêver).

Survient un beau morceau de cochon des montagnes, avec des artichauts barigoule, l’un des plats préférés de Mme. Un dessert léger : sorbet à la mauresque Ricard et orgeat créé par le second en cuisine, Yann Doutrewé. Ce Liégeois au bonnet de laine a des projets à Lausanne (il faudra le suivre). Mme le félicite pour son autre sorbet (elle ne peut refuser d’y goûter) à l’aloe vera, dont la gelée de vin de prune et groseille parvient à supprimer la texture savonneuse de l’aloe vera. Adieu le cliché du savon, bonjour l'invention.

M. avait envie de sortir du coeur de Lyon, se libérer de l'étau fluvial. Monter sur les hauteurs, un rien à l'écart des bouchons. Trouver ce que les soubresauts du Nord peuvent bien faire bouger à Lyon, la capitale du goût de l'Hexagone.

Sur les hauteurs de la Croix-Rousse, un restaurant qui intègre une champignonnière, pour servir directement sa production et qui annonce un locavorisme, circuit-court, une revisitation qui fait écho aux préoccupations des chefs qui suscitent la curiosité qu'eux-mêmes développent.

Une salle bistrot, des tables en bois, une cuisine vitrée qui donne à voir le travail, des vins au verre, des couples, des groupes de copines, l'ambiance est détendue, on vous chouchoute si vous vous laissez faire.

Qu'ai-je mangé ? Des légumes de saison en entrée et du poisson sur un écrasé de pommes de terre.

Si les légumes étaient parfaits, c'est un peu court pour un appétit de M., qui toujours se demande "Comment font les filles ??". Par contre le poisson était nacré, les pommes de terre  aidant à caler l'appétit du mangeur, le tout baignant dans un corps gras sapide qui relevait cette assiette simple et en fait un plat roboratif.

On peut manger léger, boire des coups sans se ruiner et profiter de la terrible curiosité du chef et de son second belge et moustachu. Qui se questionnent et cheminent avec vous dans les méandres du classement de leur cuisine, établissement, projet, à l'heure des commis voyageurs, des stars du fourneau globe-trotteur et des doutes quant à la tradition... Quand ça se calme en cuisine, le local se fait liant.

Substrat

7 rue Pailleron
F - Lyon 4, Croix-Rousse
Réservation : +33 (0)4 78 29 14 93

Lire aussi : notre avis sur le vrai bouchon Daniel et Denise. Où loger à Lyon ? Au Royal Hôtel.

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01
nove

Où manger sur le pouce à Saint-Jean-Pied-de-Port ?

MADAME

MONSIEUR

Mme a aimé l'arrière-pays basque, ses collines, ses pics, ses villages aux volets colorés, ses espadrilles, et sa gastronomie. Elle s’est perdue parmi les foules gravissant la colline de Saint-Jean-Pied-de-Port, haut lieu de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.

Joli village, quoique inondé de visiteurs en été, heureusement qu'il y a une enceinte que l’on peut arpenter pour faire le guet entre les collines et respirer.

Café Ttipia

Après la promenade, Mme a eu bien du plaisir à s’attabler sous un platane, en terrasse du Café Ttipia. Un bar à tapas familial, qui fait de bons petits plats, comme la salade de chipirones (12€) copieuse et fraîchement garnie d’oignons et de salade. En plus, les serveurs avaient de l'humour et l'humeur vive.

Une bonne adresse pas chère et accueillante, à adopter les yeux fermés, si l’on craint l’arnaque aux touristes.

Café Ttipia
2 Place Floquet
64220 Saint-Jean-Pied-de-Port
+33 5 59 37 11 96

Café Ttipia

M. a beaucoup apprécié l'ombre des platanes au bord de la rivière, l'ambiance joviale qui émane du bar et qui déborde sur la terrasse. On n'est pas ici dans de la grande cuisine, mais des plats simples, locaux, roboratifs et bien faits.

La terrasse est fort courue. Souvent prise d'assaut par les touristes et les locaux. Mais malgré une joyeuse pagaille, le service suit et l'on mange rapidement des viandes à la plancha (lomo 1€), un axoa plutôt doux, des œufs...

Restaurant du Trinquet


M. s'est initié à la pelote basque dans le trinquet en arrière-salle du restaurant un mercredi matin. Pala, main nue, chistera, toutes les disciplines sont pratiquées.
 
Côté restauration des plats locaux, formule brasserie. De quoi se remettre de ses efforts et rencontrer des passionnés de pelote autour d'un verre.

7 place du Trinquet
64220 Saint-Jean-Pied-de-Port
+33 5 59 37 09 34

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moins de 100 euros,moins de 50 euros,moins de 120 euros,moins de 35 euros

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