08
févr

Le Cirio à Bruxelles depuis 1886

MADAME

MONSIEUR

Mme fréquente Le Cirio par moments, par vagues, depuis mille ans, quand la nostalgie d'un Vieux Bruxelles la prend, celle des brasseries hors du temps (feu le Falstaff en face a périclité, fermé, rouvert sans convaincre), elle y boit une flûte avec des amies, des touristes venus le week-end, avec Monsieur ou en famille. Le Cirio a gardé son charme d'antan : le chat du serveur, gros matou roux, dort sur une banquette et se laisse caresser, tandis que son maître goguenard verse un demi verre de mousseux et l'autre demi de vin blanc dans notre flûte; c'est la recette de l'apéro bruxellois par excellence, l'Half & half (3,75 euros).

Des bulles, de l'ambiance, quelques photos sépia, l'une avec Jacques Brel prise au Cirio, une autre avec Adamo. Les touristes affluent, mais les banquettes du fond accueille les amoureux, le badinage peut avoir lieu. Mme espère que jamais un décorateur tendance ne viendra revamper ce café étrangement désuet aux boiseries Art Nouveau. Impossible, ce monument est classé.

 

M. quand il donne rendez-vous au centre, quand il veut voir Annie Girardot et Brel, quand il se sent d'époque, pense au Cirio.

Taverne classique jouxtant la Bourse, les half-en-half, le service, le chat, le mobilier, les murs brunis participent à donner un cachet inimitable à l'endroit.

Une légère décrépitude guète, mais elle donne un lustre que d'autres ont perdu. Remis au goût du jour, d'autres flamboient d'une nouveauté suspecte que le Cirio ne prétend pas recouvrer.

Ici c'est d'époque, immuable...Et donc l'half est servi ras du bord, mêlant un blanc et un spumante faits pour la maison, aux murs des médailles de prix vantent les qualités d'un produit auprès de jurys belle époque... mais l'affluence de locaux et de touristes rassurent sur la valeur de trophées bien mérités.

 

Le Cirio

Rue de la Bourse, 18
B - 1000 Bruxelles
Tél. 02 512 13 95

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16
sept

Chamber of the curious, bar temporaire Hendrick's à Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme et le Bruxelles Fin de Siècle, c'est une passion : l'archi éclectique, néo-gothique ou renaissance, Art Nouveau, la capitale en est une digne représentante. Si vous montez au Coudenberg, arrêtez-vous d'abord devant la façade du MIM (ancien Old England) réalisée par l'architecte de génie Paul Saintenoy.

Mme et le gin Hendrick's, c'est aussi une buée de souvenirs étranges en Ecosse.

Bar temporaire

Jusqu'au 31 octobre 2015, les curieux se presseront dans cette ancienne Pharmacie Delacre (Pharmacie Anglaise néo-gothique, 1898, par Saintenoy) abandonnée depuis longtemps. Et ressuscitée par l'artiste Max Colombie en un cabinet de curiosité. Dans les 4 chambres, vos sens sont en éveil, diagnostiqués par de drôles de docteurs en blouse blanche...

A la carte, Mme déguste un cocktail à base de gin, en suivant la prescription des mad doctors, en riant à leurs facéties et aux expressions des visages croisés.

The place to be en octobre. Après, il parait que le bar changera de nom.

Durant sa brève vie, la "Chamber of the curious" propose une série d'expériences curatives. De chouettes happenings techno-logiquo-drolatiques teintés de ce second degré, décalé qu'affectionne la marque Hendrick's.

Une bande de joyeux scientifiques s'adonnent à l'analyse de vos lobes cérébraux.

Un diagnostic en vue de mieux vous soigner : à réserver sur leur site web le traitement complet dure 1:15.

Les cocktails "curatifs" sont particulièrement bien étudiés. M. a particulièrement goûté son celery sour, comptez 12€ le verre.

On se réjouira de pouvoir avoir accès à cet ancien bâtiment dont la façade recèle de vieilles réclames au charme désuet.

Chambers of the curious
Coudenberg 66
1000 Bruxelles

  

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05
juil

Cuisine sauvage, apprendre à cueillir en s'amusant

Madame

Monsieur

Mme est parfois surnommée Belle des champs (rapport à ses envies de nature, de fleurs et de goûts purs). Elle adore la cueillette, encore plus depuis qu’elle a interviewé Lionel Raway pour le magazine Victoire en mars 2015. Par une belle matinée, Mme M. ont rejoint ce botaniste ethnologue, lors d’une de ses balades organisées sur la Citadelle de Namur. Il y fait bon glaner les herbes folles en suivant les conseils avisés de ce guide nature enthousiaste. Avec son asbl Cuisine sauvage, Lionel propose à chacun d’apprendre à reconnaitre les plantes de son jardin et à les cuisiner. Son approche est formidable. Tout le monde peut apprendre à cueillir dès l’âge de 5 ans.

