01
nove

Où manger sur le pouce à Saint-Jean-Pied-de-Port ?

MADAME

MONSIEUR

Mme a aimé l'arrière-pays basque, ses collines, ses pics, ses villages aux volets colorés, ses espadrilles, et sa gastronomie. Elle s’est perdue parmi les foules gravissant la colline de Saint-Jean-Pied-de-Port, haut lieu de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.

Joli village, quoique inondé de visiteurs en été, heureusement qu'il y a une enceinte que l’on peut arpenter pour faire le guet entre les collines et respirer.

Café Ttipia

Après la promenade, Mme a eu bien du plaisir à s’attabler sous un platane, en terrasse du Café Ttipia. Un bar à tapas familial, qui fait de bons petits plats, comme la salade de chipirones (12€) copieuse et fraîchement garnie d’oignons et de salade. En plus, les serveurs avaient de l'humour et l'humeur vive.

Une bonne adresse pas chère et accueillante, à adopter les yeux fermés, si l’on craint l’arnaque aux touristes.

Café Ttipia
2 Place Floquet
64220 Saint-Jean-Pied-de-Port
+33 5 59 37 11 96

Café Ttipia

M. a beaucoup apprécié l'ombre des platanes au bord de la rivière, l'ambiance joviale qui émane du bar et qui déborde sur la terrasse. On n'est pas ici dans de la grande cuisine, mais des plats simples, locaux, roboratifs et bien faits.

La terrasse est fort courue. Souvent prise d'assaut par les touristes et les locaux. Mais malgré une joyeuse pagaille, le service suit et l'on mange rapidement des viandes à la plancha (lomo 1€), un axoa plutôt doux, des œufs...

Restaurant du Trinquet


M. s'est initié à la pelote basque dans le trinquet en arrière-salle du restaurant un mercredi matin. Pala, main nue, chistera, toutes les disciplines sont pratiquées.
 
Côté restauration des plats locaux, formule brasserie. De quoi se remettre de ses efforts et rencontrer des passionnés de pelote autour d'un verre.

7 place du Trinquet
64220 Saint-Jean-Pied-de-Port
+33 5 59 37 09 34

pays basque, resto, coup de coeur, pas cher, chipirones

moins de 100 euros,moins de 50 euros,moins de 120 euros,moins de 35 euros

moins de 100 euros,moins de 50 euros,moins de 120 euros,moins de 35 euros

31
octo

La Porte des Indes et son buffet à volonté

MADAME

MONSIEUR

Mme croyait que La Porte des Indes ne changerait jamais. Cette enseigne de l’avenue Louise, née en 1994, a subi diverses modifications, suite à son rachat par le groupe Blue Elephant (10 restos dans le monde).

C'est un immeuble coquet flanqué de portiques en bois, décoré de sculptures, de fontaines, sauf qu’à y regarder de près, à l’étage, la déco "coloniale" a vécu ses heures de gloire. Les salles décorées dans le style Edwardien sont un brin poussiéreuses.

Pour le coup, Mme a cédé au buffet du samedi soir, avec samosas d’agneau et de poulet à la sauce mangue, un chicken lasooni tikka (poulet, ail, sauce menthe, ou encore un dal (lentilles au curry) et une légère sauce au yaourt. Pour suivre, plusieurs plats chauds, dont un poulet tandoori, un vindaloo piquant, un biryani, un roganjosh (agneau du curry) et la délicieuse salade raita Raita (yaourt au cumin, concombres, tomates et onions). Table de desserts frais et variés.

Le chef exécutif Mehernosh Mody (basé à Londres) se targue d’avoir voyagé plusieurs mois dans le sud de l’Inde pour établir une carte aux parfums de Pondichéry, avec des accents créole, tamil et français, du fait de l’ancienne colonie.

Prochain défi : comparer avec le buffet du Palais des Indes, à quelques pas de là. Puis s'envoler pour Londres et Pondichéry !

M. a un doute ontologique à fréquenter les all-you-can-eat. Soit on souffre du porte-feuille, soit du ventre, au pire des deux.

