12
octo

Beaucoup fish à Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme en quête de lunch léger et protéiné,  a fait confiance à Monsieur, qui était déjà allé chez Beaucoup Fish.

Elle a succombé à la simplicité du lieu, étroit, lumineux, dépouillé d'artifice, au service carré, à l'assiette de poisson du jour parfaite.

Vingt euros le lunch entrée et plat, que demander de mieux ?

Une assiette de maatjes ou de sardines fraîches pour se mettre en appétit, puis un filet de bar doré sur peau, épatant avec sa sauce tomate et quelques farfalle. Pour les portions de légumes, dommage que ce soit en supplément.

Belle sélection de petits producteurs en Chardonnay et Sauvignon, vin au verre. Si tous les déjeuners étaient de cette qualité...

 

M. slalome fréquemment dans les eaux troubles de la rue de Laeken et du quartier des quais pour aller assister aux spectacles du KVS.

Passée une haie de péripatéticiennes stationnées quai aux foins (le Hoerkaai) au coin de la rue Van Gaver se trouve un des temples du poisson bruxellois : Beaucoup fish.

La carte décline le poisson en fonction des saisons et des espèces disponibles. La plupart vient des régions maritimes proches, des gambas bio traversent le globe, le caviar est belge.

Le lunch est à 20€, une affaire pour une entrée et un plat de poisson.

Le soir la carte s'étoffe, les cuissons sont parfaites, les accompagnements et sauces goûteuses.

Seul tristesse on ne mange ici qu'en semaine et plutôt tôt, la cuisine ferme à 21h30.

 

Beaucoup Fish
Rue Van Gaver 2
B - 1000 Bruxelles
Tél. 02 218 64 20

Ouvert du lundi au vendredi. Réservation conseillée. Le restaurant ouvre à 18h afin d'accueillir les clients du KVS (Théâtre flamand juste à côté) avant le spectacle. Il propose un "menu théatre", simple et rapide.

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10
octo

Au Grand Forestier, brasserie à Boitsfort

MADAME

MONSIEUR

Mme a de Boitsfort une vision presque idyllique : des bois, des jardins, de l’espace vert. Au Grand Forestier jouit d’une terrasse plein sud, à la lisière de la forêt. Dans cet établissement de la dynastie Niels, tout est en place, les nappes blanches, les tabliers des serveurs, les tables en bois, la cheffe de salle avenante, les œuvres d'artistes belges : Swennen, Reinhoud, Dotremont, Mortier, Mesens.

La nouvelle adresse de cette famille de restaurateurs confirme son talent pour l’art de la brasserie.

Le repas séduit Mme : un duo de solettes de Zeebrugge meunières au raifort (32,25€) plus qu'appétissantes et la mousse au chocolat Callebaut, qui tient ses promesses (9€). Quelques suggestions de saisons et les grands classiques, américain préparé, croquettes de crevettes grises, vol au vent au poulet. La qualité vaut son prix. Une brasserie chic pour un repas cosy.

Lire aussi : Au Vieux Saint Martin, brasserie de la même famille au Sablon.

 

Le Grand Forestier c'est un peu le Vieux Saint Martin à la campagne.

La famille Niels a ouvert un espace très beau à Boitsfort, matériaux nobles, design soigné, tableaux belges entre les étangs du boulevard du Souverain et les premiers arbres de la forêt de Soignes. La terrasse est spacieuse, et comme toujours chauffée en cas de frimas, ce fut un hit de l'été.

Pour la cuisine, la migration champêtre n'a pas eu d'impact sur la carte, si ce n'est une tarification légèrement plus douce qu'au sein de la maison mère. C'est tradi-tradi. Plus aventureux que lors d'un précédent passage, M. s'est laissé tenter par des solettes et un café liégeois. Pour les solettes, le plaisir vient des détails, purée de raifort pour rééquilibrer les goûts, beurre aux algues  pour lustrer les pommes natures. Très bon, simplement. Le café liégeois est aussi d'excellente tenue. Une Chantilly dense chapeaute un café chaud sur glace (un brin croquante). Roboratif, enfantin, régressif, miam.

Un classique immédiat dans le paysage des brasseries bruxelloises, une adresse pour des repas en terrain connu.

Au Grand Forestier
Avenue du Grand Forestier 2
B - 1170 Watermael-Boitsfort

Tél. 02 672 57 79
Réservations possibles à partir de 6 personnes avant 12h30 pour le midi et avant 19h30 pour le soir. Fermé dimanche.

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09
octo

Au Vieux Saint Martin, vieilles traditions

MADAME

MONSIEUR

Mme bulle à Bruxelles en chantonnant Brel, du temps où Bruxelles bruxellait, cette fois dans le quartier historique du Sablon. Elle glisse dans le confort douillet des vitrines de décorateurs, zyeute les dispendieux étalages d’art ancien et contemporains, regarde passer les Porsche d’une terrasse m’as-tu vu, replonge dans la Belgitude bourgeoise et ses plats emblématiques, comme le sacro-saint américain du Vieux Saint Martin.

