29
juil

Bouchon à Lyon : Daniel et Denise


MADAME

MONSIEUR

Mme ne fait point partie de ces filles qui pincent le nez devant les tripes, les cochonnailles, les quenelles et les pâtés. Elle aime la ripaille ! Une étape à Lyon, ville de Paul Bocuse et des bouchons traditionnels, ne se refuse pas. Le nom de cette ville fait briller les yeux des amateurs du bien manger à la française.

Au croisement de cultures gastronomiques régionales, la cuisine lyonnaise puise avec bonheur dans les ressources de ses voisins : fromages du Dauphiné, volailles de la Bresse, bœuf du Charolais, vin et écrevisses du Bugey, légumes de la Drôme, fruits de l'Ardèche et du Forez, les vins du Rhône, de la Saône et du Beaujolais. De quoi faire bombance !

Le bouchon ?
C’est un bistrot au parfum d’antan, avec une cuisine simple, savoureuse. La vieille ville en compte une flopée. Attention néanmoins à ne pas se laisser tromper par les offres publicitaires. Un vrai bouchon se mérite ! Celui-ci est tenu par un Meilleur Ouvrier de France (MOF), qui sait ce que qualité veut dire.

Bref, les plats valent le détour et comblent les appétits.

En résumé, Mme a aimé le filet de hareng fumé maison, la volaille de bresse et n'avait plus faim au dessert. Et le pot lyonnais qu'on boit les yeux fermés pour 10 €.

 

M. dans sa quête estivale de la tradition a proposé une étape lyonnaise à Mme au retour d'une brève villégiature cévenole.

Pourquoi lambiner dans les bouchons de Fourvière quand on peut prendre du plaisir dans les bouchons du Vieux Lyon ?

Le choix d'un bouchon lyonnais est un casse-tête. 2 labels existent. Dualité qui ne permet pas de décoder simplement l'authenticité des lieux. C'est que la gastronomie à Lyon c'est la raison première du tourisme. Cela aiguise donc tous les appétits.  

Le plus simple, choisir une enseigne qui bénéficie des 2 labels et qui score bien sur le guide urbain local le Petit Paumé.

Daniel et Denise, enseigne aux mains d'un MOF, Joseph Viola et dont le pâté en croute fût récompensée d'un premier prix mondial en 2009... Voilà qui met en confiance.

Nous avons mangé en fin de service avec un personnel un peu fatigué mais affable, attentif et gentil. La salle avait beaucoup servi, ça sentait un peu la cuisine.

Le pâté en croute vaut sa renommée, les pots lyonnais étaient gouleyants, seul le gras double du tablier du sapeur manquait un peu d'envergure, plus gras et raide que goûtu. M. aurait dû prendre un plat plus estival.

Daniel et Denise
36 rue Tramassac 
F-69005 Lyon 
Tél. +33 (0)4 78 42 24 62 

Fermé dimanche et lundi.
Où dormir à Lyon ? Au Royal Hôtel, fleuron de l’Institut Paul Bocuse.

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26
juil

Mme & M. chez Léon de Bruxelles


MADAME

MONSIEUR

Mme voulait goûter aux moules de la saison, qui viennent d'arriver chez Léon !

Une institution où elle n'osait plus mettre les pieds depuis des lustres, craignant d'être déçue par les foules touristiques. Accueillie par le maître d'hôtel, Monsieur Mario, grand homme fier et élégant, Mme se sent à l'aise. Elle prend place là où Sacha Guitry et Juliette Gréco ont leur nom, à la table du patron.

C'est sûr, les murs de ces 9 maisons accolées les unes aux autres (!) ont de quoi raconter: photos de la dynastie de la famille, des clients célèbres et des menus d'antan où la croquette de crevettes grises était à 2 francs. Zwanze bruxelloise aussi, malgré le flot de gourmands japonais et espagnols attirés par le cachet et l'excellent rapport qualité-prix (on fait la queue dans la rue, nous dit-on, le samedi soir).

Mais Léon, c'est bon. D'abord, les moules parquées, servies avec la sauce dite des pauvres, du nom du vieux quartier des "Marolles" (moutarde, poivre, eau) très bien. Les moules de Zélande peuvent se permettre d'être servies crues, car elles sont certifiées par un vétérinaire. Pure qualité.

Suit une énorme sole grillée, à la chair ferme et délicate, accompagnée de pommes vapeur et de haricots verts extra fins au beurre. Parfait. Enfin, le vin conseillé par Mario, un Pouilly-Fumé Les Duchesses, domaine Laporte, 2011, parfait ce repas.

Mme est contente, elle commande un pain perdu aux fraises, légèrement croustillant et copieux.

L'expérience est bonne, le mythe Léon reste intact. Si Mme a des amis étrangers qui déboulent en tribu, elle n'hésitera pas à les emmener chez Léon. La capacité ? 400 couverts !

 

 

L'été M. n'est plus un hipster. Fini la course aux endroits nouveaux, aux fornostars et aux étoiles. M. aime parcourir sa ville en suivant la foule des touristes pour goûter aux classiques. Il consent dès lors à manger rue des Bouchers mais fait quand même valoir une simple exigence: l'enseigne doit au minimum avoir 120 ans. 

Chez Léon donc !

Bonne pioche pour se faire plaisir avec des moules de Zélande de juillet à mi-avril. Zwanzer avec les serveurs et écouter Monsieur Mario (46 ans de maison et pensionné depuis 2009 mais toujours en salle les mercredi et jeudi) détailler l'histoire du lieu, les secrets de cuisine ou bien l'admirer poser pour les photographes japonais. Et quelle belle moustache !

