30
octo

Holy Smoke, american BBQ

MADAME

MONSIEUR

Mme sent l'automne qui approche, ses frimas, ses feuilles mortes et ses journées embrumées… Et l’envie de viande fumée. Si si, de la viande fumée !
Holy Smoke, à 1060 Bruxelles, porte bien son nom : tout y est fait maison dans un fumoir. Et la viande de qualité attire les amateurs de chair fraîche.

Mme y a goûté le brisket burger (18€) et a tout de suite fondu de plaisir pour cette étrange chose effilochée. Viande moelleuse à souhait, pain goutû provenant de la boulangerie Renard. Une petite coleslaw (avec de gros raisins noirs, quelle drôle d'idée) et une autre salade de légumes croquants, qui contenait trop de grains de fenouils à son goût. Les pommes de terre en chemise, fumées elles aussi, font le job.

Pour une soirée viande sur le pouce et whiskey bien choisi, Holy Smoke est une bonne adresse.

Déco basique, brut de décoffrage : ampoules brutes, briques, joint des châssis apparents, fils électriques itou, grandes tablées et comptoir à l'entrée. Comme dans un fast food, on vous sert le repas directement sur un plateau en métal recouvert d'un papier, ce qui ennuie Mme. Au prix de 18€ le burger, elle préfère la bonne vieille assiette.

Heureusement, l'endroit grouille déjà de monde et les serveuses ont du répondant.


 

Face à la porte de Hall, dans une ancienne boucherie reconvertie, s'est posé un fumoir et un couple passionné par l'American BBQ. Le barbecue américain, c'est une manière de cuire la viande, longtemps, sans exposition à la flamme uniquement par la circulation de la fumée.

Chez Holy Smoke, en plus du porc effiloché (pulled pork), on fond pour le brisket (poitrine) cuit 20h et les ribs de porc ou de boeuf (7h à 10h au fumoir). Le tout servi en plat ou en burger, accompagné de colslaw, cornbread (un gâteau !) et d'un "side" du jour.

Pour se désaltérer soit des bières US, soit l'autre spécialité de la maison, un bourbon ou un rye.

M. a craqué pour le brisket (21€), trois tranches, servies avec des oignons crus et deux sauces (bbq et ketchup) en plus de la coleslaw et d'un accompagnement, fenouil, orange très frais et bien en contraste avec le plat. C'est fondantissime et juteux. La viande se mange sans couteau. Pour boire, un rye dont la puissance et la longueur aromatique décuplent le goût de fumé.

C'est personnel mais l'expérience des alcools forts avec la dégustation d'un plat n'est pas de nature à satisfaire M., comme si une compétition de puissance gustative devait se régler sur son palais...

Chez Holy Smoke, il est possible d'avoir des conversations un brin chahutées (pour mémoire, ne pas aborder la portée sociétale du rap français actuel avec un ado au resto) sans trop importuner les voisins, les tables sont bien espacées, c'est vaste, brut (briques et flluides apparents). L'important c'est le fumoir, le reste ne sert qu'à cette découverte et c'est très bien ainsi.

Holy Smoke

Avenue de la Porte de Hal 9
B - 1060 Saint-Gilles
 
Ouvert en soirée du mardi au samedi.

 

burger,barbecue,américain,viande,fumé,whiskey, holey smoke, moins de 50 euros, moins de 25 euros

 

10
octo

Au Grand Forestier, brasserie à Boitsfort

MADAME

MONSIEUR

Mme a de Boitsfort une vision presque idyllique : des bois, des jardins, de l’espace vert. Au Grand Forestier jouit d’une terrasse plein sud, à la lisière de la forêt. Dans cet établissement de la dynastie Niels, tout est en place, les nappes blanches, les tabliers des serveurs, les tables en bois, la cheffe de salle avenante, les œuvres d'artistes belges : Swennen, Reinhoud, Dotremont, Mortier, Mesens.

La nouvelle adresse de cette famille de restaurateurs confirme son talent pour l’art de la brasserie.

Le repas séduit Mme : un duo de solettes de Zeebrugge meunières au raifort (32,25€) plus qu'appétissantes et la mousse au chocolat Callebaut, qui tient ses promesses (9€). Quelques suggestions de saisons et les grands classiques, américain préparé, croquettes de crevettes grises, vol au vent au poulet. La qualité vaut son prix. Une brasserie chic pour un repas cosy.

Lire aussi : Au Vieux Saint Martin, brasserie de la même famille au Sablon.

 

Le Grand Forestier c'est un peu le Vieux Saint Martin à la campagne.

La famille Niels a ouvert un espace très beau à Boitsfort, matériaux nobles, design soigné, tableaux belges entre les étangs du boulevard du Souverain et les premiers arbres de la forêt de Soignes. La terrasse est spacieuse, et comme toujours chauffée en cas de frimas, ce fut un hit de l'été.

Pour la cuisine, la migration champêtre n'a pas eu d'impact sur la carte, si ce n'est une tarification légèrement plus douce qu'au sein de la maison mère. C'est tradi-tradi. Plus aventureux que lors d'un précédent passage, M. s'est laissé tenter par des solettes et un café liégeois. Pour les solettes, le plaisir vient des détails, purée de raifort pour rééquilibrer les goûts, beurre aux algues  pour lustrer les pommes natures. Très bon, simplement. Le café liégeois est aussi d'excellente tenue. Une Chantilly dense chapeaute un café chaud sur glace (un brin croquante). Roboratif, enfantin, régressif, miam.

Un classique immédiat dans le paysage des brasseries bruxelloises, une adresse pour des repas en terrain connu.

Au Grand Forestier
Avenue du Grand Forestier 2
B - 1170 Watermael-Boitsfort

Tél. 02 672 57 79
Réservations possibles à partir de 6 personnes avant 12h30 pour le midi et avant 19h30 pour le soir. Fermé dimanche.

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