30
août

La Mamma... l'osteria de choix

MADAME

MONSIEUR

Mme avait, dans un tiroir de sa mémoire, enfoui cette adresse, dont ses amis connaisseurs lui vantent les mérites en chuchotant : surtout ne la divulgue pas. Dilemme : faut-il partager les bonnes adresses  et prendre le risque qu’elles ne soient tout à coup prises d’assaut ? Se taire et faire preuve d'égoïsme ? On lui avait parlé d’une fameuse scarmoza coulante, de pâtes fraîches, dont on ne retient jamais le nom car elles changent souvent (maltagliatti, papardelle, scialatele, strozzapretti...) et de la bonne humeur du patron, Pepino Capezzuto. Trente cinq ans au moins que La Mamma règne sur la Place Saint-Josse et réjouit les amoureux de l’Italie, dont aussi certains hommes politiques (on est à deux pas du quartier européen). Pourtant, pas d’esbroufe dans ce restaurant familial, où les assiettes virevoltent, le vin coule, l’accent du sud chante. Lumière tamisée, petites tables cachées pour les intimes, grande tablée à l'étage (photo).

Que vous soyez calamari, scampi ou carpaccio de poisson, vitello tonnato ou bresaola, vous ne serez pas déçu. Ici, on prend le temps, on savoure. Et Madame rêve de connaître toutes les recettes du chef Maurizio Capezzuto.

 

M. aime les pâtes, les vins italiens et la grappa. M. aime donc la Mamma, restaurant italien du coeur de Saint-Josse.

En entrée une scamorza fumée, fondue sur un coulis de tomates se partage avant d'attaquer les plats de pâtes.

Les suggestions sont au tableau, les pâtes sont d'un al dente d'anthologie, les sauces goûtues, elles ont notre préférence aux viandes (ici pas de pizze).

De belles assiettes, un service prévenant, des habitués, curieux de ce qui se trouve dans votre assiette pour se faire une idée de ce qu'ils pourraient commander, des discussions naissent, l'ambiance est détendue et joviale. Et puis, le sabayon est parfait.

Un restaurant réconfortant comme une Mamma... 

La Mamma
Place Saint-Josse 9
1210 Saint-Josse-ten-Node
T - 02.230.53.00

Fermé dimanche, lundi et samedi midi.

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06
août

Volkaerts père et fils, au restaurant L'amandier à Genval

MADAME

MONSIEUR

Mme aime la cuisine qui sourit. La délicatesse, la gentillesse, la créativité. Martin Volkaerts, 24 ans, est comme ça. Prodige de Top Chef, on le surnomma Ratatouille lors de ses apparitions télévisées. Un minois malicieux, une attitude élégante en toute circonstance : Martin est devenu un WC (Wallon connu). Tombé tout jeune dans les chaudrons magiques de ses parents, Martin a rejoint son père en cuisine à L’Amandier. Après l’Ecole Hôtelière de Namur, le jeune homme se voue au compagnonnage, et passe chez les grandes pointures, Noma, Quique Dacosta, l’Air du Temps, De Pastorale…

L’ambiance est au chuchotement, dans cette maison bourgeoise du Brabant wallon. On peut prendre place près des chefs, père et fils, pour suivre les préparations : la cuisine s’ouvre sur la salle à manger.

Un ballet précis commence, dirigé par Madame Volkaerts. Sur les assiettes, les couleurs contrastent, les textures dialoguent en bouche. Les cuissons sont parfaites. Du début à la fin, on savoure chaque bouchée. Au menu, un sublime bœuf Holstein, chips pommes de terre, encre de seiche, aubergines. Un filet de maigre à l'aneth et aux agrumes. Un rouget trempé dans la farine de blé dur, une minute à la poêle, ça croustille ! arrosé d'un gaspacho tomate et de crème d'avocat. La touche sucrée : un chocolat d’Olivier Molitor (Genval) marié au cuberdon, et une glace aux fruits rouges, acidulée. Du plaisir, de l’allant. On dit que c’est le meilleur restaurant du brabant wallon. Certainement.