Si la rue des Dominicains se visite quasi les yeux fermés, la rue des Bouchers comporte toujours son lot de lieux interlopes, mais un contrôle rigoureux des autorités limite le racolage et a fait disparaître les étals à poissons qui annonçaient le mixte de fin de service ou la soupe du lendemain. La tchatche en moins, ces lieux perdent de leur factice superbe et Léon, néons et tabliers verts au vent, à cheval sur les deux artères, vibre comme l’épicentre de l’Îlot Sacré.

Pour l’assiette M. était très très moule. En entrée les parquées sauce Marolles, avec ce petit « trop » de poivre qui met le feu aux papilles une fois qu’elles se sont habituées au vinaigre et à la moutarde. Un crescendo que l’on déguste bien après que la dernière moule crue fût gobée. Si bien que l’on y retourne avec un morceau de pain pour prolonger la sensation et le plaisir. Comme Mme était généreuse, on a partagé aussi une assiette de croquettes de crevettes qui se marient particulièrement bien avec la sauce Marolles. 

En plat, des moules au vin blanc, cuites parfaitement, les légumes et le jus aussi. Des frites, de la mayonnaise en accompagnement. Au final des craquements, des chuintements, des lapements et beaucoup de plaisir.

Si on est en famille, les enfants de moins de 12 ont un menu gratuit et le dimanche, c'est moule à volonté dès 18h30. Et si la tradition était la nouvelle hype ?

Chez Léon
Rue des Bouchers 18
B-1000 Bruxelles
+32 2 511 14 15
welcome@leon1893.com
Ouvert tous les jours de l'année.
Dimanche au jeudi de 11h30 à 23h00 et vendredi et samedi de 11h30 à 23h30.

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07
juil

Menu Food collection chez Illy à Paris

MADAME

MONSIEUR

Mme a déjeuné au nouvel Illy Espressamento Louvre - Opéra à Paris. Dans ce bar à café, le menu Food collection varie tous les trimestres.

Cet été, Mme a goûté :
La salade croquante de Bresaola, pommes vertes, parmesan et vinaigrette de cidre, délicieuse, fraîche et acidulée. La lasagne au bleu de bufflone, tomates cerises et pistache Bronte de Sicile, un régal. Enfin, la pâtisserie Setteveli® de Luigi Biasetto (primée au concours de pâtisserie à Lyon) ainsi que ses adorables petits gateaux I colori (pâte sablée, crème vanille, rose, pistache, chocolat, citron ou noisette...).

Et qui est Luigi Biasetto ? Un chef belgo-italien, élu Meilleur pâtissier du monde en 1997. Avec son frère, Alessandro, ils ont deux enseignes à Bruxelles et une à Padoue.

Pour terminer, Mme a apprécié un Monoarabica Ethiopien, au caractère doux et délicat. Notes fleuries de jasmin, de melon et d’agrumes. Amertume, acidité et douceur s’équilibrent. Parfait.

M. n'était pas convié.


Illy espressamente
3 bars à Paris
Ouverts 7/7
Lunch : 15€ et 30€

café, espresso, Paris, illy, pâtisserie, pâtissier italien

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17
juin

La cabane à huîtres - Paris

MADAME

MONSIEUR

Mme, dans l’huître, voit un monde de symboles. Vivacité, pulpe charnue, rareté.

Flashback en 1985 Welcome To The Pleasuredome. Frankie goes to Hollywood chante The world is my oyster, les filles et les garçons se déhanchent sur des rythmes enivrants de Liverpool. En salle, les cinéphiles découvrent Tampopo. Scandale. Plusieurs scènes torrides célèbrent le sexe et la bonne chère. Volupté. Melle n’oubliera pas celle qui rassemble, sur une plage, une jeune cueilleuse d’huîtres et un gangster habillé de blanc. Sur la musique de Mahler (celle aussi de Mort à Venise) le duo improbable s’invente une cérémonie étrange pour gober le mollusque (extrait vidéo en bas de cette page, pour les curieux). Rideau.

Mam'zelle a 15 ans. Des huîtres, elle va y goûter  malgré l’aspect rebutant, en apprécier la texture, le gout iodé. Un apprentissage au bon âge. Rideau.

Mme a la mémoire joyeuse des premiers émois. Il faut aujourd’hui retrouver les plaisirs simples, le goût du produit pur, non transformé.

A New York, à Paris, à Bruxelles, le bar à huîtres a ses adeptes. Une nouvelle secte, Oyster Maniacs ?

M. avait fort fort fort envie d'aller découvrir La cabane à huîtres au pied de la tour Montparnasse.

C'est monoproduit, circuit-court et ça existe depuis 1999.

Monoproduit : on vous propose ici des huîtres du bassin d'Arcachon, élevées à l'ancienne sur le sable et non pas en poches. En termes de gabarit, ce sont des huîtres creuses n°3. Charnues, pas trop petites, pas trop grosses. Ouverte avec dextérité par une souriante "mousse".

Circuit-court : c'est l'ostréiculteur, Francis, qui possède la cabane et vend donc directement sa production sans intermédiaire. Une formule 12 huîtres, plus une entrée froide au choix (magret, foie gras, saumon fumé) tarifée à 20,5€.

Pour la comparaison on a croisé des "plateaux" de 6 huîtres n°3 à 21,75€ aux abords de la gare du Nord dans des brasseries connues.

1999 : So tonite I'm gonna party like it's nineteen ninety-nine (air connu).

 

Restaurant La Cabane à Huîtres

4, rue Antoine-Bourdelle
Paris (75015)
France
Métro Falguière, Montparnasse - Bienvenüe, Duroc & Edgar Quinet
+33 1 45 49 47 27
Réservation indispensable. Petite terrasse.
Train Bruxelles-Paris à partir de 22 € sur thalys.com !

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