27
octo

San Sebastian, baroque, surf et pintxos

MADAME

MONSIEUR

Mme et San Sebastian, ce fut le coup de foudre. En une journée, cette cité balnéaire au charme Belle Époque a réussi à dévoiler ses atouts, malgré le monde du mois d’aout. Plage, surf, gastronomie, animation des rues, boutiques, parcs verdoyants, tout est là pour que vous passiez un week-end de détente. L’apothéose étant le repas dans un des nombreux spots gastronomiques basques (Voir Ni Neu ici).

Les points forts de Donostia :

Arpenter le Parte Vieja, vieux quartier
Au pied de l'Urgull et entre le port et l'embouchure de l'Urumea, d’étroites venelles piétonnières s’animent et déploient leurs appâts : c’est ici, que Mme a goûté aux joies des bars à pintxos. Les prix varient d’un bar à l’autre ; les plus modernes sont les plus chers. Bâtiments historiques, palais et églises donnent le ton à cette ballade dans la bonne humeur basque.

Prendre un bain de baroque !
Plongez dans la folie du baroque et de ses extrêmes churrigueresques, (du nom de 2 frères architectes)  typiques de l’Espagne, en pénétrant dans la Basilique de Santa María del Coro. Un délire architectural mêlant baroque, éléments gothiques et néoclassiques.

Humer l'iode de l’océan
Une ballade s’impose le long de la Concha, cette baie magnifique, nichée entre deux rochers, les monts Igeldo et Urgull. D’un côté le vieux port aux maisons de pêcheurs colorées, et de l’autre, des immeubles élégants du 19e siècle. On y flâne au marché au poisson, on s’y baigne. Levez la tête, un christ au sommet de la colline l'Urgull vous bénit.


Café et pastelerias
Sur la grande avenue, Mme n’a pas résisté à la vénérable enseigne Oyarzun, glacier et pâtissier. Le service des dames du comptoir, le café, et les irrésistibles mini éclairs (plusieurs parfums). En prime, la terrasse à l’ombre.

M. flâne. Au détour des rues étroites et ombragées, il tombe sur des commerces d'artisanat, des fringues, des bars servant des tapas (mais ici on appelle cela des pintxos (le x se prononçant ch)). La ville vit au rythme de la dureté ou clémence du soleil, le milieu de journée est dédié à la sieste ou au bain. Les commerces restent accessibles selon le volume de chalands qui déambulent tard en soirée.

Olé l'harmonie, Place de la Constitution
Dans le quartier historique, cette place rectangulaire est une ancienne arène, elle arbore encore les numéros des loges sur les façades. Elle offre une belle unité architecturale classique. Vivante, idéale pour prendre un verre ou écouter un des concerts de la Semana Grande.

Nager... molo.
La plage de sable de la Concha est noire de monde. Eau très calme, la baie est protégée par le relief, un port de plaisance y a même pris place. On nage vers les plateformes qui proposent plongeoirs et toboggan. Farniente et sieste quand on sort de l'eau.


Grimper au Mont Igueldo.
Préférez le funiculaire centenaire à la voiture pour grimper découvrir un panorama stupéfiant sur la Concha et la ville. Un parc d’attraction vous attend au sommet, désuet en diable.

Surfer à poil !
La plage Zurriola attire les surfeurs, en raison de ses bonnes vagues. Plus trépidante, plus jeune, c'est aussi une des rares plages naturistes urbaines. De quoi profiter de la nature quelque soit l'occasion. 

Couteaux
De belles lames, des couteaux de berger, des manches en corne, gravés de la croix basque. Il y a pour les amateurs de couteaux mille tentations dans les commerce d'artisanat du centre ville.

Voir aussi :

Où découvrir la gastronomie basque à San Sebastian, pour moins de 35 euros ? Au Restaurant Nineu.

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08
octo

Ni Neu à San Sebastian, cuisine basque


MADAME

MONSIEUR

Mme est tombée amoureuse de San Sebastian, de l’esprit côtier qui y plane, de l'ambiance des venelles étroites, où l’on picore des pintxos (tapas) sous des banderoles éloquentes : Ici, vous n’êtes ni en France ni en Espagne, mais au pays basque ! Aussi, le dépaysement, croiser des surfeurs sur la baie, se rafraîchir dans le parc au bord de la plage et… réserver une table dans l’une des nombreuses enseignes haut de gamme de cette cité du nord de l’Espagne.

