31
octo

La Porte des Indes et son buffet à volonté

MADAME

MONSIEUR

Mme croyait que La Porte des Indes ne changerait jamais. Cette enseigne de l’avenue Louise, née en 1994, a subi diverses modifications, suite à son rachat par le groupe Blue Elephant (10 restos dans le monde).

C'est un immeuble coquet flanqué de portiques en bois, décoré de sculptures, de fontaines, sauf qu’à y regarder de près, à l’étage, la déco "coloniale" a vécu ses heures de gloire. Les salles décorées dans le style Edwardien sont un brin poussiéreuses.

Pour le coup, Mme a cédé au buffet du samedi soir, avec samosas d’agneau et de poulet à la sauce mangue, un chicken lasooni tikka (poulet, ail, sauce menthe, ou encore un dal (lentilles au curry) et une légère sauce au yaourt. Pour suivre, plusieurs plats chauds, dont un poulet tandoori, un vindaloo piquant, un biryani, un roganjosh (agneau du curry) et la délicieuse salade raita Raita (yaourt au cumin, concombres, tomates et onions). Table de desserts frais et variés.

Le chef exécutif Mehernosh Mody (basé à Londres) se targue d’avoir voyagé plusieurs mois dans le sud de l’Inde pour établir une carte aux parfums de Pondichéry, avec des accents créole, tamil et français, du fait de l’ancienne colonie.

Prochain défi : comparer avec le buffet du Palais des Indes, à quelques pas de là. Puis s'envoler pour Londres et Pondichéry !

M. a un doute ontologique à fréquenter les all-you-can-eat. Soit on souffre du porte-feuille, soit du ventre, au pire des deux.

L'idée du buffet n'est pas le fond du problème, avoir le choix, pouvoir hésiter, goûter, y revenir, avoir l'occasion de tester ce qu'à la carte on ne prendrait pas le risque de commander, voilà des arguments pour oser l'expérience. C'est le plaisir du buffet d'hôtel, du brunch, des mariages...

Mais comment sortir du "en ai-je pour mon argent ?"

Le all-you-can-eat se doit d'être un exercice de contrôle, d'ascèse. Il faut réfréner la gloutonnerie, le gaspillage, éviter la bacchanale, ne pas charger la mule, y revenir souvent, manger de nombreuses fois avec parcimonie pour approcher tous les plats, toutes les entrées, tous les desserts.

Alors oui, l'expérience vaut son prix et il n'y aucun gâchis scandaleux. Un équilibre souvent difficile, si la cuisine ne tient pas ses promesses.

La porte des Indes ? Rien de renversant, c'est frais, bon, fait maison mais cela reste de la cuisine familiale. Le service est rempli d'attention pour qui sait prendre le temps de la rencontre et des habitudes d'une culture différente.

Les currys sont bons, chaud en épices sans être brûlants. Les desserts offrent aussi une belle diversité.

La Porte des Indes
Av. Louise 455
B - 1050 Bruxelles

Buffet jeudi et samedi soir (40 €)
Menus, €43, €58.

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29
octo

Les Brigittines, tradition bruxelloise créative


MADAME

MONSIEUR

Mme, avant de l’applaudir, croise le chef à l’entrée des Brigittines, tout sourire, papotant avec des hôtes par l’odeur alléchés. D’emblée, elle a envie de franchir le pas de la porte de ce noble établissement des Marolles, vanté par ses aînés. La bonne humeur du chef se retrouve dans l’assiette, mâtinée de savoir-faire et d’inspiration.

Si fallait n’en choisir qu’un, ce serait ce plat typiquement bruxellois (Zenne pot, "le pot de la Senne", la rivière qui coule sous les pavés de la capitale) qui vous tapisse le palais, et dure, dure, si longtemps en bouche, qu’on en débat encore avec Monsieur, de l’équilibre entre gras et acidité, fraîcheur, iode et fumé. Le Zenne pot, c’est mortel. Mme devrait rejoindre l’Ordre du bloempanch !

Sans oublier ce qui suit, la volaille fermière cuite pochée au vin jaune, ponctuée de douces câpres. On vous la sert en deux ou trois temps, vu le volume de l'oiseau.

Trop de bonnes choses, aux Brigittines. L’esprit bruegelien du quartier survivra. En guise de pèlerinage ou de promenade digestive, faites donc un saut en face, à l’église de la Chapelle (photo) où le grand peintre flamand Bruegel (mort en 1569) est enterré.

