28
sept

MONI Cantina Gastronomica, le petit coin où aller

MADAME

MONSIEUR

Mme ne manque jamais de découvrir un restaurant italien, surtout si la cuisine provient du sud: les Pouilles. Une région qu’elle affectionne.

D’après l’aimable patronne, qui a épousé un chef des Pouilles, Moni veut dire “ici et maintenant ». L’enseigne donne le ton. Ce restaurant d’angle, doté d’une étroite terrasse (quelques tables vite remplies en septembre, sur le trottoir) vend aussi des produits du sud : huiles d’olives, pâtes, vins.

Parmi les antipasti, on choisit l'assiette de charcuteries italiennes, artichaut braisé, et une purée « jardinière de légumes » (délicieux mélange de poivrons, oignons, courgette et vinaigre) (20€ pour 2). Comme primi piatti, Mme a aimé les strozzapreti (de petites pâtes roulées sur elles-mêmes) saucisses, bettes et cacio ricotta (15 €). Pour le prix, elle se dit qu’elle aurait pu prendre un dessert, comme le soufflé glacé, gingembre, coulis de fruits rouges (7 €)  Mais elle n’avait plus faim. Accueil chaleureux, salle lumineuse, déco épurée, assiette bien faite, voilà donc un italien à se refiler entre amis.

M. aime la cuisine italienne. Il l'a déjà beaucoup dit. Les Pouilles inspirent le chef, il en vient, sa femme au service promène ce sourire calorifique des Italiens du Nord de l'Europe.

La salle est petite, certaines tables se partagent, d'autres permettent de dîner en tête-à-tête.

Dans l'assiette des antipasti à partager, les légumes sont superbes, parfois réduits en purée et vinaigrés, les charcuteries ou le pain sont bons.

Pour suivre un poulpe à la pignata (19 €). Superbe assiette roborative, un poulpe entier cuit fondant, avec une sauce qui rappelle la bisque, des aubergines et des pommes de terre cuites entières. On écrase les pommes de terre pour les imbiber de sauce et sur sa fourchette se petit monticule de purée minute se complète avec une tranche de tentacule et une feuille de basilic. Mamma mia !

Un seul regret, ne pas avoir gardé "une place" pour oser les desserts qui passaient sous nos yeux sans que l'appétit ne puisse suivre. Fraises, flans, crèmes, biscotti, tout semblait à croquer. Il faudra revenir !

MONI Cantina Gastronomica

Avenue Ducpétiaux 35
B - 1060 Bruxelles
Tél. 02/430.25.08

Photo : Avant de succomber devant le poulpe, Monsieur rugit de plaisir en buvant un Spritz

moins de 75 euros,moins de 100€,bruxelles,resto,restaurant,italien,pas cher

moins de 75 euros,moins de 100€,bruxelles,resto,restaurant,italien,pas cher

moins de 75 euros,moins de 100€,bruxelles,resto,restaurant,italien,pas cher

 

08
sept

Peck 20, le brunch café qui revisite les œufs Bénédicte

MADAME

MONSIEUR

Mme  brunche le week-end, pour prolonger le plaisir de la grasse matinée et de mélanger sucré-salé, en lisant Le Monde au café.
Cappuccino, jus frais (épinards, pomme et fenouil), smoothies, salades… Chez Peck20, elle a succombé au concept all day brunch et à ses imparables eggs Benedict.

A la base, il s’agit d’un œuf poché, servi sur deux moitiés de muffin, recouvert d'une tranche de jambon, bacon ou de saumon et nappé de sauce hollandaise.
Mais qu’est-ce que Bénédicte vient faire là ? Si le Larousse gastronomique n’en parle pas, c’est de l’autre côté de l’Atlantique qu’il faut chercher : les œufs Benedict auraient été créés au 19e siècle à New York, soit au Delmonico's dans les années 30, soit au Waldorf Hotel en 1892. On hésite sur l’inventeur de l’œuf benedict : M. et Mme LeGrand Benedict l'auraient commandé en premier. Ou alors le fantasque Lemuel Benedict aurait demandé “des toasts beurrés, du bacon, deux œufs pochés et une sauce hollandaise pour soigner son hang over.