M. ignore depuis belle lurette les concours de cuisine télévisés. Il n'avait donc de l'Amandier et de Ratatouille aucune idée préconçue. Il savait qu'un lien existait mais c'est lointain et de toute façon c'est anecdotique.

Il avait plus en mémoire les louanges du Gault-Millau lors de la rénovation du lieu et du renfort du fils aux fourneaux tenus par son père et son oncle.

L'amandier est un lieu convivial tenu depuis près d'un quart de siècle par la famille Volkaerts.

Pour s'y rendre il faut serpenter vers le Lac de Genval. Le restaurant oeuvre dans la gamme des classiques, les présentations sont contemporaines, tout est parfaitement exécuté.

Une excellente adresse pour un repas formel, dans une catégorie de prix raisonnable, ni une affaire, ni le coup de fusil.

La table est élégante, le service soigné et souriant. Les plats sont plein d'une minutie tendance. Les goûts sont donc puissants, chaque point, ombre, vague, tache apportant son lot d'effet et de goût.

Du beau du bon et des portions qui en 5 coups sustentent les convives.

A refaire !

L'Amandier
9, rue de Limalsart
1332 Genval
Tél. 02/6530671

Fermé le samedi midi, le mardi soir, le dimanche soir et  le mercredi.
Menu fleurs, 47 € en harmonie avec nos vins 71 €
Menu fruits, 57 € en harmonie avec nos vins 87 €
Menu quintessence, 72 € en harmonie avec les vins 102 €
Tous les midis en semaine mise en bouche d’ accueil, entrée,plat et dessert à 32 €

 

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09
juil

Le chef qui patine les goûts : Guillaume Monjuré du Palégrié

A force de fréquenter les restaurants, Mme et M. connaissent quantité de chefs dont ils voudraient goûter la cuisine sans avoir toujours le temps de les visiter.

Les inspirations des uns, les références des autres, les amis de tel concours lient les chefs entre eux et ils les recommandent, nous les conseillent. Animation entretenue par les attachés de presse, les créateurs de nouveaux guides, les foodies qui s'évertuent à ce que les tables nouvelles et de qualité ne restent pas des secrets.

La première année de l'ouverture de son Palégrié, Guillaume Monjuré avait connu un sacre en étant distingué comme meilleur cuisinier selon le Fooding (excellent guide en ligne par ailleurs). Mme avait croisé sa sympathique moustache dans les forêts du concours de cuisine sauvage au Knuthenlund Native Cooking Award  en septembre 2014 et rencontré sa partenaire Chrystel Barnier...

 

MADAME

MONSIEUR

Mme est sous le charme d’un chef moustachu. Elle avait tenté d’obtenir une table chez Palégrié l’été dernier, mais il était fermé le samedi. De retour à Lyon en juin, elle a réservé un vendredi soir.

La table zéro, celle qui est accoudée à la cuisine. Aux premières loges, Guillaume Monjuré et son assistante forment un harmonieux duo dans la cuisine minuscule. Les poêles volent, les casseroles s’échangent, les couteaux tailladent, les bras fouettent, et quand un plat est prêt à être envoyé, la main du chef scande d’un coup sec la table de travail. Deux coups. A chaque bouchée, c’est la régalade, la surprise, l’envol. 

Chaque produit a été pensé, travaillé, maturé, rehaussé : des courgettes violon d'Italie, crues dans une crème. Des perches pêchées dans la région, patiemment rincées dans des bassins. De petits artichauts violets au beurre. Une viande tendre, Rouge des prés du centre de la France, avec une cecina, un jambon espagnol puissant. Des asperges ornithogales du Doubs, avec un thé Matcha. Un poisson, la féra. Puis, le chef d'œuvre : une volaille de Bresse, un pickles de noix extraordinaire, vert en bouche, noir dans l’assiette, l’astringence n’a pas encore eu le temps de s’emparer de la noix verte, pas mûre, sans peau.