M. aime les lieux intemporels que l'on espère éternels. Les Brigittines sont de ceux-là. Mais le lustre du lieu, les boiseries, les luminaires surplombants des sculptures romantiques et Art Nouveau ne doivent pas masquer l'importance du travail, de sa précision et de l'immense talent de Dirk Miny, le chef, et de son équipe.

On y déguste une cuisine franco-belge de tradition, mais avec sa propre signature, ses spécificités, du slow food mais pas uniquement et ce goût puissant, ancien, régressif qui s'exprime dans des créations nouvelles. 

Le Zenne pot est de ces entrées, apéritive, jouant du gras, de l'acidité pour faire saliver et lubrifier l'appétit du dîneur. Composé des spécialités qui émaillent le parcours de la Senne ce choux cuit à la geuze, sur lit de bloempanch, émaillé de saucisse sèche et bulots a une superbe longueur en bouche et se marie parfaitement avec la fraicheur et la minéralité du verre de Gros Plant du pays nantais qui l'accompagne.

En plat une suave, souple parfaite joue de veau braisée 4 heures dans la bière Cantillon, légumes et pomme vapeur. Somptueux !  

Restaurant Les Brigittines - Aux Marches de la Chapelle
5 Place de la Chapelle
B- 1000 Bruxelles
Tél. 02 512 68 91

Pour les amoureux de la peinture flamande, notez qu'une Maison Bruegel va voir le jour prochainement.

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27
octo

San Sebastian, baroque, surf et pintxos

MADAME

MONSIEUR

Mme et San Sebastian, ce fut le coup de foudre. En une journée, cette cité balnéaire au charme Belle Époque a réussi à dévoiler ses atouts, malgré le monde du mois d’aout. Plage, surf, gastronomie, animation des rues, boutiques, parcs verdoyants, tout est là pour que vous passiez un week-end de détente. L’apothéose étant le repas dans un des nombreux spots gastronomiques basques (Voir Ni Neu ici).

Les points forts de Donostia :

Arpenter le Parte Vieja, vieux quartier
Au pied de l'Urgull et entre le port et l'embouchure de l'Urumea, d’étroites venelles piétonnières s’animent et déploient leurs appâts : c’est ici, que Mme a goûté aux joies des bars à pintxos. Les prix varient d’un bar à l’autre ; les plus modernes sont les plus chers. Bâtiments historiques, palais et églises donnent le ton à cette ballade dans la bonne humeur basque.

Prendre un bain de baroque !
Plongez dans la folie du baroque et de ses extrêmes churrigueresques, (du nom de 2 frères architectes)  typiques de l’Espagne, en pénétrant dans la Basilique de Santa María del Coro. Un délire architectural mêlant baroque, éléments gothiques et néoclassiques.

Humer l'iode de l’océan
Une ballade s’impose le long de la Concha, cette baie magnifique, nichée entre deux rochers, les monts Igeldo et Urgull. D’un côté le vieux port aux maisons de pêcheurs colorées, et de l’autre, des immeubles élégants du 19e siècle. On y flâne au marché au poisson, on s’y baigne. Levez la tête, un christ au sommet de la colline l'Urgull vous bénit.


Café et pastelerias
Sur la grande avenue, Mme n’a pas résisté à la vénérable enseigne Oyarzun, glacier et pâtissier. Le service des dames du comptoir, le café, et les irrésistibles mini éclairs (plusieurs parfums). En prime, la terrasse à l’ombre.

M. flâne. Au détour des rues étroites et ombragées, il tombe sur des commerces d'artisanat, des fringues, des bars servant des tapas (mais ici on appelle cela des pintxos (le x se prononçant ch)). La ville vit au rythme de la dureté ou clémence du soleil, le milieu de journée est dédié à la sieste ou au bain. Les commerces restent accessibles selon le volume de chalands qui déambulent tard en soirée.

Olé l'harmonie, Place de la Constitution
Dans le quartier historique, cette place rectangulaire est une ancienne arène, elle arbore encore les numéros des loges sur les façades. Elle offre une belle unité architecturale classique. Vivante, idéale pour prendre un verre ou écouter un des concerts de la Semana Grande.

Nager... molo.
La plage de sable de la Concha est noire de monde. Eau très calme, la baie est protégée par le relief, un port de plaisance y a même pris place. On nage vers les plateformes qui proposent plongeoirs et toboggan. Farniente et sieste quand on sort de l'eau.


Grimper au Mont Igueldo.
Préférez le funiculaire centenaire à la voiture pour grimper découvrir un panorama stupéfiant sur la Concha et la ville. Un parc d’attraction vous attend au sommet, désuet en diable.

