09
avri

Cointreau Fizz garden, bar pop up fleuri

MADAME

MONSIEUR

A la veille du printemps, Mme sort au Cointreau Fizz garden. Ça sonne bien. Féérique ? Un brin. Poétique ? Plutôt kitsch. Du faux gazon, des guirlandes de fleurs en tissu et au naturel (l'artiste Thierry Boutemy) du mobiler de jardin rétro en fer forgé, quelques coussins colorés et une balancelle… Peuplé de jolis monsieurs et demoiselles, c’est LE pop up bar du printemps. Ephémère, il ne dure que 5 semaines. Musical, il reçoit des DJ’s fameux. Mixologue, il propose un florilège de cocktails à base du divin breuvage.

Originale, l’idée d’ouvrir la verrière d’une banque fermée depuis naguère ! La CGER - FORTIS face à l’Hôtel SAS, et à deux pas du  Belga Queen. L’archi art déco signée Alban Chambon et Henri Beyaert vaut le détour.

Mme a siroté le fameux Cointreau Fizz garden, jus de citron vert, eau pétillante, champagne Piper Heidsieck, menthe sirop de sureau, pétale de fleur de pensée. Frais, mais tout cela ne nous a pas apporté le printemps. Finalement, le favori de Mme reste le Cointreaupolitan, qui fait tourner les têtes des filles.

M. a un peu exagéré, devisé, papoté, polémiqué, ri avec tout ce qui pouvait passer à portée de sa voix et de ses oreilles. Le Cointreau le rend curieux et loquace.

D'autres s'adonnent à la contemplation, la séduction ou la danse, selon les heures, les imbibements et l'imbibition générale.

Bar à cocktail (s mais faut-il y mettre un s ?), les doses sont chiches, les glaçons flateurs. De 9 à 11€ pour des variations sur le Cointreau, plus ou moins florales, végétales ou viriles selon les adjuvants.

C'est trendy en diable, éphémère donc urgent, mais il faut être sur la guest list, s'annoncer, slalomer entre les chantiers et les no man's land du centre. Le quartier des bas-fond bien que (re-)bruxellisé reste peu glamour.

Il est des bars plus établis où l'offre est plus variée, l'accueil plus chaud (n'abandonnez pas toutes vos couches au vestiaire, les halls de banque sont plein de courants d'air), sans doute moins bien sonorisés par des DJ choisis, mais ce Fizz garden ne dure que le temps d'une rose, on lui pardonnera donc ces quelques épines.

Cointreau Fizz garden
Rue Fossé aux Loups, 48
1000 Bruxelles
Ouvert les jeudis, vendredis et samedis jusqu'au 20 avril 2013.
Pour vous inscrire il suffit de vous rendre sur le site

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04
janv

Le bar Idiz Bogam

MADAME

MONSIEUR

Mme papillonne chez Idiz Bogam depuis qu'elle a l'âge de chausser des bottes rétro à talons hauts et d'enfiler des robes fifties, que sa directrice d'école catholique jugeait frivole. Mme se souvient de l'ancienne enseigne rue Dansaert et de ses 20 ans.

Un soir de décembre, par hasard, Monsieur attire Madame par une porte entrebaîllée...

Au bar, l'ambiance mise sur les tons foncés, le laqué noir, tapis plein léopard et sièges de velours ou cuir marron. Mme fond.

En dégustant un cosmopolitan, son imagination divague devant les figurines kitsch (main géante sortie d'Orange Mécanique, animaux jungle) en passant par les délires du Space style déco seventies...

Ne résiste pas à tendre l'oreille - conversation de voisins entre une célèbre créatrice de lingerie fine et son mannequin, accompagnées de messieurs distingués) et papote avec M. Bogam de restauration de mobilier et du fanzine de son associée, Jacqueline Ezman, "à lire avant de mourir" à propos de La Fin du monde qui n'a pas eu lieu.