Soudain, tout s’explique, le cuisinier s’amuse à patiner les goûts. Sa volaille de Bresse a été maturée un mois, sa noix verte mise en pickles un an, le cerfeuil cueilli du jour… Guillaume est un artisan du temps. Il partage sa curiosité envers les produits, ses découvertes, les accords à tenter, son amour de la bière belge, aussi, la Gueuze, le Lambiek…

Vins nature, naturels
Autour des tables papillonne Chrystel Barnier. Douce, franche, inspirée, choisit les vins, naturels, en biodynamie, des crus splendides et accessibles en prix. C’est sur un bateau de croisière qu’elle a rencontré Guillaume et qu’ils ont décidé de prolonger le voyage : Tahiti puis Marrakech (le restaurant français de La Mamounia). Après, le couple a pu acheter le resto à Lyon il y trois ans.

Mme partage sa joie, elle terminera cette glace au poivron rouge, sablé  chocolat, framboise et ces abricots,  glace romarin et céréales d’avoine. Lyon a décidément tant à offrir, que ce soit du côté des classiques, des bouchons ou de la jeune génération.

 

M. n'aime guère suivre des histoires de décapitation à la télévision, à un jet de tram de son hôtel lyonnais, les premiers jours d'une canicule tenace, l'ambiance à Lyon était un peu plombée pour un premier vendredi d'été.

Direction la presqu'île pour une soirée de découvertes et retrouvailles et se changer les idées.

Le Palégrié est un restaurant bistronomique proposant chaque jour une carte nouvelle. Fruit du marché, des envies du chef, de l'évolution de ses recettes et du succès de ses propositions. Une cuisine vive et vivante en phase avec le présent.

Mme et M. décrochent la table zéro. Deux tabourets confortables face au passe de la cuisine, vue imprenable sur le chef et sa commis. L'équipe est minime, le travail exécuté avec un minimum d'apprêt. Le menu du jour à 43€ propose 5 services, le promis juré à 69€ est un menu sans fin, où le client ou le chef jette l'éponge au moment où l'un d'eux n'en peut plus de cuisiner ou de manger (c'est plus souvent le client qui cède...). Nous optons pour le menu du jour, vins au verre au gré des propositions de Chrystel, de belles surprises en perspective.

L'enchaînement des assiettes est un festival de fraîcheur, de délicatesses de surprises.

Des noix vertes en pickels, des perches reposées en eau vive pour minimiser le goût de vase qu'elles pourraient avoir, nos première girolles, des viandes françaises de races confidentielles, des glaces maison.

Si l'assiette est riche, les rencontres en salle ne laissent pas indifférent M. qui a pu parler du renouveau des brasseries en France avec un amateur éclairé, qui connaissait toutes nos références et les jugeait à l'aune d'autres qu'il faudra que nous testions. Une Néerlandaise, qui avait fait la route pour goûter un produit qui n'était plus de saison et qui fût ravie des autres propositions, une excellente humeur régnait en salle et en cuisine, une communion chaleureuse autour du plaisir de partager une belle table et des agapes joviales, bien loin de l'horreur de l'époque et de la folie des hommes.

 Il faut cependant l'annoncer : foncez à Lyon avant l'hiver car Guillaume Monjuré déménagera à Corrençon-en-Vercors en décembre.

Palégrié
8 rue du Palais Grillet
F - 69002 Lyon
Tél:  04 78 92 94 84
 

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 Guillaume Monjuré nous a chuchoté ses bonnes adresses à Lyon :

Le café Mokxa (en bas de la Croix-Rousse) : torréfacteur de cafés fins.
9 boulevard Edmond Michelet
Tél : +33 4 82 91 3024

La cave de Cécile : table gourmande pour le midi.
12 Rue Longue, 69001 Lyon, France
Tél : +33 4 78 27 30 99

O vin d'anges : bonne table, sélection de vins naturel.
2 place Bertone
69004 Lyon
Tél : + 33 9 51 88 20 99

21
juin

Best of des restos avec terrasse à Bruxelles

MADAME

MONSIEUR

Mme refile ses meilleures adresses de restos avec terrasse, idéales pour embrasser une vue, une atmosphère estivale, siroter un cocktail à l’ombre de grands arbres, se rafraîchir en dînant au jardin. Ses adresses (mises à jour en juin 2015) :

Brugmann à Ixelles
Ouvert depuis mai 2015, une adresse pour impressionner son amoureux-se, dans cet ancien hôtel de maître élégant. Cuisine classique (rien d'exceptionnel) une dame blanche impressionnante, 12€) et bar à champagne. Lunch 24 €. La terrasse plein sud est prolongée par le parc de L’Abbé Froidure, avenue Franz Merjay. Av. Brugmann 52-54 - 1190 Bruxelles.