Dans votre jardin
Sur un mode ludique, le guide explique la différence entre l’ortie mâle et femelle, apprend à préparer une salade de boutons de pissenlits en pickels (cueillir les boutons encore fermés et les mettre dans du vinaigre en bocal) un pesto avec de l’ail des ours (fabuleux, écrasé avec des noisettes et de l'huile), à reconnaître les trois sortes de plantain, dont l’épi comme les feuilles se croquent et évoquent le goût du champignon… Que de surprises vous trouvez dans les bois à deux pas de chez vous ! "Dans les bois, on trouve tout un repas", est le credo de Lionel. Ce jour-là, en lisière du bois, il y avait de l’égopode, de l'ail des ours et une flopée de lierre terrestre, une herbe qui sent la menthe, la lavande, et la citronnelle quand on froisse la feuille.


Après la cueillette, une dégustation était organisée chez le Namurois Carl Gillain au restaurant L’Agathopède, que Mme aime beaucoup. Le chef a préparé des dégustations à base de mozzarella et d’égopode, ainsi qu’une déclinaison de pommes, oxalis et pignons de pin pour le dessert. La forêt dans l’assiette, le bonheur.

M. est inculte des terres incultes. Il fallait y remédier.

Comment discerner parmi les plantes qui poussent loin du soin des hommes celles qui peuvent présenter un intérêt alimentaire ?

L'association "Cuisine sauvage" propose des sorties à proximité du domicile de ses clients pour décoder la nature, cueillir et déguster les trouvailles alentour.

Des choses simples, du pissenlit, de l'ail des ours, des orties sont propices à poser un regard frais sur ces friches, terrains vagues et autres bosquets où s'épanouissent de nombreuses essences gustativement intéressantes.

L'animation de la sortie est empreinte d'humour, de conseils et anecdotes, d'éveil.

Les conseils permettent de rappeler certaines règle de sûreté, de ne pas cueillir en bord de route (pollution hydrocarbures), de s'abstenir de cueillir quand on doute de l'identité d'une plante, etc.

Les meilleures périodes sont le printemps, l'été et l'automne, lorsque la nature est généreuse et que l'on trouve des jeunes pousses, des fruits à foison.

Une fois l'atelier suivi, les plantes du voisinage sont démystifiées et l'on peut équipé d'un livre de référence partir à la découverte d'autres territoires.

 

 

 

Le site : http://cuisinesauvage.be

Cuisine sauvage participe à l'Expo 2015 à Milan. Rendez-vous dans la cave du pavillon belge, où sont exposées des solutions à l’étude pour relever le défi alimentaire. Aquaponie, culture d’algues et d’insectes, etc.

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Extrait de l’article sur la cueillette de V. Nimal et D. Balencourt publié dans Victoire en mars 2015.

"Porteuse d’un projet environnemental, l’asbl Cuisine sauvage met avant tout l’accent sur le plaisir. Nous avions envie de promouvoir une façon différente de vivre notre relation à la nature.  Tout le monde se dit un jour : je pourrais faire de la soupe avec mes orties. Certains s’imaginent que la cueillette est un univers obscur, que si on se trompe on peut s’empoisonner… En réalité, 96 % des plantes sont comestibles ! On ne cueille pas de plantes rares, mais des « mauvaises herbes » comme le pissenlit ou la capselle… Nous formons des personnes curieuses et non initiées. Il n’y a pas vraiment de cours théoriques. Soit, vous vous inscrivez à une balade guidée, suivie d’un atelier culinaire, soit nous venons à la demande dans les foyers."

