12
avri

Festival The Fork jusqu'au 24 avril 2016

 

Le printemps pointe le bout de son nez. Enfin pouvons nous sortir du tunnel hivernal terrifiant et sanglant qui nous a fait déserter les restaurants et terrasses. Cette action devrait aider les restaurateurs bruxellois à retrouver la fréquentation qu'ils méritent.

Pour motiver chacun à profiter des belles tables de la Capitale, The Fork réitère son Festival. Plus de 150 chefs de Bruxelles et alentour proposent des menus spéciaux à prix planchers ou consentent 50% de rabais sur l'addition hors boisson. Certains sont très connus et cotés au Gault&Millau: Le Chalet de la Forêt, Seagrill, La Villa Lorraine, Le Coriandre, Bouchéry, San Daniele...

Notre coup de cœur du printemps
Au rang des grandes tables rendues accessibles, on pointera le sublime restaurant gastronomique de David Martin, La Paix (photo) qui propose un menu 6 services en lunch pour 70€ ou Bozar qui propose 3 services et coupe de Champagne pour 39€. Et de nombreuses tables à -50%.

Profitez-en sur www.thefork.be ou via l'application sur smartphone pour réserver votre table à prix réduit, en quelques clics.

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06
mars

Laure Genonceaux ouvre le restaurant Brinz’l à Uccle

MADAME

MONSIEUR

Mme se demandait ce qu’il adviendrait de cette fameuse enseigne uccloise, rue des Carmélites, au numéro 93. Après que d’illustres chefs y ont éclos, Christophe Hardiquest avec Bon Bon puis Stefan Jacob chez Vadouvent, on attendait la relève. C’est une femme, Laure Genonceaux, qui reprend l’espace. Son restaurant est à son image, chaleureux, bien trempé : il s'appelle Brinz’l (ou brinzelle : "aubergine" en créole) du nom d’une croquette dorée fourrée à l’aubergine, que l’on sert sur l’ile Maurice et qui nous a été présentée en amuse-bouche. Belle entrée en matière.

Belge, d’origine mauricienne par sa mère, Laure a plus d’une épice dans son sac. Et de l’expérience, puisqu’elle vient, justement, de chez Bon Bon. Ses mises en bouche osent la lente progression vers le bouquet d’étincelles, la gradation des échelles restant néanmoins accessible.

Mme adore ses sauces, dans lesquelle on trempe les gambas (servies avec une purée de patate douce et des légumes crus au curry) et la généreuse béarnaise, qui accompagne un tendre bœuf Holstein mâturé vingt jours. Ses petits navets glacés, fondants, ses légumes croquants, tout claque. Enfin, pourquoi se priver de dessert, si vous savez qu’ils sont irrésistibles? Mme a cédé sous l’appel du Paris-Brest, sa spécialité, servi en trois pièces, crémeux,  copieux. 

M. a suivi Mme dans ses envies de retourner rue des Carmélites, 93. Ce restaurant de coin à Uccle porte chance à ses exploitants. Pour l'instant Brinz'l suscite des curiosités, la presse en parle, les Ucclois se pressent. Le menu 3 services du marché est à 50€ (il était à 45€ en février), on peut aussi piocher dans une carte qui propose des choix éclectiques sans être pléthoriques, on est dans la diversité du fait maison, contrôlée, juste. 

Ravioles crevettes grises / bisque vadouvan, en entrée. Croustillant de lotte / jambon ibérique / beurre aux herbes pour plat. Un baba en dessert.

Un vin coup de cœur est mis en avant et offre au juste prix des surprises agréables.

C'est bon, c'est bien fait, l'endroit rappelle d'excellents souvenirs, les tables étant proches on peut nouer des contacts avec ses voisins et faire connaissance, il y a décidément une belle énergie dans ce lieu. Gustativement, M. espérait un peu plus de personnalité dans la cuisine de Laure Genonceaux, des goûts plus tranchants, plus exotiques. Sa cuisine est fine, d'inspiration classique avec un traitement actuel. Il n'y a pas de parti pris "mode" si ce n'est la qualité et c'est tant mieux !

Laure Genonceaux donne un Atelier culinaire chez Mmmmh dimanche 13 mars 2016, de 18h à 20h30 à Bruxelles.

Restaurant Brinz'l
Rue des carmélites, 93
B - 1180 Bruxelles
Tél. +32 (0) 2 218 23 32
brinzlrestaurant@gmail.com

Découvrez notre portrait de Laure Genonceaux et sa recette signature : le rougail

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Mise à jour du 12 septembre 2017 : Laure Genonceaux est élue Lady Chef 2017 et nous publions une interview sous forme de portrait de la cheffe

 

02
janv

Best of chefs 2015 : Bonne année !