Noï à Linkebeek
Cela fait 20 ans que le Noï tient le haut de l’affiche. sa cuisine thaïlandaise est l’une des meilleures de Bruxelles, légère, parfumée, fraîche… Ce restaurant établi à Linkebeek, dans une ancienne menuiserie, jouit d’une large terrasse ombragée. Menu à partir de 35€. Place Communale, 6, 1630 Linkebeek.

Pin Pon - Bruxelles centre
Super, cette ancienne caserne rénovée donnant sur la place du marché aux puces de Bruxelles ! Ambiance décontractée, bobo, arty. On y boit une bière ou un verre de vin en dégustant des assiettes goûtues.
Notre article détaillé ici. Pin Pon 68 Place du Jeu de Balle, 1000 Bruxelles.

Babdar à St-Gilles
Les petits plats de la cuisinière, qui a travaillé pour le roi du Maroc, font vibrer les sens ! Un grand jardin, des salons intimes dignes des 1001 nuits. L'accueil de Jihad et Maria est adorable. Fermé dimanche et sam. midi.
Babdar, 85 chaussée de Charleroi, 1060 Bruxelles.

Bouchéry à Uccle
Un petit jardin devant la maison, des assiettes fleuries, botaniques. On y dîne divinement bien. Menu gastronomique du chef créatif et en vue. Chaussée d'Alsemberg, 812 A, 1180 Bruxelles. Lire notre article ici.

 

 M. pense que la terrasse est un art de vivre. Certaines, exceptionnelles, méritent que l’on s’y attarde à l’occasion d’un repas gastronomique. D’autres, le temps d’un apéritif, ou d’une tasse de thé, vous donnent la chair de poule, l’envie de marquer un moment clef.

Rouge tomate à Ixelles
On dîne au jardin ou dans la maison de maître majestueuse. Frais et léger, diététique et inspiré. Notre avis sur ce restaurant ici. Av. Louise, 190, 1050 Ixelles.

La Rose blanche - Grand Place
Manger sur la plus belle place du monde ? Comment choisir parmi les restos ? Celui-ci met en avant les traditions bruxelloises : croquettes aux crevettes grises, terrine à la Gueuze, stoemp saucisse, chicons au gratin... Pas un attrape-touriste, mais une maison de qualité. Moins de 15€ le plat. http://www.restaurant-rose-blanche.be/


Resto MIM à Bruxelles
Tombez sous le charme de cet immeuble Art nouveau, les anciens magasins Old England devenus Musée des Instruments. Au sommet, la terrasse du MIM offre un panorama à tomber sur la place Royale, le parc et le Mont des Arts. Ouvert tous les midis sauf lundi. On y va pour le brunch & champagne, 28 €. MIM. Rue Montagne de la Cour 2, 1000 Bruxelles.

Le chalet Robinson à Uccle
Pour y passer l'après-midi sur l'île, au Bois de la Cambre, dépaysant ! Cuisine honnête, cadre superbe.  On prend le bateau pour y accéder. www.chaletrobinson.be

Kameleon Sky - Viage à Bruxelles
La plus vaste terrasse panoramique du bas de Bruxelles se cache au 7e étage du Viage (un casino dans les anciennes Galeries Anspach). Vue plongeante sur les rues du centre et l’hôtel de Ville. Jeux de lumière et effet surprise. Pour siroter un gin tonic entre amis. Kameleon Sky, Anspach Boulevard 30, 1000 Bruxelles.

Le chalet de la Forêt à Uccle
C’est l’un des meilleurs restaurants de Bruxelles, deux étoiles Michelin. Pascal Devalkeneer a créé son univers au milieu du Bois de la Cambre, luxe et volupté, exigence et gastronomie. Lunch 49,50€. Menus 119€, 145€.

 

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