Que vaut vraiment la cuisine de ce restaurant fétiche des touristes ? Si l’amie new-yorkaise (Jennifer, foodie globe-trotteuse) ne manque jamais une virée au Vieux Saint Martin quand elle visite la capitale, c’est que le lieu a son charme. Banquettes douillettes, service impeccable (on a rarement vu plus attentionné dans la capitale), tableaux d'artistes belges aux cimaises.

Une brasserie de qualité, des produits du cru, une carte qui ne varie quasi pas. Mme a croqué un gentil toast cannibale (à l’américain) et n’a pas su terminer un succulent fish and chips parfaitement réalisé. La dame blanche est irréprochable avec son chocolat Callebaut et sa crème vanille maison. Tout est propre, tout est bon.

Mme invitera Bon papa dans cet établissement pour son anniversaire : il ne sera pas déçu.

 

M. aime les maisons qui ont l'orgueil de l'histoire, mais certaines perdent le sens du présent.

Présent, cadeau, à l'écoute, voire à disposition, les sens sont nombreux et les nôtres restent un peu en manque des propositions qui sont faites au Vieux Saint Martin.

La maison s'enorgueillit d'avoir été fondée par le fils de l'inventeur de l'américain. Rien de moins. Le ciment philosophal de la cuisine de chez nous, entre la croquette de crevettes et le waterzooi. La belgitude incarnée en viande hachée crue et sauce relevée.

Si M. Niels inventa le filet américain en 1926 ses héritiers le servent comme un plat de cantine, le cellophane en moins. Sans decorum, sur une assiette à entrée, une platée d'américain lutte pour garder sa place entre un monticule de frites et quelques végétaux vinaigrés. 24€.

On ne triture rien, on ingurgite, ça n'a aucune mâche (ce n'est pas un tartare, c'est haché mécanique), c'est épicé (très sauce américaine), si bien que c'est tellement un standard qu'évidement cela manque d'intérêt. Sinon d'avoir mangé un américain historique. Si les frites sont maison, elles croquent, plus proches des allumettes que des pommes Pont-Neuf, mais c'est une question de goût.

M. n'était donc pas bluffé par une assiette en contradiction avec le lieu, beau, tables promiscues et Alechinsky aux cimaises, travaillé en somme.

Les croquettes de crevettes font faire moins de chichis, il faut dire que la simplicité leur sied. Deux pièces, du citron, une avalanche de persil frit, 17.25€

Les vins au verre en plusieurs terroirs permettent d'adapter la consommation aux goûts de chacun.

Les prix tapent vers le haut, c'est le Sablon, ça joue sur la silver economy, pour faire dans la litote business.

Un lieu pour initier des étrangers à la cuisine de tradition du pays ou pour faire plaisir à un aîné en lui faisant goûter une comfort food populaire tarifée luxe.

 

Au Vieux Saint Martin
Place du Grand Sablon 38
B - 1000 Bruxelles
Tél. 02 512 64 76

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21
sept

Les Tables perlées Bru

MADAME

MONSIEUR

Mme n'a jamais dîné dans une serre à la lumière de bougies. Dans le jardin d'une demeure fin de siècle se dressait une table perlée. Une trentaine de convives avait réservé le couvert sans se connaître.

La lumière de septembre, douce et orangée tombe sur la plaine de Hoeilaart. Les près et les jardins dégagent un parfum de fraîcheur et de fin d'été, propice aux festivités champêtres. "Botanique chic", telle sera l'ambiance.

Un dîner surprise est servi par une brigade en tablier noir, de bon coeur, après le champagne Laurent Perrier. Tout le monde échange ses impressions sur les plats qui mettent en avant le carpaccio, les légumes et l'agneau, on fait connaissance avec son voisin de table, on trinque. La soirée pétille, l'initiative s'avère réussie.

Bru proposait, à cheval sur été et automne, quatre événements, sous le nom des Tables perlées.

Quatre lieux éphémères accueillent des dîneurs, dans une ambiance particulière. Nous avons eu la chance de participer au repas organisé dans une serre à Hoeilaert.

Au pied d'un manoir surplombant légèrement la vallée et le coeur du village une table était dressée au coeur d'une ancienne serre, galbée, trapue, éclairée à la bougie. Des plaids pour les frileux, une soupe de châtaignes et saint Jacques, un ceviche de bar à l'orange sanguine et fenouil, un agneau bardé de feuilles de nori, légumes de saison. Du champagne et des vins plaisants facilitent la conversation avec ses voisins de table.

Un très bon moment.

Reste la session d'Octobre, à Liège. Dans une église, les 8 et 9 octobre 2015.

Ca titille les envies de M.

Les tables perlées à réserver sur le site de Bru.

Tarif de la soirée : 45€ par convive, boissons comprises.

Le manoir dont nous parlons est aussi une chambre d'hôtes : Le deuxième étage.

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