 

C'était un plaisir de partager nos coups de cœur gourmands et restaurants préférés avec vous sur www.madamemonsieur.be.

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Rétrospective en résumé :
Février: Isabelle Arpin règne chez Alexandre (et obtient 1 étoile en décembre)
Juin : Coup de foudre pour le chef qui patine les goûts, Guillaume Monjuré. Il va déménager son restaurant Palégrié dans le Vercors cet hiver
Août : Martin Volkaerts nous épate à l’Amandier à Genval
Septembre : week-end chez le chef Eric Guérin au jardin des plumes à Giverny, un paradis
Septembre : Stéphanie Thunus (Au gré du vent) marque l'atelier Nespresso de sa touche d'éclat. Vivement qu'elle ouvre ses chambres d'hôtes à Seneffe !
Octobre : Eblouissements chez Pascal Devalkeneer au Chalet de la forêt, doté du nouveau sommelier César Roman (ancien Comme chez soi) et d'un potager bio
Octobre : San Degeimbre ouvre San à Bruxelles et anoblit le bol
Novembre : Coup de foudre pour la cuisine végétarienne de Nicolas Decloedt @ Humus Botanical gastronomy
Décembre : Jean-Philippe Watteyne nous fait fondre comme son cochon cuit à basse température aux Nocturnes du Sablon...

A tous, nous souhaitons une année riche en découvertes et en saveurs !

Notre Best of des chefs 2015 est aussi sur Instagram.

 

29
nove

Beijingya, le restaurant chinois, ses tripes et ses oeufs de 100 ans

MADAME

MONSIEUR

Mme a évolué, depuis l’époque où, enfant, elle refusait d’aller au resto chinois, par peur de revivre le choc allergique au glutamate (nausées, rougeurs, indigestions, évanouissements). En furetant les rues de Bruxelles, on trouve encore des gargotes authentiques, qui ne noient pas les plats dans le glutamate. Chez Beijingya, on croise des Chinois heureux. La carte est vaste.

Elle n'en retiendra qu’un plat, ébouriffant : le Pídàn (l’œuf de cent ans) au tofu soyeux. Du temps où elle reniflait avec dégoût la jarre aux œufs de cent ans exposée dans le supermarché chinois Sun Wa qu’elle arpentait avec bonheur (devenu le Kam Yuen, Rue de la Vierge Noire 2), elle n’aurait jamais osé goûter cette chose. Quel met délicat !

En réalité, l’œuf de cent ans n’a que quelques semaines (100 jours max) et il est "pourri" avec un degré de raffinement élevé : conservé dans de la boue mélangée à du riz non décortiqué, de la cendre, des aiguilles de pin, des feuilles de thé et du sel. Sur l’assiette, le jaune devenu vert-noir, donne une sorte de crème au goût soutenu, et le blanc transparent se fait discret, comme l’umami. Servi avec un tofu soyeux qui évoque la texture du flan sans le sucre, c’est merveilleux, contrasté par une brunoise de légumes croquants, de gingembre et de piments, dans une sauce de soja et vinaigre.

Mise à jour du 29 novembre 2015: Mme et M. sont retournés plusieurs fois dans ce resto. La dernière, accompagnés de compères plus qu'éclairés, Carlo, le duo de la cuisineaquatremains et Myriam, ils ont fait un festin de plats à base de tripes. Une merveille !

M. aime la cuisine chinoise. Pas celle des menus tout frit ou tout glutamate, mais la cuisine aventureuse, hors des sentiers battus, des clichés de la Grande Muraille.

A quelques encablures du nouvel an chinois, nous avons poussé la porte du Beijingya, une adresse du centre ville.

Nos coups de cœur, le tofu soyeux aux œufs de cent ans, le feuillet de bœuf au gingembre, les gâteaux au radis, la côte de porc sauce piquante et le canard laqué à la pékinoise.

Du goût, de belles portions, des sauces relevées (quand ça pique ça pique) et le tout pour un prix modique.

Il y a aussi une spécialité de canard laqué, de la méduse et des vins abordables.

Le cadre est simple, le service poli sans être chaleureux, on n'est pas là pour devenir amis, on mange, on refuse du monde. 

A la commande du feuillet de bœuf la serveuse indique sont ventre et nous dit "Tripes, tripes", gentille attention nous rappelant que la feuillet est une des 4 parties d'un estomac de bœuf.

Une belle adresse pour manger autre chose qu'un porc sauce aigre-douce et pourtant se faire plaisir.

Restaurant Beijingya
Rue Melsens, 8
B - 1000 Bruxelles
Tél - 02 514 36 88

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