Monsieur aime le brol, lui dont les ancètres ont arpenté les trottoirs de la rue Haute depuis des lustres.

Un soir de visite au Ploegmans (le meilleur os à moëlle de la Capitale), le lit en velours bleu de la devanture voisine d'Idiz Bogam avait attiré la curiosité du couple d'adultes.

La porte d'entrée du magasin semblait disjointe. Nous l'avons poussée, à l'intérieur un bar nous tendait ses verres.

La déco de bric et de broc, les tirages limités des photos du Space Project de Vincent Fournier donnent au lieu son charme, son cachet, l'accueil bon teint assure une appropriation décomplexée de l'espace, tout va bien se passer.

Les cocktails sont à moins de 9€, bien servis et frais.

The place to be, en plus il y a un fanzine à feuilleter.

 

Idiz Bogam bar et boutique
Rue Haute, 180-182
1000 Bruxelles
Tél. 02 512 10 32

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12
octo

Ouverture de la Maison Cornette de Saint Cyr à Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme a mangé des frites chez Cornette ! Monsieur de Saint Cyr a eu la brillante idée d'investir la capitale belge et de convier le gratin bruxellois dans son nouveau temple, sis chaussée de Charleroi à St Gilles.  Hasard ou pas, l'étude française de commissaire-priseur Cornette de Saint Cyr ouvre quelques temps après la fermeture de Pierre Bergé au Sablon.

Ravie de retrouver un lieu symbolique des années estudiantines, l’ancien "Salons de l’Atalaïde", à présent réconverti en salle de vente, Mme se souvient du monde de l'art et de ses esbrouffes.

À l’ouverture, collectionneurs, journalistes, artistes contemporains, curieux et étudiants de Saint-Luc se pressent au portillon. Sur les plafonds du hall, une nuée de petits êtres accueille les visiteurs. Ils ont été peints il y a deux jours par Charley Case, un artiste que Mme suit avec intérêt. Belle entrée en matière.

D’une salle à l’autre, Mme papillonne avec M., une flûte à la main, devant l’accrochage qui mise sur un Karel Appel des débuts, un Basquiat sombre et dramatique, un ou deux  Delvaux, Dubuffet, une aquarelle de Nolde et une sublime encre de Kandinsky. Trop pour sa bourse, mais quelques pépites pour les yeux. Les dames admirent  des spécimens de sacs Delvaux vintage, les sieurs grisonnants s’étonnent de trouver des fauves empaillés entre le mobilier rare.

Si elle devait emporter quelque chose ? La chaise de Hans J. Wegner (1952), un designer danois dont elle raffole. Ces œuvres sont vendues à Paris du 19 au 23 octobre 2012.

Dans le bourdonnement d’accents français d'Ixelles (évadés près des étangs)… Mme croise d’anciennes copines d’histoire de l’art, collègues galeristes (Mme a eu plusieurs vies avant le journalisme) et embrasse la fabuleuse Caroline Gentsch, en charge du Contemporary Art Department et de la Strategic Communication de Cornette de Saint Cyr à Bruxelles. Félicitations, effusions, bavardages.

Puis, à la faveur d’une douce soirée d’automne, Mme et son amie se glissent parmi la faune et font la file au comptoir du Fritkot loué pour l’occasion. C’est canaille ! C'est Bruxelles. C’est chaleureux, c’est chic, c’est bon !

M. est un amateur. Dans sa collection d'affections il aime particulièrement les salles de vente. Pour les affaires, pour la compétition, pour l'opportunité donnée de voir circuler des oeuvres.

Qu'il s'agisse de spéculation, d'une succession (ici celle de Kimiyo Foujita), de revers de fortune, une collection que l'on disperse, des oeuvres qui se vendent c'est toujours une transmission, une envie qui s'étiole et se transmute en une nouvelle volonté d'acquérir. Sauf quand l'oeuvre ne trouve pas preneur et que dans un silence gêné le comissaire-priseur la retire. 