L'idée du buffet n'est pas le fond du problème, avoir le choix, pouvoir hésiter, goûter, y revenir, avoir l'occasion de tester ce qu'à la carte on ne prendrait pas le risque de commander, voilà des arguments pour oser l'expérience. C'est le plaisir du buffet d'hôtel, du brunch, des mariages...

Mais comment sortir du "en ai-je pour mon argent ?"

Le all-you-can-eat se doit d'être un exercice de contrôle, d'ascèse. Il faut réfréner la gloutonnerie, le gaspillage, éviter la bacchanale, ne pas charger la mule, y revenir souvent, manger de nombreuses fois avec parcimonie pour approcher tous les plats, toutes les entrées, tous les desserts.

Alors oui, l'expérience vaut son prix et il n'y aucun gâchis scandaleux. Un équilibre souvent difficile, si la cuisine ne tient pas ses promesses.

La porte des Indes ? Rien de renversant, c'est frais, bon, fait maison mais cela reste de la cuisine familiale. Le service est rempli d'attention pour qui sait prendre le temps de la rencontre et des habitudes d'une culture différente.

Les currys sont bons, chaud en épices sans être brûlants. Les desserts offrent aussi une belle diversité.

La Porte des Indes
Av. Louise 455
B - 1050 Bruxelles

Buffet jeudi et samedi soir (40 €)
Menus, €43, €58.

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29
octo

Les Brigittines, tradition bruxelloise créative


MADAME

MONSIEUR

Mme, avant de l’applaudir, croise le chef à l’entrée des Brigittines, tout sourire, papotant avec des hôtes par l’odeur alléchés. D’emblée, elle a envie de franchir le pas de la porte de ce noble établissement des Marolles, vanté par ses aînés. La bonne humeur du chef se retrouve dans l’assiette, mâtinée de savoir-faire et d’inspiration.

Si fallait n’en choisir qu’un, ce serait ce plat typiquement bruxellois (Zenne pot, "le pot de la Senne", la rivière qui coule sous les pavés de la capitale) qui vous tapisse le palais, et dure, dure, si longtemps en bouche, qu’on en débat encore avec Monsieur, de l’équilibre entre gras et acidité, fraîcheur, iode et fumé. Le Zenne pot, c’est mortel. Mme devrait rejoindre l’Ordre du bloempanch !

Sans oublier ce qui suit, la volaille fermière cuite pochée au vin jaune, ponctuée de douces câpres. On vous la sert en deux ou trois temps, vu le volume de l'oiseau.

Trop de bonnes choses, aux Brigittines. L’esprit bruegelien du quartier survivra. En guise de pèlerinage ou de promenade digestive, faites donc un saut en face, à l’église de la Chapelle (photo) où le grand peintre flamand Bruegel (mort en 1569) est enterré.

M. aime les lieux intemporels que l'on espère éternels. Les Brigittines sont de ceux-là. Mais le lustre du lieu, les boiseries, les luminaires surplombants des sculptures romantiques et Art Nouveau ne doivent pas masquer l'importance du travail, de sa précision et de l'immense talent de Dirk Miny, le chef, et de son équipe.

On y déguste une cuisine franco-belge de tradition, mais avec sa propre signature, ses spécificités, du slow food mais pas uniquement et ce goût puissant, ancien, régressif qui s'exprime dans des créations nouvelles. 

Le Zenne pot est de ces entrées, apéritive, jouant du gras, de l'acidité pour faire saliver et lubrifier l'appétit du dîneur. Composé des spécialités qui émaillent le parcours de la Senne ce choux cuit à la geuze, sur lit de bloempanch, émaillé de saucisse sèche et bulots a une superbe longueur en bouche et se marie parfaitement avec la fraicheur et la minéralité du verre de Gros Plant du pays nantais qui l'accompagne.

En plat une suave, souple parfaite joue de veau braisée 4 heures dans la bière Cantillon, légumes et pomme vapeur. Somptueux !  