Peu importe, le plat est devenu emblématique du new-york chic, tout autant que le brunch. En 1895, l’écrivain Guy Beringer publie une ode à l’art du brunch, "gai et sociable, parfait remède contre la gueule de bois". Voilà qui est dit.

Alors, chez Peck 20, comment sont-ils ? Magnifiques ! Deux eggs benedict servis avec du bacon (ou du saumon fumé) sur une fine gaufre et avec une sauce piquante, du chorizo maison et du fromage de chèvre crémeux. Onctueux et légèrement relevé, cette tuerie se nomme Peck' s spécial (12€).

Enfin, le sandwich Cubano (11€), tout aussi  copieux est composé de porc mariné aux agrumes sous vide à 90 degrés. Bien aussi, le smoothie  Bowl Brazilian blasé (8€): baies d’açai,  orange, banane et granola maison.

Peck 20 c'est un chouette spot pour les longues "aventures" shopping dans le haut de la ville. On peut y manger des oeufs, des tartines, et y boire des limonades et des jus de fruit frais après l'heure habituelle des petits-déjeuners. C'est brunch à toutes heures en somme.

Des vins et des bières choisies, des gâteaux roboratifs, une déco récup' graphique. Le resto dispose d'une terrasse les beaux jours, sur l'avenue piétonnière.

Pour le tête-à-tête romantique on a tout intérêt à se lover au fond de la salle à droite, près du bar, la devanture et la terrasse étant plus propices à du posage qu'aux confidences.

Pour l'assiette M. a succombé aux œufs Bénédicte, deux muffins, deux oeufs mollets, de la sauce mousseuse (un brin relevée miam miam) et du bacon grillé. Une salade, une bière de la brasserie de la Senne, Merci, bonsoir on peut aller se promener dans le goulet, M. est d'attaque.

 

 

Peck20
Rue Jourdan 20
B - 1060 Saint-Gilles
Ouvert de 7h30 à 22h, pas de réservation.

peck20-brunch-bruxelles.jpg

resto, moins de 20 euros, moins de 50 euros, moins de 15 euros, brunch, petit dejeuner, bruxelles, coup de coeur

resto, moins de 20 euros, moins de 50 euros, moins de 15 euros, brunch, petit dejeuner, bruxelles, coup de coeur

 

 

 

01
juin

The place to eat cet été: Rooftop58, terrasse gastronomique

 

 

Malgré la pluie, le vent, les grèves, les tunnels fermés et l’accès difficile à cause du piétonnier à Bruxelles… Madame voulait grimper (sans Monsieur, très occupé) au 10e étage du fameux Parking 58, à l’architecture remarquable datant de 1955 (peu avant l’Exposition Universelle) avant qu’il ne soit détruit.

Que s’y passe-t-il ?
Le chef préféré de Madame y propose de déguster délicieux bols remplis de ses secrets gastronomiques : San Degeimbre (de l’Air du Temps à Liernu et San à Bruxelles, Sacré Chef de l’Année 2016 par Gault&Millau et 2 étoiles Michelin) est le créateur du menu à déguster sur ce toit Roof58.
Si le temps est maussade, on se réfugie sous la serre. Sinon, on s’assoit au jardin, et l’on contemple la vue époustouflante à à 360°sur les tours et les toits de Bruxelles.

rooftop58, bruxelles, panorama, resto, popup, sandegeimbre, bols, terrasse, placetobe

Sprouttobebrussels !
Car oui, Bruxelles sait vivre, on-ne-va-pas-tuer-notre-joie-de-vivre et nous sommes #sprouttobebrussels ;-)

Menu : 49,5 € pour 4 bols :
Tartare de veau au couteau - coques – galanga
Asperges vertes  - œuf- tapioca - pousses de printemps
Lieu jaune – petit pois – curcuma
Crème de fromage frais et fraises - sorbet céleri – chocolat (le bol préféré de Madame, voir photo infra)

Infos
L’orangerie du ROOFTOP58 est ouverte au public du lundi au vendredi MIDI – les soirs étant réservés aux évènements corporate. Du 1er juin au 30 septembre sur le toit du Parking 58, 1 rue de l’évêque à 1000 Bruxelles. Parking payant sur place Tel : 0479 / 511. 765
www.rooftop58.be

rooftop58, bruxelles, panorama, resto, popup, sandegeimbre, bols, terrasse, placetobe

rooftop58, bruxelles, panorama, resto, popup, sandegeimbre, bols, terrasse, placetobe