Le marché belge compte quelques poids lourds locaux, une gamme de salles variant du miteux au splendide, avec des prix et des propositions à la hauteur de leur standing.

Cornette de Saint Cyr entre dans le bal et par un joyeux assemblage, un accrochage étudié (il faut traverser toutes les salles pour aller voir le Basquiat à 1.2 millions d'euros), propose des raretés (photos de Pierre Molinier) et des pièces hétéroclytes (le tigre empaillé à 25.000€) aux bourses les plus fournies du Royaume.

Les oeuvres de cette vente parisienne du 19 au 23/10 sont visibles jusq'au 14/10 à Bruxelles.

M. attend avec impatience décembre et les premières ventes locales.


Maison de vente Cornette de Saint Cyr
Chaussée de Charleroi, 89
1060 Bruxelles

La maison se consacrera dans un premier temps au 20e siècle, l’art moderne, l’art contemporain et le design. L'art belge y occupera également une place de choix.

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05
octo

Le bar du Dominican Hôtel Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme, incitée par M. à pénétrer dans un ancien cloître de Dominicains, a les yeux qui brillent: silence, sérénité, pureté. Sensations que Mme (ancienne élève des Dominicaines, faut-il le souligner) éprouve dans cet hôtel niché derrière La Monnaie.

Comme il est tard, Mme veut tester la mollesse des petits crapauds, le velouté des banquettes velours, opte finalement pour un tabouret de cuir au bar. Malgré son âge, le barman en herbe a de la conversation, du style et de l'ambition : il participe presque 8 mois par an aux championnats de créateurs de cocktails & bar tenders.

Coup de foudre pour une créations sans nom (on cherche toujours) de Kevin, toute laiteuse et de blanc vêtue, à boire comme un calice en cristal : un mix de crème épaisse et de lait, de la roquette (!), Dieu que c'est bon ! Mme l'appellerait bien Delicate Herbs elixir.

Elle reviendra avec son amie New Yorkaise de passage dans la capitale (a special dedicace to Jenni, en souvenir de NY Pok Pok!).

M. aime les bars et les barmens. Au Lounge Bar du  Dominican, Kevin fait merveille. Voilà un jeune barman passé par Londres et le sud de la France, qui concourre pour Bols lors des compétitions.

Un jeune homme de 23 ans qui prépare ses propres bitters, ses liqueurs aux 3 poires et dont la curiosité sert une volonté d'apprendre et de porter la maîtrise de son métier toujours plus loin.

On le croirait presque déçu de ne pouvoir se frotter à plus forte concurrence à Bruxelles, où une certaine culture du coktail manquerait.

Pour débuter M. a succombé à son amour de l'acidité et de l'amertume. Le Twisted Negroni (gin, aperol, bitter de pamplemousse, crème glacée et poivre) offre une expérience de dégustation à la croisée entre le granité et le cocktail. Un colonel au pamplemousse si cela vous parle plus. Le volume de liquide est un peu chiche mais le goût est équilibré et profond. La mise en scène, le verre donnent à voir une couleur orange chaude, appétissante.

Pour son 2e verre M. a joué le "proefkonnijn" et s'est laissé convaincre, hors carte, par un When I was a Jedi. Cocktail épicé (cannelle, anis étoilé, laurier) sur base d'une liqueur maison faite de 3 poires marinées dans du genièvre. Un nez fabuleux, une douceur et longueur en bouche mémorables, un très bon moment. 

Le quartier de la Monnaie étant un chantier permanent, le Dominican et son bar offrent un hâvre de paix et de sérénité aux âmes sujètes aux langueurs automnales. La fresque des toilettes pour hommes a beaucoup fait sourire M.


The Dominican Hotel
9 rue Léopold
1000 Bruxelles
Tél. 32 (0)2 203 08 08
www.thedominican.be

Lounge bar ouvert de 9h à 1h du mat.

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