Elle tenait à goûter la cuisine du Basque Andoni Luis Aduriz (considéré comme l’un des 5 grands chefs du monde selon ce classement), ancien acolyte de Ferran Adria dans les années 93-94 (chef de file d’une cuisine expérimentale née en Catalogne). Aduriz possède plusieurs restos, dont l'étoilé Mugaritz et l'enseigne plus accessible, Ni Neu.

Les chefs Espagnols l’ont bien compris, en temps de crise, il faut adapter ses menus, diminuer les prix et proposer plusieurs formules. Ainsi, chez Ni Neu, on ne s’étonne pas que plusieurs tables soient remplies de fratries en culottes courtes. Jubilation !

Au bar, des convives s’emparent d’assiettes de tapas ou s’installent en terrasse, vue sur l’océan. Mme préfère s’asseoir à table à l’ancienne, dans la belle salle noire et prendre le temps du menu Tantak. Un cocktail au cava et fruits rouge - légèrement sucré heureusement - puis une suite de plats réussis.

D’abord, une simplissime salade frisée et tomates cerises avec une purée d’olive bien goûteuse. Un risotto al dente, avec des moules de roche, un espuma d’aïoli. Dieu que c’est bon. C'est technique, c'est fondant, presque émouvant. Ensuite, un agneau tendre, rosé, parfumé, sa sauce de corail, raffinée, des grains de quinoa et un espuma de coriandre qui plonge Mme dans des contrées lointaines où elle savoure. Les affamés lècheront le bol de la vraie mousse au chocolat noir, croquant de noisettes et glace moka…

Et le vin ? Un Vina 65 Verdejo, région de Valladolid. Estupendo !

M. aime de San Sebastian ce qu'il aime des villes balnéaires : la population qui rythme sa journée autour d'un passage à la plage, les promenades et points de vue sur le bord de mer, l'effervescence estivale qui démultiplie les opportunités de loisir, la restauration sur le pouce ou les terrasses mémorables.

Dans ce magma bouillonnant, Mme a déniché une adresse.

Entre les deux plages de la ville, longeant le fleuve, au rez d'un bâtiment modernissime, dédié à la musique et aux arts, le Grand Kursaal de San Sebastian, loge une brasserie-restaurant dont la cuisine est confiée à un grand nom de la gastronomie espagnole. Ni Neu.

Un menu 4 services vin, eau, café compris pour 35,2€ la tête, c'est au vu des propositions dans l'assiette et des portions une superbe affaire.

On peut manger à l'intérieur au frais, ou s'aventurer sur la terrasse et découvrir des cocktails à 3,5€.

On profite de la vue sur le pont du Kursaal (un superbe ouvrage blanc et vert surmonté de lampadaires sphériques), les bâtiments alentours et l'embouchure de l'Urumea Itsasadarra.

En fin de soirée, si vous avez la chance d'y être à la mi-août à l'occasion de la Semana Grande, un feu d'artifice est tiré sur la plage de la Concha qui embrase le ciel de la ville et qui ponctue une superbe soirée qui aura brillé de 1000 feux. 

Ni Neu
Avenida de la Zurriola, 1
20002 Donostia - San Sebastián
Espagne

Tél. 943 00 31 62
www.restaurantenineu.com

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06
sept

Journal de Mme à la Mostra de Venise

 

 

Partir sans Monsieur dans la ville des amoureux ?

Mme n’a pu refuser l’invitation de Disaronno, sponsor du festival.

Mme est gâtée. Écrire sur la gastronomie et le cinéma lui permet de s’envoler à la Mostra. Le plus vieux festival de cinéma au monde, dans la plus belle ville du monde. Stop aux superlatifs. Sur le site de Skynet, elle vous livre son « Journal d’une journaliste à Venise » et les indiscrétions glanées dans les couloirs et les ascenseurs de palaces.

Où il est question de valises perdues, de Lindsay Lohan qui annule, de Xavier Dolan le punk, de Harry Potter qui se dévergonde et de la plus sexy des bar tenders femmes...