30
mai

Stirwen restaurant bruxellois

MADAME

MONSIEUR

Mme s'émerveille d'avoir le cœur qui bat soudain plus vite, la fourchette suspendue à la lèvre, la glotte muette d'admiration : c'est l'effet d'un plat composé d'asperges vertes (de chez Longlune à Jurbise) épaisses, parfaitement cuites, dialoguant avec trois huîtres (creuses Tatihou, Ste-Maure de Touraine) deux crues, une pochée, une sauce au beurre blanc, quelques grains de crumble de noisettes pour le croquant et de l'avocat grillé. Dans ce moment de grâce s’équilibrent et se renvoient les saveurs, au final l'huître est sublimée par la minéralité d'un Montlouis-sur-Loire (Franck Breton, Les Caillasses, 2014, 41 euros) aux notes de pomme, typique du Chenin blanc.

Pour l'avant et l'après, elle se souvient de mises en bouches titillantes, mousse de burrata, anguille fumée,  pesto  frais de basilic, fleur sel puis un velouté de carotte, chorizo, amande et abricot. D'un tendre veau élevé sous la mère, du pays de Chimay, cuit en basse température, légumes
printaniers.

Et d'un adorable Gâteau de Gènes, aux pistaches, couronné de fraises, de pépites de chocolat blanc et de basilic, caressé par un vin blanc doux, à l'acidité surprenante, Rueda, Apasionado de José Pariente 2013.

Et l'ambiance? Classique. Une palette de grège, de gris perle, de beige, des nappes blanches, un escalier stylé.

 Le coup de cœur de la saison ?

 

PS: Cher papa, la prochaine fois je t'y emmène : ils ont une vraie Dame Blanche à la carte !

M. trouve au quartier Jourdan des airs de place de village. Pas quand la place est éventrée pour travaux, mais bien quand le marché dominical y prend ses aises, ou que l'on y va pour déguster une frite en terrasse. Dans les rues alentour, quelques bonnes tables font la nique au fritkot en marbre de la place et cela permet à chacun d'y trouver son plaisir selon ses envies et la taille de sa bourse.

Du côté des restaurants gastronomiques, le Stirwen est une table à visiter. Axé sur le travail des produits de saison, le chef apporte une touche d'inventivité ou un soin et une attention pour les détails qui font de chaque dégustation une surprise; au plaisir gustatif s'ajoutent des questions sur ce qui est proposé à nos appétits.

De belles combinaisons. Un vitello tonato, tout en légèreté d'une sauce servie siphonnée, la viande traitée comme des ravioles, farcies d'une brunoise de tomate et de fromage frais, des mousses de câpres et du formage vieux. Superbe.

Un poisson du marché suit, un lieu rôti sur peau avec un risotto.

Les tables sont un peu proche, ce n'est pas grave si on a la chance d'être en bonne compagnie, c'est un peu gênant si l'on veut se laisser aller aux confidences.

La maison Stirwen a changé de mains et les 2 trentenaires aux commandes ne déméritent en rien, le service est charmant, souriant, la cuisine impeccable. Les portions à la carte roboratives, le menu bien structuré.

Stirwen
Chaussée Saint-Pierre 15-17
B - 1040 Etterbeek
Tél. : 02 640 85 41
Menu découverte 60 € (+ 30€ avec les vins) 4 services.
Menu dégustation 80 € (+ 40 € avec les vins) 6 services.
Ouvert du lundi au vendredi. Fermé le WE.

bruxelles,resto,restaurant,gastronomie,moins de 120 euros,moins de 150 euros,gault&millau,coup de coeur,chef,cuisine belge

bruxelles,resto,restaurant,gastronomie,moins de 120 euros,moins de 150 euros,gault&millau,coup de coeur,chef,cuisine belge

bruxelles,resto,restaurant,gastronomie,moins de 120 euros,moins de 150 euros,gault&millau,coup de coeur,chef,cuisine belge