Lionel Raway précise que 85 % des Bruxellois ont accès à des espaces verts, un petit bois ou un jardin. « Nous aidons les personnes qui ont envie de cueillir près de chez elles, des plantes qu’elles pourront utiliser au quotidien. Et pas question de donner de nom latins, on est là pour s’amuser !" Le site internet propose des recettes et des fiches pour reconnaître les plantes sauvages :
http://cuisinesauvage.be

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21
juin

Best of des restos avec terrasse à Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme refile ses meilleures adresses de restos avec terrasse, idéales pour embrasser une vue, une atmosphère estivale, siroter un cocktail à l’ombre de grands arbres, se rafraîchir en dînant au jardin. Ses adresses (mises à jour en juin 2015) :

Brugmann à Ixelles
Ouvert depuis mai 2015, une adresse pour impressionner son amoureux-se, dans cet ancien hôtel de maître élégant. Cuisine classique (rien d'exceptionnel) une dame blanche impressionnante, 12€) et bar à champagne. Lunch 24 €. La terrasse plein sud est prolongée par le parc de L’Abbé Froidure, avenue Franz Merjay. Av. Brugmann 52-54 - 1190 Bruxelles.

Noï à Linkebeek
Cela fait 20 ans que le Noï tient le haut de l’affiche. sa cuisine thaïlandaise est l’une des meilleures de Bruxelles, légère, parfumée, fraîche… Ce restaurant établi à Linkebeek, dans une ancienne menuiserie, jouit d’une large terrasse ombragée. Menu à partir de 35€. Place Communale, 6, 1630 Linkebeek.

Pin Pon - Bruxelles centre
Super, cette ancienne caserne rénovée donnant sur la place du marché aux puces de Bruxelles ! Ambiance décontractée, bobo, arty. On y boit une bière ou un verre de vin en dégustant des assiettes goûtues.
Notre article détaillé ici. Pin Pon 68 Place du Jeu de Balle, 1000 Bruxelles.

Babdar à St-Gilles
Les petits plats de la cuisinière, qui a travaillé pour le roi du Maroc, font vibrer les sens ! Un grand jardin, des salons intimes dignes des 1001 nuits. L'accueil de Jihad et Maria est adorable. Fermé dimanche et sam. midi.
Babdar, 85 chaussée de Charleroi, 1060 Bruxelles.

Bouchéry à Uccle
Un petit jardin devant la maison, des assiettes fleuries, botaniques. On y dîne divinement bien. Menu gastronomique du chef créatif et en vue. Chaussée d'Alsemberg, 812 A, 1180 Bruxelles. Lire notre article ici.

 

 M. pense que la terrasse est un art de vivre. Certaines, exceptionnelles, méritent que l’on s’y attarde à l’occasion d’un repas gastronomique. D’autres, le temps d’un apéritif, ou d’une tasse de thé, vous donnent la chair de poule, l’envie de marquer un moment clef.

Rouge tomate à Ixelles
On dîne au jardin ou dans la maison de maître majestueuse. Frais et léger, diététique et inspiré. Notre avis sur ce restaurant ici. Av. Louise, 190, 1050 Ixelles.

La Rose blanche - Grand Place
Manger sur la plus belle place du monde ? Comment choisir parmi les restos ? Celui-ci met en avant les traditions bruxelloises : croquettes aux crevettes grises, terrine à la Gueuze, stoemp saucisse, chicons au gratin... Pas un attrape-touriste, mais une maison de qualité. Moins de 15€ le plat. http://www.restaurant-rose-blanche.be/


Resto MIM à Bruxelles
Tombez sous le charme de cet immeuble Art nouveau, les anciens magasins Old England devenus Musée des Instruments. Au sommet, la terrasse du MIM offre un panorama à tomber sur la place Royale, le parc et le Mont des Arts. Ouvert tous les midis sauf lundi. On y va pour le brunch & champagne, 28 €. MIM. Rue Montagne de la Cour 2, 1000 Bruxelles.

Le chalet Robinson à Uccle
Pour y passer l'après-midi sur l'île, au Bois de la Cambre, dépaysant ! Cuisine honnête, cadre superbe.  On prend le bateau pour y accéder. www.chaletrobinson.be

Kameleon Sky - Viage à Bruxelles
La plus vaste terrasse panoramique du bas de Bruxelles se cache au 7e étage du Viage (un casino dans les anciennes Galeries Anspach). Vue plongeante sur les rues du centre et l’hôtel de Ville. Jeux de lumière et effet surprise. Pour siroter un gin tonic entre amis. Kameleon Sky, Anspach Boulevard 30, 1000 Bruxelles.

Le chalet de la Forêt à Uccle
C’est l’un des meilleurs restaurants de Bruxelles, deux étoiles Michelin. Pascal Devalkeneer a créé son univers au milieu du Bois de la Cambre, luxe et volupté, exigence et gastronomie. Lunch 49,50€. Menus 119€, 145€.

 

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