Restaurant Les Brigittines - Aux Marches de la Chapelle
5 Place de la Chapelle
B- 1000 Bruxelles
Tél. 02 512 68 91

Pour les amoureux de la peinture flamande, notez qu'une Maison Bruegel va voir le jour prochainement.

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08
octo

Ni Neu à San Sebastian, cuisine basque


MADAME

MONSIEUR

Mme est tombée amoureuse de San Sebastian, de l’esprit côtier qui y plane, de l'ambiance des venelles étroites, où l’on picore des pintxos (tapas) sous des banderoles éloquentes : Ici, vous n’êtes ni en France ni en Espagne, mais au pays basque ! Aussi, le dépaysement, croiser des surfeurs sur la baie, se rafraîchir dans le parc au bord de la plage et… réserver une table dans l’une des nombreuses enseignes haut de gamme de cette cité du nord de l’Espagne.

Elle tenait à goûter la cuisine du Basque Andoni Luis Aduriz (considéré comme l’un des 5 grands chefs du monde selon ce classement), ancien acolyte de Ferran Adria dans les années 93-94 (chef de file d’une cuisine expérimentale née en Catalogne). Aduriz possède plusieurs restos, dont l'étoilé Mugaritz et l'enseigne plus accessible, Ni Neu.

Les chefs Espagnols l’ont bien compris, en temps de crise, il faut adapter ses menus, diminuer les prix et proposer plusieurs formules. Ainsi, chez Ni Neu, on ne s’étonne pas que plusieurs tables soient remplies de fratries en culottes courtes. Jubilation !

Au bar, des convives s’emparent d’assiettes de tapas ou s’installent en terrasse, vue sur l’océan. Mme préfère s’asseoir à table à l’ancienne, dans la belle salle noire et prendre le temps du menu Tantak. Un cocktail au cava et fruits rouge - légèrement sucré heureusement - puis une suite de plats réussis.

D’abord, une simplissime salade frisée et tomates cerises avec une purée d’olive bien goûteuse. Un risotto al dente, avec des moules de roche, un espuma d’aïoli. Dieu que c’est bon. C'est technique, c'est fondant, presque émouvant. Ensuite, un agneau tendre, rosé, parfumé, sa sauce de corail, raffinée, des grains de quinoa et un espuma de coriandre qui plonge Mme dans des contrées lointaines où elle savoure. Les affamés lècheront le bol de la vraie mousse au chocolat noir, croquant de noisettes et glace moka…

Et le vin ? Un Vina 65 Verdejo, région de Valladolid. Estupendo !

M. aime de San Sebastian ce qu'il aime des villes balnéaires : la population qui rythme sa journée autour d'un passage à la plage, les promenades et points de vue sur le bord de mer, l'effervescence estivale qui démultiplie les opportunités de loisir, la restauration sur le pouce ou les terrasses mémorables.

Dans ce magma bouillonnant, Mme a déniché une adresse.

Entre les deux plages de la ville, longeant le fleuve, au rez d'un bâtiment modernissime, dédié à la musique et aux arts, le Grand Kursaal de San Sebastian, loge une brasserie-restaurant dont la cuisine est confiée à un grand nom de la gastronomie espagnole. Ni Neu.

Un menu 4 services vin, eau, café compris pour 35,2€ la tête, c'est au vu des propositions dans l'assiette et des portions une superbe affaire.

On peut manger à l'intérieur au frais, ou s'aventurer sur la terrasse et découvrir des cocktails à 3,5€.

On profite de la vue sur le pont du Kursaal (un superbe ouvrage blanc et vert surmonté de lampadaires sphériques), les bâtiments alentours et l'embouchure de l'Urumea Itsasadarra.

En fin de soirée, si vous avez la chance d'y être à la mi-août à l'occasion de la Semana Grande, un feu d'artifice est tiré sur la plage de la Concha qui embrase le ciel de la ville et qui ponctue une superbe soirée qui aura brillé de 1000 feux. 

Ni Neu
Avenida de la Zurriola, 1
20002 Donostia - San Sebastián
Espagne

Tél. 943 00 31 62
www.restaurantenineu.com

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