Indiscrétions de la Mostra 1 : cliquez ici.
Indiscrétions de la Mostra 2 : cliquez ici.
Indiscrétions de la Mostra 3 :
cliquez ici
Indiscrétions de la Mostra 4 :
cliquez ici
Indiscrétions de la Mostra 5 :
cliquez ici
Indiscrétions de la Mostra 6 : cliquez ici
Indiscrétions de la Mostra 7 : cliquez ici
Indiscrétions de la Mostra 8 : cliquez ici

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 Photo : fresque de l'Hôtel Excelsior, le palace où logent les stars du cinéma au Lido.

01
août

Une étape à Lyon au Royal Hôtel chez Bocuse


MADAME

MONSIEUR

Mme célèbre les premières fois. Comme lors d’une étape estivale à Lyon, passer la nuit au Royal Hôtel, fleuron de l’Institut Paul Bocuse. Une toile de Jouy bleue sur les murs, des sculptures de serviteurs désuets, ça et là des touches orientales. Le décor est monté dès le hall d’entrée. Un parfum d’autrefois plane dans les salons du Royal.

Cette bâtisse majestueuse située sur la plus belle place de Lyon s’offre pléthore de faïences, de céramiques kitsch, de références amusantes (un salon chien, des motifs  et des Delft, de la porcelaine chisnoise…).

Durant l’année scolaire, le Royal accueille la crème de l’école hôtelière, sous la direction de M. Bocuse. Un hôtel école, comme celui du Château de Namur.

Le soir, Mme s’enfonce doucement dans la literie grand style du Royal.

Comme le restaurant était fermé pour rénovation, Mme s’est fait plaisir en goûtant à l’offre variée du petit-déjeuner :  pains, brioches, oeufs préparés devant vous, confitures, fromages du pays, viennoiseries et pâtisseries maison (chocolat, pistache, citron). Les détails attirent l’attention, un jus de raisin rose, le café Malongo, des yaourts de la Mère Richard…

La grande salle a son charme, avec sa vraie cuisine et son armoire à souvenir de Paul Bocuse. Cependant Mme lui préfère le salon chinois, rouge et noir où l’on boit le thé Dilmah avec l’élégance qui sied dans ce genre d’endroit feutré.

Vers midi, elle a repris la route en songeant qu’elle reviendrait dans cette ville attachante.

M. a un panthéon personnel. Dans sa collection de divinités il aime particulièrement Lug (c'est sa fête aujourd'hui), le dieu celte inventeur de tous les arts, celui qui indique la route à suivre, qui guide le voyageur, il est celui qui est le plus capable de faire gagner de l’argent et de protéger le commerce (c'est Jules César qui le dit).

Un bon ami Lug, parfois M. lui trouve des surnoms actuels (M. ne vous a pas encore parlé d'Autoroutos).

Lyon, le Lugdunum d'antan, est donc une ville qui lui était consacrée. En se projetant aux temps immémoriaux de la fondation de la ville, on peut imaginer la colline majestueuse surplombant la confluence de la Saône et du Rhône, la plaine alluviale. Superbe Lugdunum donc, superbe Lyon qui 25 siècles et une christianisation plus tard ne démérite pas. Vieux Lyon tortueux où chaque quartier est placé sous le patronage d’un saint, Presqu’île classique, Confluence en mutation.

Il ne faut pas hésiter à goûter à la douceur de vivre lyonnaise, le faire dans les lieux de tradition. Sur la gigantesque place Bellecour, l’hôtel Royal est l’établissement d’application pour l’école Bocuse. L’hôtel propose des offres petit-déjeuner inclus avec départ tardif à 14 heures, pour 145€. 

De quoi faire une étape et profiter aussi du déjeuner le lendemain pour parfaire sa connaissance de la ville. Une étape longue durée entre sud et Royaume, idéale un samedi de bouchon où rejoindre Lyon par les petites routes à un train réduit est somme toute plus plaisant que l’attente immobile sur les autoroutes voisines. Le dimanche les dernières heures de route se font sans encombre et reposé. Enfin c’est selon les envies de chacun, on peut aussi rouler d’une traite si Lug veille.


Hotel Le Royal Lyon
20 Place Bellecour
F- 69002 LYON
+33 (4) 72 40 01 00
La chambre à p. de 145€ sur le site Accord

A lire aussi : Où manger à Lyon ? Chez Daniel et Denise, un vrai petit bouchon comme Mme en rêvait. Sans tralala, avec une atmosphère, un service alerte.
Substrat, resto de cueillette à Croix-Rousse : jeune et branché.
Et le restaurant de Jérémy Galvan : gastronomique.

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