Surfer à poil !
La plage Zurriola attire les surfeurs, en raison de ses bonnes vagues. Plus trépidante, plus jeune, c'est aussi une des rares plages naturistes urbaines. De quoi profiter de la nature quelque soit l'occasion. 

Couteaux
De belles lames, des couteaux de berger, des manches en corne, gravés de la croix basque. Il y a pour les amateurs de couteaux mille tentations dans les commerce d'artisanat du centre ville.

Voir aussi :

Où découvrir la gastronomie basque à San Sebastian, pour moins de 35 euros ? Au Restaurant Nineu.

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08
octo

Ni Neu à San Sebastian, cuisine basque


MADAME

MONSIEUR

Mme est tombée amoureuse de San Sebastian, de l’esprit côtier qui y plane, de l'ambiance des venelles étroites, où l’on picore des pintxos (tapas) sous des banderoles éloquentes : Ici, vous n’êtes ni en France ni en Espagne, mais au pays basque ! Aussi, le dépaysement, croiser des surfeurs sur la baie, se rafraîchir dans le parc au bord de la plage et… réserver une table dans l’une des nombreuses enseignes haut de gamme de cette cité du nord de l’Espagne.

Elle tenait à goûter la cuisine du Basque Andoni Luis Aduriz (considéré comme l’un des 5 grands chefs du monde selon ce classement), ancien acolyte de Ferran Adria dans les années 93-94 (chef de file d’une cuisine expérimentale née en Catalogne). Aduriz possède plusieurs restos, dont l'étoilé Mugaritz et l'enseigne plus accessible, Ni Neu.

Les chefs Espagnols l’ont bien compris, en temps de crise, il faut adapter ses menus, diminuer les prix et proposer plusieurs formules. Ainsi, chez Ni Neu, on ne s’étonne pas que plusieurs tables soient remplies de fratries en culottes courtes. Jubilation !

Au bar, des convives s’emparent d’assiettes de tapas ou s’installent en terrasse, vue sur l’océan. Mme préfère s’asseoir à table à l’ancienne, dans la belle salle noire et prendre le temps du menu Tantak. Un cocktail au cava et fruits rouge - légèrement sucré heureusement - puis une suite de plats réussis.

D’abord, une simplissime salade frisée et tomates cerises avec une purée d’olive bien goûteuse. Un risotto al dente, avec des moules de roche, un espuma d’aïoli. Dieu que c’est bon. C'est technique, c'est fondant, presque émouvant. Ensuite, un agneau tendre, rosé, parfumé, sa sauce de corail, raffinée, des grains de quinoa et un espuma de coriandre qui plonge Mme dans des contrées lointaines où elle savoure. Les affamés lècheront le bol de la vraie mousse au chocolat noir, croquant de noisettes et glace moka…

Et le vin ? Un Vina 65 Verdejo, région de Valladolid. Estupendo !

M. aime de San Sebastian ce qu'il aime des villes balnéaires : la population qui rythme sa journée autour d'un passage à la plage, les promenades et points de vue sur le bord de mer, l'effervescence estivale qui démultiplie les opportunités de loisir, la restauration sur le pouce ou les terrasses mémorables.

Dans ce magma bouillonnant, Mme a déniché une adresse.

Entre les deux plages de la ville, longeant le fleuve, au rez d'un bâtiment modernissime, dédié à la musique et aux arts, le Grand Kursaal de San Sebastian, loge une brasserie-restaurant dont la cuisine est confiée à un grand nom de la gastronomie espagnole. Ni Neu.

Un menu 4 services vin, eau, café compris pour 35,2€ la tête, c'est au vu des propositions dans l'assiette et des portions une superbe affaire.

On peut manger à l'intérieur au frais, ou s'aventurer sur la terrasse et découvrir des cocktails à 3,5€.

On profite de la vue sur le pont du Kursaal (un superbe ouvrage blanc et vert surmonté de lampadaires sphériques), les bâtiments alentours et l'embouchure de l'Urumea Itsasadarra.

En fin de soirée, si vous avez la chance d'y être à la mi-août à l'occasion de la Semana Grande, un feu d'artifice est tiré sur la plage de la Concha qui embrase le ciel de la ville et qui ponctue une superbe soirée qui aura brillé de 1000 feux. 

Ni Neu
Avenida de la Zurriola, 1
20002 Donostia - San Sebastián
Espagne

Tél. 943 00 31 62
www.restaurantenineu.com

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